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Du développement durable au bien public. Essai anthropologique sur l'environnement et l'économie
Le Bot Jean-Michel
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747520010
Popularisé par la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (Rio de Janeiro, juin 1992), le " développement durable " est généralement défini comme un nouveau modèle de croissance, respectueux à la fois des intérêts économiques, sociaux et écologiques. Alors que le productivisme caractéristique des sociétés industrielles aurait compromis les capacités de reproduction de la " biosphère ", le concept de développement durable apporterait une solution en définissant les conditions que doit respecter le développement des activités économiques pour ne pas compromettre les grands ajustements d'un milieu naturel dont la reproduction commande toutes les autres. Pourtant, il n'est pas sûr que le concept échappe à l'économisme que René Passet associait très justement au productivisme. Continuant à distinguer le social d'une part et l'économique de l'autre, même si c'est pour chercher à les concilier, le concept de développement durable participe finalement toujours de la " croyance économique " qui isole la " sphère économique ", soit une catégorie particulière de pratiques, de l'ordre social dans lequel toute pratique humaine est immergée. Peut-on se contenter de prétendre concilier trois sphères sans remettre en cause ni même interroger la pertinence de leur séparation préalable ? Ne faut-il pas aller plus loin pour tenter de penser d'une manière radicalement différente les relations de l'homme à la " nature " en réinterrogeant justement la validité de la distinction (trop) commune entre une sphère " économique ", une sphère " sociale " et une sphère " environnementale " ? Telles sont en tous cas les questions que pose l'auteur. Au terme de sa réflexion, il nous invite à ne plus confondre, dans une même " rationalité économique ", l'utilité et l'efficacité de la production avec la légitimité de la satisfaction, sans oublier d'assumer de surcroît la responsabilité d'une histoire - plutôt que d'un " développement " - dont nous sommes toujours les acteurs.
Dans un contexte de forte progression du chômage tout au long des années 1990, les inquiétudes quant à une possible destruction du lien social sont venues occuper le devant de la scène. Elus, agents administratifs, professionnels du travail social, militants associatifs ont été appelés à se mobiliser contre l'exclusion et pour la restauration de ce lien. Pourtant, on ne pouvait manquer de constater, derrière la générosité du propos, les nombreuses hésitations, les tâtonnements et les imprécisions résultant d'une prise en compte plus intuitive que scientifique de ce qui fonde ce fameux lien social. Car, finalement, qu'est-ce que le lien social ? Qu'est-ce qui, fondamentalement, le conditionne ? Certes, depuis son apparition au XIXe siècle, la sociologie s'est attachée à répondre à ces questions en suivant une démarche qu'elle veut scientifique. Pourtant, une question n'a sans doute pas été posée jusqu'ici de façon suffisamment claire. Succédant à des approches qui, à la suite des travaux de Durkheim, envisagent l'homme social comme un produit de la société, la sociologie contemporaine est marquée par ce qu'Alain Touraine a appelé le retour de l'acteur. La réalité sociale et donc entre autres le lien social - est désormais définie comme une "construction historique et quotidienne des acteurs individuels et collectifs". Dans cette nouvelle perspective, le concept d'historicité acquiert une importance toute particulière. Mais si l'on s'accorde là-dessus, il reste encore à expliquer ce qui fait de l'homme un acteur, capable justement d'historicité. C'est précisément ce que cherche à faire le présent ouvrage qui se veut introduction à une sociologie de la personne en montrant comment le lien social - en tant qu'il est humain - se construit nécessairement dialectiquement, dans le dépassement d'une rupture première. Ainsi, d'une façon qui n'est paradoxale qu'en apparence, c'est l'exclusion que l'on trouve au fondement du lien social.
Chaline Olivier ; Kowalski Jean-Marie ; Le Bot Pie
Sea Power : deux mots magiques dans la bouche des historiens et stratèges navals. Mais quelle réalité au temps de la marine à voile ? Revenons au réel fait de vagues et de vents, de jours et de nuits qui usent les vaisseaux et les hommes. On ne déploie pas impunément à la mer une force navale, surtout si celle-ci est importante et que la campagne dure longtemps. Point n'est besoin des combats pour infliger des avaries aux navires et éprouver les hommes. Les flots et le vent suffisent... Au temps de la voile, l'armée navale française commandée en 1781-1783 par le comte de Grasse puis le marquis de Vaudreuil offre un cas d'école. Louis XVI et ses ministres ont envoyé un gros tiers des vaisseaux français de l'autre côté de l'Atlantique pour arracher la victoire sur l'Angleterre, ce qui fut le cas à la Chesapeake et à Yorktown, mais ils ont aussi porté l'outil naval presque jusqu'à son point de rupture. Trop loin, trop fort, trop longtemps ? Sorbonne Université et l'Ecole Navale ont travaillé ensemble pour répondre à cette question toujours d'actualité : comment durer en opérations loin de ses bases sans perdre tout ou partie de son potentiel opérationnel ? L'océan ne se moque-t-il pas de nos prétentions ?
Facebook est devenu le réseau social, même pour ceux qui n'y sont pas et, en quinze ans, l'interface élémentaire de notre monde connecté. C'est une communauté inédite dans l'histoire de l'humanité où se côtoient 2,4 milliards d'individus, un capharnaüm insensé où tous les aspects de la vie sont abordés sans hiérarchie, un panoptique effrayant, un bazar polyglotte multiculturel administré par plus de 30 000 employés répartis à travers le monde, un gisement incommensurable et en perpétuelle expansion de données captées, et un empilement insensé d'actifs financiers dont la capitalisation boursière avoisine les 500 milliards de dollars en 2019. Le modèle économique est simple : la plateforme a engendré une immense régie publicitaire qui a su transformer toutes les données personnelles que ses utilisateurs ont vaguement consenti à lui livrer en informations utiles pour tous types d'annonceurs souhaitant atteindre des populations ciblées. Sans oublier "l'aspiration" par des officines de ces mêmes données dans le but d'influer sur des élections. Mais si tout le monde connaît Facebook, qui connaît vraiment Mark Zuckerberg ? Impossible de dissocier l'architecte de son grand oeuvre. Enquêter sur celui qui a été le plus jeune milliardaire de la planète, c'est tenter de cerner ce qui anime l'un des créateurs emblématiques du "capitalisme de surveillance". Avec l'espoir ténu qu'il n'ait pas engendré un monstre capable, au bout du compte, de détruire nos sociétés démocratiques.
Fernand Sage a vécu les formidables transformations de la société française à travers les grands progrès technologiques et deux guerres mondiales. Avec le regard de Jean Le Bot, il nous devient familier tant les diverses anecdotes, demeurées 60 ans après intactes dans la mémoire de l'auteur, semblent avoir eu lieu hier. Du bassin d'Arcachon au Havre de Rothéneuf, en passant par Verdun, Hédé, Paramé et Saint-Malo, ce témoignage offre de nombreuses images de la France d'autrefois.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.