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Macron à l'épreuve de Gustave Le Bon (1841-1931)
Le Bon Gustave ; Coatrieux Jean-Louis ; Kerbaol Mi
PART COMMUNE
8,90 €
Épuisé
EAN :9782844183675
Pourquoi ce titre "Macron à l'épreuve de Gustave Le Bon" ? Tout simplement parce que Le Bon interpelle avec force les politiques et s'il était de notre temps, , il n'hésiterait pas à s'adresser au premier d'entre eux, le Président, et à son parti. Les portraits peu flatteurs de Le Bon au sujet des gouvernants vont-ils s'appliquer à La République en Marche ? Ses critiques sur le monde de la finance, sur l'accumulation des lois restreignant les libertés n'auront-elles aucun effet ? Le Bon disait dans "Hier et demain", "une des plus dangereuses habitudes des hommes politiques médiocres est de promettre ce qu'ils savent ne pouvoir tenir" et dans "Les incertitudes du temps présent", "c'est s'illusionner sur les hommes d'Etat que s'imaginer qu'ils apporteront dans leurs actes l'énergie manifestée dans leurs discours." Les débats récents, et sans doute encore à venir, sur l'éducation (comme l'utilité du latin et du grec mais aussi la réforme du baccalauréat ou encore l'émancipation des femmes) méritent d'être examinés à l'aune des arguments de Le Bon. Autant donc mettre dès aujourd'hui la politique de Macron à l'épreuve de Gustave Le Bon.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
L'âge est passé où les dieux conduisaient l'histoire. La providence bienveillante qui guidait nos pas incertains et réparait nos erreurs, s'est évanouie sans retour. Abandonné à lui-même, l'homme doit s'orienter seul dans l'effrayant chaos des forces ignorées qui l'étreignent. Elles le dominent encore, mais il apprend chaque jour à les dominer à son tour. C'est cette domination sans cesse plus accentuée sur la nature que désigne le mot progrès. Maîtriser la nature ne suffit pas. Vivant en société, l'homme doit apprendre à se maîtriser lui-même et subir des lois communes. C'est aux chefs placés à la tête des nations qu'incombent la tâche d'édicter ces lois et de les faire respecter. La connaissance des moyens permettant de gouverner utilement les peuples, c'est-à-dire la psychologie politique a toujours constitué un difficile problème. Il l'est bien davantage aujourd'hui où des nécessités économiques nouvelles, nées des progrès scientifiques et industriels, pèsent lourdement sur les peuples et échappent à l'action de leurs gouvernements.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.