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Inscriptions de la cité des Lingons. Inscriptions sur pierre
Le Bohec Yann
CTHS EDITION
39,00 €
Épuisé
EAN :9782735505159
Au premier rang des peuples de la Gaule s'imposèrent les Lingons. Cette prépondérance, qui fut confortée dès 58 avant J-C par une alliance inébranlable avec Rome, s'explique par la situation qu'ils occupaient, sur le plateau de Langres, depuis Langres jusqu'à Dijon, ainsi que par leur démographie et leur richesse (commerce, artisanat, blé, bois). On les connaissait depuis longtemps en raison du formidable soulèvement qu'a provoqué Sabinus en 69-70 et par le célèbre Testament du Lingon. Il faut désormais ajouter au dossier plus de 600 inscriptions sur pierre, d'autres textes gravés sur des matériaux divers et des bornes routières. Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera tous ces documents, y compris le Testament accompagnés d'une traduction et d'un commentaire. Ce recueil s'imposait. Il permet de connaître un peuple de Gaule qui a su jouer un rôle politique au niveau de l'Empire, et il montre ses liens avec l'armée. Il dévoile les institutions spécifiques propres à une cité dite fédérée parce qu'elle était très liée à Rome. Il permet d'approcher une société originale, et il invite aussi à découvrir des hommes paradoxalement très attachés à leurs traditions celtiques, comme le montrent l'onomastique et la religion, où l'on trouve Borvo, Vindonnus, Cicolluis, Damona, et tant d'autres divinités gauloises. Or, jusqu'à présent, pour peindre la vie des Lingons on ne disposait, en matière d'épigraphie, que du Corpus inscriptionum latinarum, un recueil certes admirable mais centenaire, incomplet et qui ne répond plus aux exigences des modernes. Les Inscriptions latines des trois Gaules et l'Année épigraphique, malgré leurs qualités indéniables, ne réussissent pas à combler la lacune. Ce recueil répond également à une demande. Les inscriptions du Sud de la France sont en cours de publication (Inscriptions latines de Gaule Narbonnaise, Inscriptions latines d'Aquitaine). Les textes du Nord de notre pays doivent suivre. Il s'adresse évidemment aux universitaires, professeurs et étudiants. Mais il intéressera sûrement un plus vaste public, fait de simples curieux qui souhaitent découvrir le pays des Lingons, qui veulent mieux connaître l'histoire de la Gaule et les racines de la France.
Résumé : Les Romains ont longtemps que leur armée était invincible. Mais ils ont eu la preuve du contraire lors de la "crise du IIIe", une crise fondamentalement militaire, avec économiques, sociales et même culturelles et religieuses. Pendant des décennies, les historiens ont cru qu'ils pouvaient faire l'économie de l'histoire militaire pour écrire l'histoire du me siècle. A quoi bon étudier les guerres? Et l'armée romaine? Ils n'ont jamais pensé, non plus, aux ennemis. Bien pire, ils ne se sont même pas demandé comment la guerre était financée, et encore moins si elle pouvait l'être. Yann Le Bohec, qui enseigne l'histoire romaine à la Sorbonne, a abordé le sujet. Non sans jubilation, et avec une ironie discrète, il pointe du doigt les préjugés qui ont fait naître des erreurs parfois énormes. C'est ainsi qu'on a reproché aux fantassins romains de se laisser distancer par les cavaliers barbares, alors que ces derniers étaient eux aussi des fantassins. Les lecteurs retrouveront ici ses qualités de récit et d'écriture, la rigueur et la méthode dont il a fait preuve dans d'autres livres consacrés à l'armée romaine... et à ses ennemis.
De fin août à octobre 52 avant Jésus-Christ, les armées romaines de César font face aux troupes gauloises menées par Vercingétorix. Victorieux fin avril à Gergovie, le jeune chef arverne a réuni de nombreuses troupes et prépare la "nation" gauloise au combat. Dans un tableau complet de la bataille décisive de la guerre des Gaules, Yann Le Bohec désigne le responsable de la guerre et s'interroge : les Gaulois pouvaient-ils gagner ? Comment combattaient les Gaulois et les Romains ? Par l'analyse du siège et des quatre batailles qui se sont déroulées à Alésia, il nous donne à comprendre la compétence de César, l'efficacité des légions, le génie de Vercingétorix. Enfin, et surtout, il répond à une question jamais posée : pourquoi Vercingétorix a-t-il été vaincu ?
La série TV Rome raconte deux épisodes historiques précis et distincts mais liés. La première saison débute en 52 avant J.-C. César achève la guerre des Gaules. Presque immédiatement, il engage une guerre civile contre Pompée. Après une éclatante victoire, il est assassiné. Dans le même temps, deux de ses soldats, Lucius Vorenus et Titus Pullo, vivent fortuitement des aventures inattendues. Dans la seconde saison, les auteurs nous placent juste après l'assassinat de César. Surviennent alors de nouveaux conflits, auxquels sont encore mêlés Vorenus et Pullo. Meurtriers de César, Brutus et Cassius lèvent une armée en Orient et sont vaincus. Octave et Antoine ensuite, les héritiers de César, s'affrontent, s'allient, s'affrontent de nouveau pour aboutir à la victoire finale d'Octave et au suicide d'Antoine et Cléopatre.La série TV se présente d'abord comme une suite de vingt-quatre péplums (« un péplum à la puissance 24 »), ce qui impose une première réflexion sur la notion de péplum. Le récit reprend plusieurs grands thèmes: les grands recherchent le pouvoir, éventuellement au prix de la guerre, et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'argent n'est pas pour eux une fin en soi; il n'est utilisé que comme un moyen pour accéder à ce pouvoir. Bien entendu, il leur faut des récréations, le plus souvent à base sexuelle: « Ils ne pensent qu'à ça ».
De César, on connaît surtout l'homme politique et l'écrivain mais peu le chef de guerre, stratège talentueux ¿ dans l'art de remporter les guerres ¿, tacticien habile ¿ dans l'art de remporter les batailles ¿ et qui éleva son art au rang d'une science presque exacte. Ce génie militaire s'illustre surtout dans deux conflits majeurs. Durant la guerre des Gaules (58-51 av. J.-C.), César met sur pied une armée sans équivalent dans l'histoire : la préparation, l'armement, la logistique, la tactique et le service de renseignements sont pensés pour faire des Romains des professionnels de la conquête. La guerre civile qui suit (49-45 av. J.-C.) voit César affronter un autre capitaine d'exception, Pompée.