L'économie circulaire est "un concept économique qui s'inscrit dans le cadre du développement durable et dont l'objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l'eau et des sources d'énergie" (Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie). Les initiatives se multiplient partout en France, pour produire ou consommer autrement en donnant une nouvelle vie à un produit ou en la rallongeant. Pour autant, sortir de la logique linéaire qui imprègne notre quotidien est complexe et l'économie circulaire reste un domaine "émergent ". A la mutation du modèle productif s'imposent un changement de pratiques, des formes nouvelles de coopération entre acteurs et par là même de nouveaux instruments méthodologiques et techniques. C'est l'objet de cet ouvrage que d'interroger les principes d'économie circulaire et de proposer un regard sur les conditions d'opérationnalisation, en s'appuyant sur les expertises d'équipes de recherche, de managers et d'élus.
Sous la pression conjuguée des investisseurs, des consommateurs, et parfois des collectivités ou gouvernements, l'entreprise doit répondre de sa responsabilité environnementale et sociale. S'ensuit toute une série de questionnements sur la mesure de la performance de l'entreprise, les moyens de sensibilisation et d'incitation des entreprises, les compromis entre des acteurs aux logiques d'action différentes, la place à donner à la population et aux associations dans la construction des différents outils...
Il apparaît au 16e siècle une définition de la raison d'Etat, à laquelle se rattachent les contributions de cet ouvrage : on se persuade alors que rien ne préside plus efficacement aux destinées d'un Etat que la connaissance de ses qualités propres (peuple, géographie, ressources, etc.) et de la manière d'en améliorer l'usage.
Parce qu’il renvoie au sensible, le paysage est concerné par les approches participatives, comme expression des formes à créer, conserver, valoriser, nécessitant de recueillir l’avis des populations, comme outil de médiation sociale, capable de rassembler différents acteurs pour débattre d’une action localisée ou d’un projet de territoire et comme outil pour fonder des projets territoriaux de développement durable. L’ouvrage plaide pour une valorisation de dispositifs participatifs qui favorisent le croisement des regards et des pratiques, le dialogue, la production de solutions originales. Il invite à une participation renouvelée, inspirée, créative in situ, où le citoyen serait acteur et moteur des transformations de la société.
Résumé : Il existe incontestablement chez Pascal deux conceptions de la justice, complémentaires tant dans leur but que dans leurs effets. La première, en opposition avec les théories du droit naturel et du contrat social, s'emploie à montrer, à partir de la notion de " point de vue ", la difficulté d'en construire les concepts fondamentaux. Elle dégage ainsi les conditions de constitution et de conservation de l'Etat comme rapport de fait entre la force dont disposent les gouvernants et la justice imaginaire que prêtent les gouvernés à leur pouvoir. La seconde vise à établir du point de vue du " chrétien parfait " la légitimité de l'ordre politique à partir de la loi divine qui requiert la soumission à l'ordre politique établi synonyme de paix à garantir. Cette double conception de la justice est ici établie dans le cadre d'une confrontation des positions de Pascal avec les philosophies politiques du XVIIe siècle. On peut cependant repérer chez Pascal une troisième conception de la justice, peu étudiée jusqu'ici de façon systématique. C'est la doctrine des " ordres de justice ", qui échappe à tout modèle légal et définit des devoirs de justice multiples, hétérogènes, enveloppant simultanément ordre politique et ordre social. Elle détermine, de façon inédite, les modes d'action possibles du pouvoir sur la société en même temps qu'elle délimite des sphères incompressibles de liberté pour les gouvernés. Comment une telle conception de la justice se rapporte-t-elle aux deux précédentes ? Existe-t-il plusieurs finalités dans la politique de Pascal ? Interrogeant le concept de légitimité en rapport avec les conflits qu'il a pour fonction de résoudre, cet ouvrage s'intéresse aux structures du pouvoir politique ainsi qu'aux modes de gouvernement qu'elles présupposent. Il montre en quel sens l' " anthropologie " de Pascal constitue une critique anticipée des postulats de l'économie politique naissante. Cette analyse de la politique de Pascal en dégage par là même la contribution méconnue aux débats philosophiques contemporains.