Depuis des temps immémoriaux l'olivier constitue, pour les pays méditerranéens, un lien fort entre les individus. Son exploitation a façonné, au fil des millénaires, les paysages, l'histoire, la culture et la gastronomie. Il demeure encore aujourd'hui porteur d'une telle charge emblématique et d'une telle importance pour certaines économies du bassin méditerranéen, que nous devions, nous autres universitaires et économistes, lui consacrer un hommage. L'ouvrage se compose de quatre parties. Il présente en premier lieu, l'histoire de l'oléiculture en Méditerranée et tout le potentiel d'utilisation de l'olivier. Le chapitre qui suit développe ce qui constitue le cœur de l'ouvrage : une analyse économique de l'oléiculture méditerranéenne. Le troisième chapitre s'interroge, pour l'ensemble des pays de la Méditerranée, sur les conditions de relèvement des défis de la mondialisation. Cette région, qui est et demeurera longtemps encore le premier producteur et le premier consommateur d'huile d'olive, devra compter dans les années futures, avec de nouveaux pays producteurs (Argentine, Australie, Chili, Chine, Etats-Unis...). Le dernier chapitre porte un regard sur les forces et faiblesses de l'activité dans les trois pays, France - Israël - Palestine et sur les potentialités d'une coopération insuffisamment inexploitée, et pourtant riche de promesses. Enfin, la conclusion intègre quelques réflexions sur les conditions d'une oléiculture durable en Méditerranée.
La zone de Libre-Echange du Bassin Méditerranéen devrait permettre de soulager les pays du Sud sur le plan financier et de susciter des flux commerciaux et d'investissements directs étrangers favorisant le redéploiement d'un secteur privé important et compétitif. Mais la concurrence entre les partenaires pourrait conduire à l'abandon de pans entiers de la structure productive, pourtant primordiaux dans l'assouvissement des besoins fondamentaux des populations . Il est nécessaire de bâtir une stratégie à la hauteur du défi de l'ouverture
Ouvrage intégralement en anglais This book addresses many diversified issues linked with regional cooperation in the Eastern countries of the Mediterranean area. It focuses mainly on three main fields : the concept of regional cooperation and the related public policy, the economic and business cooperation and the technological, social, cultural, and environmental and security aspects of regional cooperation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.