La typologie linguistique et la quête des universaux ou invariants interlangues suscitent aujourd'hui enFrance un intérêt grandissant. Ce volume regroupe quinze articles dévolus à des recherches de ce type,menées à travers la réanalyse typologique de divers faits de langue ordre des mots et antéposition du sujet en français et en hongrois; agglutination d'unités syntagmatiques en arabe et en berbère; séries verbales dans des langues africaines; phénomènes de dépalatalisation; constructions antipassives dans des langues accusatives; différentes évolutions ayant conduit à des phénomènes de grammaticalisation dans les langues créoles; relations spatiales et verbes locatifs des langues amérindiennes; catégorisation lexicale dans les langues polynésiennes; spécificités des constructions désignant des affects; analyses des systèmes pronominaux. Sont présentées aussi une approche typologique de la sémantique ainsi qu'une analyse diachronique de la visée communicative, montrant la primauté de la parole et de la deixis.Enfin, la séquence énonciative, liée à un schème cognitif, serait universelle, tout comme les mécanismes mentaux qui commandent la mise en forme linguistique. Biographie de l'auteur Gilbert Lazard est professeur honoraire à la Sorbonne et membre de l'Institut. Il est l'auteur de nombreux travaux de linguistique, notamment une Grammaire du persan contemporain, une description de la Structure de la langue tahitienne (en collaboration), un ouvrage sur L'actance, des Etudes de linguistique générale: typologiegrammaticale, et, sous presse, un livre d'orientationépistomologique intitulé La quête des invariantsinterlangues. La linguistique est-elle une science?Claire Moyse-Faurie est directrice de recherche au Centre national de la Recherche scientifique,laboratoire de Langues et Civilisations à Tradition Orale (LACITO). Elle est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs grammaires et dictionnaires de langues océaniennes de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna (notamment futunien,wallisien, xârâcùù, xârâgurè et drehu).
Un temps, durant notre enfance,nous nous voulûmes savant ;Un temps, de notre sciencenous eûmes contentement.Mais écoute maintenant,ami d'exactes mesures,La somme de l'aventure : de l'eau courante et du vent !"Dans une langue simple et sublime, une invitation à jouir de l'instant présent d'une étonnante modernité, par un immense poète persan du Moyen Âge.
Omar Khayyâm ('Umar ibn Ibrahim al-Khayyami) (c. 1047-c. 1122). Mathématicien, astronome (sans doute plus assuré des pouvoirs de la science que de ceux des astrologues, mais les deux termes alors se confondent), sceptique et pragmatique : "O roue des cieux, que de haine à toute ruine acharnée ! ", tel est Khayyâm. Erudit, ô combien ! il compose dans la forme usitée en poésie populaire, le robâï, un ensemble devenu l'un des livres fondateurs de la poésie persane. Proche de la tradition grecque bachique : plaisir et acceptation de l'éphémère. Toute beauté, toute pensée naît de l'argile-mère et y retourne. "Quel profond sentiment du néant des hommes et des choses", écrit Théophile Gautier. Choix, traduction originale et présentation par Gilbert Lazard.
Résumé : Ce livre est un ouvrage de syntaxe générale. Il prend pour l'objet l'actance, c'est-à-dire les relations grammaticales qui s'établissent entre le prédicat verbal et les termes nominaux qui en dépendent. L'actance est au c?ur de la grammaire de toute langue. Si les relations syntaxiques ne sont pas sans rapport avec les relations perçues dans le monde réel, il s'en faut de beaucoup qu'elles en soient le reflet pur et simple. Elles participent à la dialectique propre du langage, constamment modelé par l'expérience humaine et par les nécessités de la communication, à la fois exposé à une multitude de hasards et soumis à des conditions générales qui transcendent la diversité des langues. Les relations actancielles sont ici explorées selon les méthodes du structuralisme fonctionnaliste classique, avec une attention particulière portée aux variations, en vertu de l'adage saussurien selon lequel " dans la langue, il n'y a que des différences ". La démarche suivie est de typologie comparative. Les notions traditionnelles telles que sujet, objet, accusativité, ergativité, diathèse, passif, antipassif, transitivité etc.. sont discutées dans cette perspective, pourvues de définitions, Nouvelles et situées dans une théorie d'ensemble cohérente. Le livre aboutit à la construction d'invariants ou universaux du langage, conçus comme des cadres au sein desquels se placent les variations de valence et d'actance.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.