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L'enfant noir
Laye Camara ; Mabanckou Alain
PLON
18,50 €
Épuisé
EAN :9782259204316
Lire L'Enfant noir c'est emprunter les sentes de l'initiation, c'est décrypter les codes d'une société, de tout un peuple. On en sort ébloui, surpris d'être entré dans un univers de personnages humbles, dépositaires d'une culture de la courtoisie, de l'échange et de la dignité... Si dans L'Enfant noir l'écrivain guinéen s'imaginait ne penser qu'à lui, tracer les contours de sa "Haute-Guinée natale", c'est pourtant un chant universel qui en est sorti. [...] Seul en Europe, détaché de sa famille, il se consolait avec les mots. Et le soir, la main tremblante, le c?ur serré par la nostalgie, il devait retrouver sa terre natale, la clameur des forgerons provenant de l'atelier de son père, la voix rassurante d'un de ses oncles. Il retrouvait aussi ses camarades de jeu, ceux avec lesquels il passa la dure épreuve de la circoncision telle que décrite dans son récit. Il y avait l'Amour, sujet plus que tabou, avec la silhouette de sa bien-aimée Marie: "Mon oncle nous laissait son phono et ses disques, et Marie et moi dansions. Nous dansions avec infiniment de retenue, mais il va de soi: ce n'est pas la coutume chez nous de s'enlacer; on danse face à face, sans se toucher; tout au plus se donne-t-on la main, et pas toujours. Dois-je ajouter que rien ne convenait mieux à notre timidité?" Alain Mabanckou.
Je vous parle d'un pays réel D'un pays pluriel avec ses multitudes Ses ethnies comme des nations éternelles Ses collines ses mornes ses forêts Comme un mystère Comme un au-delà à portée du regard Comme un au-delà à portée du rêve" Requiem pour un pays assassiné est un cri au plus noir de la douleur. C'est aussi un chant d'amour, un hymne, un cantique pour raviver la mémoire et célébrer une terre aujourd'hui meurtrie. Comment rester sourd à ces mots jaillis du fond de l'âme noire comme de purs sanglots ?
Revolte du peuple contre les élites, colere bienveillante et volonté de redonner le pouvoir à la societe civile : le mouvement citoyen qui emerge en France promet de transformer la vie politique des prochaines années. Sebastien Laye, fondateur des Batisseurs, propose un manifeste à l'usage de ces nouveaux citoyens éclairés.
Le chant des cannes à sucre résonne comme un hymne, une cantate aux accents de gospels. Et c'est le blues qui envahit la mémoire... Dans l'agitation du port de Ouidah, un galion est aux amarres. Sur le pont montent les hommes du jeune roi d'Abomey chargés d'une mission : aller rechercher la reine-mère, vendue comme esclave au Brésil, il y a une vingtaine d'années suite à des intrigues de cour. Dans les cales, on entasse les captifs pour un voyage sans retour. Après un périple côtier de El Mina à Gorée, le vaisseau entamera sa longue traversée de l'océan jusqu'à Bahia. Aventure au coeur de l'Afrique en 1822, le récit nous entraine dans l'organisation sociale du royaume, on partage la vie des Européens à Ouidah, on assiste au commerce des armes et des denrées de toutes sortes venues d'Europe en échange du commerce des esclaves. Mais peu à peu, on découvre une Afrique profonde, ses coutumes et ses rites, ses croyances et ses dieux. La reine-mère reviendra-t-elle dans son pays ? Nul ne connait l'histoire de la prochaine aurore, dit le proverbe. Ce récit est en définitive l'histoire de l'Homme, ballotté, tel ce bateau au milieu des flots, entre humanité et barbarie, entre bonté et cruauté, entre amour et haine. L'Homme, toujours entre ombre et lumière...
Par les métamorphoses de la poésie Barnabé Laye reconstruit l'homme inachevé, l'homme stigmatisé par son histoire implacable et cruelle. Ici, on ne peux s'empêcher d'y superposer ce concept nietzschéen de l'homme qui se sculpte lui-même. Qui se construit ! Barnabé Laye a bien compris qu'il faut demeurer dans la prudence des mots, et que c'est bien dans les sphères de l'expérience et les épreuves que s'émiettent les déchirures de la vie pour que l'âme puisse s'y épanouir...
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".