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Cher Boniface
Layaz Michel
ZOE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782881826344
Marie-Rose, généreuse, idéaliste et orgueilleuse, aimerait que Boniface écrive. Boniface préfère rester "inoccupé et anonyme, et de loin". Houspillé par sa belle, Boniface peine à cultiver son indolence désabusée et se voit devenir le héros don quichottesque d'aventures finalement très joyeuses. D'érudit paresseux, il apprend sous nos yeux à devenir gourmand de la vie. Et même passionné. Boniface a l'amour de la différence, Marie-Rose est une enthousiaste critique. Alors tout le monde est égratigné: les riches et les pas riches, les célèbres et les pas célèbres, la pensée unique, les snobs, les travailleurs, les adolescents, les écrivains, les journalistes, les inspirés et les sportifs. Brillante et acerbe, l'histoire de Boniface Bé et de Marie-Rose Fassa est une diatribe impitoyable mais aussi délirante et farcesque contre la société d'aujourd'hui. Les éblouissantes énumérations opèrent chaque fois un subtil pincement chez le lecteur parce que l'ironie est mordante et qu'une joie vraie s'impose.
Leur père est hospitalisé dans un hôpital psychiatrique, les phrases sortent de plus en plus difficilement de sa bouche, leur mère, elle, est partie à New York vivre avec un politicien, les deux s urs aiment père et mère ainsi. Non, les événements douloureux n ont pas prise sur les deux s urs, puisque des rubans de lumière tournent autour d elles. Les deux s urs? des agitatrices sauvages, justicières rebelles et dotées d une grâce presque magique. Elles vivent seules dans une maison avec un grand arbre, des coquilles d escargots, une corneille qui s apprête à mourir, un amoureux qu elles autorisent à venir jouer avec elles et une assistante sociale dont le rôle est de plus en plus mince. Elles vivent sur un rythme rapide, léger, malicieux, parfois même endiablé, dans une sorte d allégresse musicale.Si l ironie est légère, Deux s urs épingle un monde « plein d hyènes aux dents longues et opiniâtres qui se répartissent la horde de lièvres ». Plus que jamais, les mots sont chez Michel Layaz matière à tous les jeux, de sons, de sens, de mots.
Biographie de l'auteur Michel Layaz, qui vit à Lausanne et à Paris, signe ici son septième roman. Il incarne au mieux une littérature exigeante et accessible. Son principal succès, Les Larmes de ma mère (Prix Dentan et Prix des Auditeurs 2004 de la Radio Suisse Romande), est repris en poche chez Points Seuil.
On trouve dans les trois récits rassemblés ici la plupart des traits qui ont fait connaître le jeune romancier et l'ont fait aimer: des blessures d'adolescence, mal cicatrisées, jamais oubliées,- des révoltes latentes, promises à de soudaines explosions; une violence qui se trame au fond secret des relations les plus aimantes; de fragiles rédemptions amoureuses, dont la rareté fait le prix. Surtout on retrouve la langue jaillissante, volcanique et rythmée qui donne à toutes ces expériences leur vigueur. Postface de Guy Ducrey
Pauvre type!" Prononcée avec calme par un adolescent dans une file de supermarché, cette interjection bouleverse son destinataire, le héros de ce livre. Sans le savoir, l'adolescent vient de fissurer la vie intérieure d'un homme qui se protège par une routine sans faille, un homme certain qu'aucun événement extraordinaire ne doit venir briser la logique implacable de l'existence qu'il s'est construite.Pour éviter que son monde ne vacille, l'homme se résout à s'enregistrer sur son téléphone portable. Il raconte son quotidien: le travail, la bibliothèque, les collègues, le tapis de course, les quelques amis, la famille, la multitude de livres lus pour trouver quelques rares phrases à ajouter à son petit panthéon privé. Rien n'y fait. Le "pauvre type" le hante.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.