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Walt Disney Productions
Lavier Bertrand
DILECTA
24,99 €
Épuisé
EAN :9791090490178
Quand Bertrand Lavier inaugure sa série Walt Disney Productions en 1984, il s'appuie littéralement sur une bande dessinée de Walt Disney publiée dans Le Journal de Mickey sous le titre français de Traits très abstraits, qui raconte les aventures de Minnie et de Mickey au Musée d'Art Moderne. Bertrand Lavier isole les peintures et les sculptures qui constituent le décor de la narration et les agrandit ensuite au format présumé. En procédant de la sorte, il opère un court circuit dans le circuit de la représentation, puisqu'il rend tangible (il fait accéder au statut d'oeuvre) ce qui n'était jusqu'alors que décor et fiction. Les peintures photographiques et les sculptures réalisées à partir de cette bande dessinée sont désormais vouées à errer dans un espace indécidable, car elles conservent la forme de leur territoire d'origine tout en l'ayant quitté. Nous ne nous trouvons pas en effet devant des agrandissements de dessins ayant pour sujet l'art moderne, mais bien devant des peintures et des sculptures parfaitement emblématiques d'une certaine doxa concernant la modernité. La translation opérée par Bertrand Lavier met ainsi au jour une dimension refoulée de la reproduction, qui au-delà du stéréotype accède à une forme d'universalité. En ce sens, Walt Disney Productions ne constitue pas le commentaire ironique de l'art moderne raconté aux enfants, mais nous rappelle, comme le remarque l'artiste, que "c'est le monde virtuel qui nous permet d'approcher plus profondément la réalité".
Résumé : En attendant la femme aimée, au restaurant, un homme fait l'éloge de son amour - il s'appelle Pour. Un autre (le même) - c'est Contre - s'emploie à l'interrompre, à lui montrer qu'il est dans l'illusion, que cette femme est son invention. A mesure que l'échange avance, que les arguments se tendent et qu'on ne sait plus parfois si Pour l'est encore, le lecteur qui évoque ses expériences en pareille occurrence amoureuse reconnaît volontiers qu'il est convaincu par l'un et... par l'autre. En invoquant les paradoxes de la vie amoureuse - que de détours dans nos sincérités successives ! -, l'auteur fait saisir dans quelle dépendance permanente nous sommes au registre de la pensée. Mais si nos pensées étaient soumises à nos passions ? Penser, n'est-ce pas avant tout être pour, être contre ? Aimer, n'est-ce pas avant tout penser qu'on aime ?
Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle et scientifique mondialement connu de la Silicon Valley, nous alerte sur les dangers des réseaux sociaux et nous explique en quoi leurs effets toxiques sont au coeur même de leur conception. En dix arguments simples, il nous encourage à nous libérer de leur emprise pour améliorer notre vie et le monde qui nous entoure. Les réseaux sociaux ont tendance à faire ressortir le pire en nous : ils nous rendent tristes, craintifs, égoïstes et moins empathiques. Ils nous bercent d'illusions de popularité et de succès. Ils nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais alors qu'ils nous isolent. Jaron Lanier s'appuie sur son expertise pour nous expliquer comment, en nous surveillant constamment et en nous manipulant sans que nous en soyons conscients, ils ont des effets dangereux sur nous. Loin de s'en tenir à la critique, l'auteur nous propose une vision alternative mettant en avant les avantages des réseaux sociaux sans leurs inconvénients. Si vous aspirez à une vie plus heureuse, à un monde plus juste et plus pacifique, ou simplement à retrouver votre liberté de penser, arrêtez les réseaux sociaux. Tout de suite !
Résumé : La "Bio-énergétique chinoise" restitue à travers l'explication étymologique des idéogrammes anciens toute la pensée traditionnelle qui sert de base à la médecine chinoise. L'auteur, Jacques-André Lavier, fut l'un des grands spécialistes occidentaux de l'acupuncture et de la médecine chinoise dans les années 1960-1990, et le défenseur de l'authenticité et de la tradition dans la pensée médicale chinoise. Toute son oeuvre fut basée sur la traduction des textes anciens et sur l'étude étymologique de leurs caractères. Dans ce livre, il fait bénéficier le lecteur de ses exceptionnelles connaissances des caractères anciens et de leur étymologie et présente un tableau très complet de la tradition médicale chinoise, de sa pensée sous-jacente et de ses concepts. Partant des racines originelles proto-chinoises, l'auteur met d'abord en place l'homme entre Ciel et Sol avant d'exposer la conception de l'univers avec le Tao, le Yang et le Yin, le T'ai Tchi, le concept cyclique, les Cinq Eléments et le système des Dix Kan ("troncs"), mettant en relief l'analogie comme le processus intellectuel de la tradition. Puis il aborde successivement l'être humain et ses différents plans, l'énergie Qi (Tch'i) sous tous aspects et dans ses relations avec les Cinq Eléments, le système duodénaire des douze Tcheu ("branches"), les six énergies et leurs implications dans l'organisme de l'homme. Deux chapitres sont ensuite consacrés aux réseaux énergétiques des péridromies/méridiens et des allodromies/vaisseaux merveilleux. Pour conclure, Jacques-André Lavier expose le point de vue du médecin chinois traditionnel dans son approche de la pathologie. La "Bio-énergétique chinoise" saura répondre aux questions sur la tradition que se posent les thérapeutes en médecine chinoise, comme elle saura satisfaire la curiosité intellectuelle de tous ceux qui s'intéressent à la civilisation et à la pensée chinoises.
L'Occident commence à prendre en considération l'acupuncture et des ouvrages spécialisés informent maintenant les thérapeutes des possibilités offertes par une médecine chinoise qui a derrière elle plusieurs millénaires d'expérience. Il manquait jusqu'à présent une vue d'ensemble des bases doctrinales qui la soustendent, issues d'un mode de pensée radicalement différent des démarches intellectuelles de l'Occident moderne. La livre du professeur Lavier, sinologue et diplômé d'études médicales chinoises, comble cette lacune et s'adresse aux malades, aux médecins, aux simples curieux qui veulent connaître les fondements logiques d'une thérapeutique d'apparence insolite et, plus avant, découvrir les voies par lesquelles l'Extrême-Orient est arrivé aux hautes connaissances qui constituent la Tradition de l'Homme "entre Ciel et Sol".
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.