Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qui je... ?
Lavie Jean-Claude
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070703425
... Que la Terre soit ronde, il faut y consentir. Avant, elle était plate, il fallait bien en convenir. Comment la voir ronde si elle s'avère plate, ou se la garder plate, quand elle devient ronde ? Notre liberté de penser ne va pas jusqu'à nous affranchir de ce que nous sommes culturellement tenus d'admettre. Nés ailleurs, parfois pas très loin, nous parlerions, nous penserions autrement. Qui serions-nous, que serions-nous ? Sommes-nous l'assemblage des croyances qui acheminent nos idées ? Réfléchir, comprendre, mais souffrir et aimer tout autant, c'est militer pour des mots contre des mots avec des mots. Ne pouvoir situer le langage que par le langage semble l'entourer de mystère, alors qu'il n'est entouré par rien. Pas même par rien. Il n'est pas entouré. Là où il n'y a rien, il y a le mot. Là où il n'y a pas de mot, qu'y aurait-il ? Non que la puissance du mot soit absolue, simplement que sa réalité est exclusive de toute autre. A la découverte du monde par la pensée, nous n'apercevons jamais que notre pensée. Ce n'est plus le Paradis terrestre, l'homme et la femme ne sont plus nus, leur corps reste toujours couvert de sens. Si dans notre esprit un chat est un chat, qui peut dire ce que le chat vient faire là ? Et le pénible, que vient-il y faire ? Ce n'est pas tant ce que nous pensons qui importe, mais ce que nous faisons en le pensant. Dans notre relation à Dieu, ce n'est pas Dieu qui est rassurant, mais notre relation à lui. . ". En restant au plus près de la clinique analytique, tout autant que du quotidien le plus banal, l'auteur nous propose une image de nous qui retient, angoisse, libère quelque peu et, ce qui est rare dans la littérature psychanalytique, réussit à divertir. Un livre qui, "mine de rien", fait vaciller nos certitudes sur la pensée, l'identité, la souffrance, le corps, l'amour...
Lavie Jean-Claude ; Gantheret François ; Gensel Gi
Résumé : La célèbre "Lettre au père" de Kafka a quelque chose d'universel. Aucune "Lettre à la mère" ne semble avoir la même portée et dire ce que, tous, nous voulons des mères - personnes singulières à qui nous avons appartenu - du moins l'avons-nous cru, ou redouté. Aucune lettre ne dit ce que nous attendons du sentiment maternel qui habite (ou fuit) chacun, homme et femme. L'amour sans limites que nous avons eu pour nos mères peut-il se délier? Ou, au fond, ne nous lie-t-il pas au secret, au silence, à l'impossibilité de dire? Que reste-t-il de nos amours quand les années et, éventuellement, la haine, quand l'oubli (est-il jamais possible?), la déception, la lassitude et la souffrance, les jours anciens, la griffe ou la paix du deuil, quand le lointain ou l'immédiat s'en sont emparés? Les auteurs de ce numéro ont ainsi accepté de considérer sans trop de précautions ce que sont nos mamans devenues...
Résumé : De l'homme, on ne sait presque rien. Il était vénitien et se destinait à l'état ecclésiastique. Il fut pendant vingt ans maître de musique dans une institution charitable. Il mourut à Vienne dans la plus grande obscurité. Mais d'abord il fut fils de Venise et cela seulement suffirait à le qualifier. La Venise du XVIIIè siècle, celle des fêtes musicales, la Venise d'une des plus grandes lutheries du monde. Vivaldi en fut le symptôme et en reste le symbole. Son ?uvre est profuse : plus de cinq cents compositions instrumentales, une cinquantaine d'opéras. De son vivant, il fut admiré par les mélomanes, imité par les plus grands musiciens. Aujourd'hui, il reste le héraut d'une efflorescence baroque qui n'en finit pas de nous étonner. Jean-François et Claude Labie dressent le portrait d'une ?uvre et ce faisant celui d'un homme. D'un homme de Venise.
Résumé : Verdi : sa légende en a fait un patriarche raide et barbu, héros du Risorgimento et chantre de l'unité nationale. Et le compositeur a lui-même laissé se former cette image. Mais ce portrait est évidemment trop simpliste. En allant y voir de plus près, en analysant la correspondance, les documents contemporains, les livrets, la dramaturgie et, bien sûr, la musique elle-même, Jean-François Labie a peu à peu découvert un tout autre personnage. Avec lui, nous plongeons dans le bouillonnement des passions les plus violentes, les plus inavouables parfois, celles d'un être complexe, vulnérable, toute sa vie hanté par le souvenir des premières expériences de l'injustice et de la cruauté, réticent devant tout engagement politique, dressé contre toute autorité extérieure - mais dont l'exigence intime, l'intégrité et la générosité font le plus attachant et le plus inattendu des hommes.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.