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Cyber-révolution et Révolution sociale
Lavallée Ivan
TEMPS CERISES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782370712431
C'est d'un point de vue marxiste qu'est abordé dans ce livre l'histoire et l'état présent des forces productives de la société, ses formes actuelles paradoxales et dangereuses, la menace de la "cyber-domination" , les perspectives aussi ouvertes pour une société débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme, la marchandisation de toute activité humaine et l'obscurantisme d'un côté et de l'autre la mise en lumière de la véritable mutation humaine possible qui va du "jour où les usines tourneront toutes seules" à "le jour où le travail sera devenu le premier besoin social de l'homme" , le communisme. La dégradation de l'écosystème par le mode de production capitaliste met en lumière la communauté de destin de l'humanité et l'urgente nécessité de l'avènement d'une société communiste dont la cyber-révolution donne les moyens, c'est ce dont il est question ici, et bien plus. Né en 1946, Ivan Lavallée est professeur d'informatique émérite de l'Université. Il est actuellement directeur éditorial de la revue trimestrielle Progressistes qui traite des rapports entre science, technique et travail. Engagé dans le mouvement progressiste politique et syndical, il s'est toujours préoccupé des rapports entre son activité scientifique et les enjeux sociaux et sociétaux. Ses publications en témoignent, tout particulièrement celle-là.
On savait que Christian Guémy, alias C215, était l'un des artistes de rue les plus doués de sa génération. Il a apposé sa marque sur de nombreux murs de Paris et d'autres villes dans le monde entier, avec des portraits au pochoir ou de grandes fresques qui éclairent certaines façades d'immeubles. Ses couleurs font vivre sur nos murs des images et y laissent une empreinte, plus ou moins éphémère, de lumière et de beauté. Ce qui marque dans ses portraits, c'est cette aura de vie et de dignité qui émane de leurs regards et de leur couleur. Christian Guémy est aussi un poète modeste (ce qui n'est pas toujours le cas) ; il ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend la poésie au sérieux. Petites chansons souvent tristes et mélancoliques, elles ne sont pas dénuées d'humour ni d'autodérision.
Le mouvement des Gilets Jaunes est certainement le mouvement social le plus long qui se soit jamais produit au cours de l'histoire de la France contemporaine. Même si de nombreuses références historiques s'expriment, en particulier à la Révolution française et aux Sans-culottes, c'est un mouvement qui présente des traits originaux et forts qui bousculent les images toutes faites, dans les médias, mais aussi dans le monde syndical et politique. Jacquerie ? Révolte appelée à s'éteindre ? Mouvement populiste et démagogique ? Lutte populaire porteuse d'avancées sociales et démocratiques ? Révolution qui s'annonce ? Ce livre réunit des témoignages de participants au mouvement. Ils aident à mieux comprendre la réalité de ce qui se passe et mettent à mal la caricature parfois faite des Gilets Jaunes. Ouvrage collectif, il présente aussi des analyses, solidaires ou empreintes de sympathie, mais différentes, et parfois même contradictoires, produites "à chaud" par des historiens philosophes, des militants syndicaux ou politiques.
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés
A la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de "crise de gouvernementalité" pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs — religieux, politiques, disciplinaires... —, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : "nous ne voulons plus être gouvernés ainsi". C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'Etat néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser "un art de ne pas être trop gouverné" qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de "l'usufruit du monde".
Résumé : Considérer la situation de la France contemporaine à partir du point de vue des citoyens émancipés, c'est prendre la mesure de la laïcisation des lois et de ce qu'elle implique réellement en termes d'égalité et de liberté. Il faut pour cela revenir à l'orgueil inouï qu'a représenté la rupture avec le christianisme, à la fois instance de légitimation des institutions juridiques et politiques et disposition commune et fondamentale des subjectivités. Cet essai s'efforce de rejoindre cette source de la liberté moderne, celle des hommes qui désobéissent à Dieu et n'en ont aucun remords, celle des sujets révolutionnaires dont la volonté se soutient d'elle-même, celle de ce qu'il ne faut pas craindre d'appeler "les hommes de mauvaise volonté", puisque c'est le refus de la fondation théologique de la volonté bonne qui les a caractérisés. Pour les héritiers de cette tradition révolutionnaire, le danger, aujourd'hui, a changé de visage : il réside dans les nouvelles formes d'obéissance qui envahissent le champ social contemporain et n'ont qu'un seul mobile : la haine de l'émancipation. L'enjeu est alors de maintenir notre désobéissance présente à la hauteur de la désobéissance passée et de reproduire le geste de rupture dont nous avons été capables, en l'opposant aux nouvelles figures de l'humilité, non chrétiennes cette fois, où s'abolissent nos capacités politiques.
Ce livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci, devenue capable d'autodestruction, soit par l'arme nucléaire, soit par l'altération des conditions de survie, se doit de regarder avec sérieux les menaces qui pèsent sur elle. Il nous faut croire à la réalité de la catastrophe et non à sa simple éventualité pour la prévenir efficacement.L'impossible de demain, l'improbable futur, se font présent et la " précaution " ne suffit pas : elle décide pour le présent dans l'incertitude des conséquences futures, mais elle ne va pas jusqu'à penser l'impossible comme certain, jusqu'à nous en donner l'évidence.S'appuyant sur l'exemple de la dissuasion nucléaire, Jean-Pierre Dupuy donne ici une réflexion fondamentale sur le changement d'attitude vis-à-vis de l'avenir qui devrait être le nôtre si nous ne voulons pas sombrer dans la catastrophe.