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L'énigme de la pulsion de mort. Pour une éthique de la joie
Lauret Monique
PUF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782130632078
Cet essai écrit à partir de l'élaboration freudienne de la pulsion de mort introduite sous forme de spéculation dans Au-delà du principe de plaisir en 1920, et s'appuie sur l'échange entre Freud et Einstein tentant de prévenir et de penser le déclenchement de la seconde guerre mondiale, publié sous le titre Pourquoi la guerre ? en 1933. Il ouvre, à partir du désir pur de mort incarné par Antigone, sur des champs philosophiques dégagés par Heidegger et Spinoza, philosophes du nihilisme et de la joie, et remonte jusqu'aux philosophes antiques confucianistes. Le monde actuel dans lequel nous sommes tous plongés nous demande, en tant que psychanalystes, de penser le devenir éthique de l'humain du XXIe siècle. Il est nécessaire, dans la voie ouverte par Lacan, de confronter nos connaissances de pensée entre l'Orient, qui s'ouvre à la psychanalyse, et l'Occident, oublieux de cette sagesse éthique qui est au fondement de la pensée chinoise. Le sujet humain est malmené dans notre modernité du fait de l'atteinte au langage effectuée et du développement incontrôlé de la science sans encadrement éthique suffisant, qui risque de nous entraîner sur le versant de l'autodestruction, dans un emballement maniaque déjà à l'?uvre. La psychanalyse, cette science du désir, peut apporter un regard critique sur notre civilisation et ?uvrer à poser les bases d'une éthique de l'humain.
Le suicide illustre le travail de la pulsion de mort toujours à l'oeuvre. L'autodestruction est pour Freud toujours active, il a été de plus en plus convaincu tout au long de son élaboration théorique de cette bipolarité originelle de l'existence. Qu'en est-il d'un véritable désir de mort du patient "suicidant" ? Le plus souvent, il clame son innocence dans un "Je ne voulais pas mourir", mais son acte interpelle vivement le désir du soignant comme celui de l'analyste. Cet acte est aussi loin d'être sans valeur. N'est-il pas prétexte à réinterroger le désir ? Ce numéro se propose d'examiner différentes formes de suicide selon l'éclairage clinique et l'abord théorique des auteurs. Le développement de la civilisation, disait Freud dans Le malaise dans la culture, nous montre "le combat entre Eros et mort, pulsion de vie et pulsion destructrice, tel qu'il se déroule au niveau de l'espèce humaine". Et "c'est pourquoi le développement de la culture doit être, sans plus de détours, qualifié de combat vital de l'espèce humaine". On en trouvera témoignage dans la deuxième partie de cette revue, qui concerne les questions cruciales pour la psychanalyse, questions actuelles illustrant ce travail toujours actif de la pulsion de mort au sein de la culture. Des classifications médicales psychiatriques a-théoriques, abandonnant toute conception psychodynamique et désappropriant le sujet de lui- même, au rideau de fer tombant sur les psychanalystes dans certains pays, il est de notre éthique de lutter contre cette désaffection de l'humain dans l'oeuvre collective dans laquelle nous sommes tous plongés.
Le mouvement psychanalytique en Chine ne cesse de croître depuis les années 1980. S'interrogeant sur les traits signifiants qu'un Chinois peut trouver dans la psychanalyse, et sur ceux qu'un analyste occidental peut trouver dans la langue, l'écriture et la pensée chinoises, Monique Lauret met en lumière les passerelles inattendues entre pensée chinoise et psychanalyse, autour de la question de l'humanisation et de celle du rêve. Dans son séminaire L'Ethique de la psychanalyse, Lacan avait ouvert la voie. Quoique peu explorée, cette source d'inspiration chinoise est majeure dans ses découvertes : en portant un regard neuf sur la langue et l'écriture chinoises, il découvrit un système de signifiance révélant le mécanisme de l'inconscient structuré comme écriture, lui permettant d'approfondir les concepts de jouissance, d'identification et de trait unaire. S'appuyant sur la pensée de Mencius, fils spirituel de Confucius, il dénonça l'effondrement de la sagesse de l'humanité à l'origine de nos maux contemporains. Poursuivant le dialogue entre ces deux pensées, cet ouvrage renouvelle la question du désir, de "l'éthique de l'inouï", et propose une position de discernement face à l'essor de la révolution techno-numérique et au malaise dans la civilisation, pour fédérer une humanité multiculturelle.
Comment transmettre la psychanalyse? Transmettre: telle est la proposition de cet ouvrage, né d'une expérience directe partagée dans un service de psychiatrie des hôpitaux de Toulouse par une psychanalyste et un psychiatre d'enfants et d'adolescents. Ce que le psychanalyste enseigne ce n'est pas ce qu'il sait ou est censé savoir, ce n'est pas un savoir qui est transmis, cela se passe à son insu, du côté de la vérité subjective du sujet. Cela étant, il est tout de même nécessaire de transmettre, de passer à une position communicante, de faire comprendre afin de former les jeunes générations de cliniciens et d'analystes, les futurs interprétants. Ce livre présente donc l'oeuvre de Melanie Klein comme psychanalyste d'enfants et ses divergences par rapport à la théorie freudienne, l'apport de certains concepts lacaniens et de psychanalystes contemporains dans leur mode de communication, leurs tentatives de faire comprendre l'expérience analytique dans la clinique d'aujourd'hui. Biographie de l'auteur Monique LAURET, médecin, psychanalyste et praticienne d'Espace analytique de Paris, a publié Les accidents du transfert, de Freud à Lacan (Champ social, 2006).Jean-Philippe RAYNAUD, psychiatre pour enfants et adolescents, professeur des universités et praticien hospitalier, est co-auteur d'Actualités en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (Flammarion, 2002).
La question qui s'impose avec une certaine urgence, c'est la possibilité ouverte ou fermée pour la psychanalyse de rentrer dans le nouveau marché du soin. En effet, si la problématique du sujet est tout à fait fondamentale pour la psychanalyse, c'est le contraire qui arrive dans la nouvelle cartographie nosographique de la psychiatrie actuelle. De fait, la description dans celle-ci des petits bouts de comportements associés toujours à de quelconques médicaments, efface la référence au sujet. Il faut se demander quels sont les effets catastrophiques, au point de vue psychique et symbolique, de cet effacement du sujet.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.