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Éthique psychanalytique et accidents du transfert
Lauret Monique
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782140271403
L'éthique, une question fondamentale en psychanalyse, mise en exergue par Freud et Lacan. Elle consiste essentiellement en un "jugement sur notre action" disait ce dernier, car elle concerne la responsabilité du psychanalyste dans son désir d'analyste. Le psychanalyste accompagne et guide un autre en souffrance à accéder à une part de réel concernant sa vérité intérieure par un travail de désaliénation. Le moteur essentiel à l'humanisation de la psychiatrie et au travail psychique qui peut se mettre en uvre à partir de la rencontre avec un soignant, c'est le transfert. Le transfert est aussi une véritable relation de confiance qui s'instaure avec le psychanalyste qui, par le biais de cet amour de transfert, va pouvoir aider à la guérison en revisitant l'histoire infantile du sujet. Le transfert est à la fois le levier de guérison de la névrose, mais aussi quelquefois son plus grand obstacle. Lacan avait évoqué le désir de l'analyste en tant que "désir averti" , un désir plus fort que les autres désirs qui peuvent animer l'analyste, mais un désir qui doit être éclairé quant au respect de la dignité d'un sujet. Cet ouvrage collectif va tenter d'en cerner le maniement, les difficultés et quelquefois les impasses dans ce que l'on peut appeler "Les accidents du transfert" .
Le mouvement psychanalytique en Chine ne cesse de croître depuis les années 1980. S'interrogeant sur les traits signifiants qu'un Chinois peut trouver dans la psychanalyse, et sur ceux qu'un analyste occidental peut trouver dans la langue, l'écriture et la pensée chinoises, Monique Lauret met en lumière les passerelles inattendues entre pensée chinoise et psychanalyse, autour de la question de l'humanisation et de celle du rêve. Dans son séminaire L'Ethique de la psychanalyse, Lacan avait ouvert la voie. Quoique peu explorée, cette source d'inspiration chinoise est majeure dans ses découvertes : en portant un regard neuf sur la langue et l'écriture chinoises, il découvrit un système de signifiance révélant le mécanisme de l'inconscient structuré comme écriture, lui permettant d'approfondir les concepts de jouissance, d'identification et de trait unaire. S'appuyant sur la pensée de Mencius, fils spirituel de Confucius, il dénonça l'effondrement de la sagesse de l'humanité à l'origine de nos maux contemporains. Poursuivant le dialogue entre ces deux pensées, cet ouvrage renouvelle la question du désir, de "l'éthique de l'inouï", et propose une position de discernement face à l'essor de la révolution techno-numérique et au malaise dans la civilisation, pour fédérer une humanité multiculturelle.
Comment penser nos maux actuels de civilisation, atteintes narcissiques collectives et individuelles, souffrance de la jeunesse et du féminin, montée de la haine primaire et d'une épidémie des "ismes" : populismes, islamismes, transhumanismes, complotismes ? Cet essai l'envisage suivant deux axes psychanalytiques, la pensée de Melanie Klein et celle de Lacan. La théorie kleinienne permet une relecture du passé, des répercussions inconscientes et des répétitions du réel traumatique du o siècle, responsables de cette "perte de soi" des masses modernes annoncée par Hannah Arendt, aux mécanismes de défense responsables de l'emballement maniaque de notre monde. La transformation actuelle de la société vers le tout numérique affecte profondément l'homme, dont la "nature" d'être parlant est menacée dans le XXIe siècle. La " clarté décisive " que Freud espérait ne viendra pas de la science seule mais aussi d'un dialogue entre pensées et civilisations. La voie indiquée par Lacan en fin de son séminaire L'Ethique de la psychanalyse à partir de sa lecture de Mengzi (Mencius), permet un croisement entre pensée freudienne et pensée confucéenne, ce que développe le livre. Il s'agit d'ouvrir à l'antique sagesse chinoise, d'y chercher des passerelles pour élargir la conscience de l'humain et de gagner sur les forces destructrices à l'oeuvre.
Le suicide illustre le travail de la pulsion de mort toujours à l'oeuvre. L'autodestruction est pour Freud toujours active, il a été de plus en plus convaincu tout au long de son élaboration théorique de cette bipolarité originelle de l'existence. Qu'en est-il d'un véritable désir de mort du patient "suicidant" ? Le plus souvent, il clame son innocence dans un "Je ne voulais pas mourir", mais son acte interpelle vivement le désir du soignant comme celui de l'analyste. Cet acte est aussi loin d'être sans valeur. N'est-il pas prétexte à réinterroger le désir ? Ce numéro se propose d'examiner différentes formes de suicide selon l'éclairage clinique et l'abord théorique des auteurs. Le développement de la civilisation, disait Freud dans Le malaise dans la culture, nous montre "le combat entre Eros et mort, pulsion de vie et pulsion destructrice, tel qu'il se déroule au niveau de l'espèce humaine". Et "c'est pourquoi le développement de la culture doit être, sans plus de détours, qualifié de combat vital de l'espèce humaine". On en trouvera témoignage dans la deuxième partie de cette revue, qui concerne les questions cruciales pour la psychanalyse, questions actuelles illustrant ce travail toujours actif de la pulsion de mort au sein de la culture. Des classifications médicales psychiatriques a-théoriques, abandonnant toute conception psychodynamique et désappropriant le sujet de lui- même, au rideau de fer tombant sur les psychanalystes dans certains pays, il est de notre éthique de lutter contre cette désaffection de l'humain dans l'oeuvre collective dans laquelle nous sommes tous plongés.
Lauret Monique ; Nguyên Albert ; Cousin Violaine ;
Ce livre, en édition bilingue, est un pari que des cliniciens chinois et français se rencontrent sur la question de l'écriture à partir des données de la psychanalyse lacanienne. Le champ est vaste, couvre la clinique de l'enfant, la question féminine, l'implantation de l'enseignement de Lacan en Chine, et la clinique analytique adulte. Ce livre donne une idée de la pénétration en Chine de l'abord vaste et précis que Lacan a consacré à l'écriture à partir des années 70 et jusqu'à la fin de sa pratique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.