Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marie, clé du mystère chrétien. La plus proche des hommes parce que la plus proche de Dieu
Laurentin René
FAYARD
23,45 €
Épuisé
EAN :9782213592688
Depuis près de 2000 ans, Marie est la femme la plus représentée, la plus sculptée, la plus présente au coeur des hommes. Mais la voilà aujourd'hui méconnue, réduite à un mythe. Pourtant, elle est au centre de l'histoire du Salut. Elle a donné naissance à Dieu dans le monde. Elle est ainsi la plus proche de Dieu et la plus proche des hommes, qu'elle aime du même amour maternel. Cette femme pauvre est la créature qui a le mieux accompli l'humanité. Nouvelle Eve, " plus jeune que le péché ", elle a été choisie pour recréer, sans paternalisme, les liens familiaux avec le Créateur. Elle est l'antidote d'une théologie masculine, car le Salut ne pouvait être seulement masculin (homosexuel, au sens étymologique du mot). Elle révèle l'anthropologie des femmes, comme l'a perçu le féminisme russe. Le Mouvement marial d'avant le concile irritait par ses outrances. La réaction postconciliaire, qui a resitué Marie dans l'Eglise, dans l'humanité, dans l'humilité, l'a souvent dévaluée. Ce livre réconcilie les deux perspectives en manifestant le spécifique de Marie : à la fois ordinaire et extraordinaire de simplicité, " infiniment grande parce qu'aussi elle est infiniment petite ", disait Péguy. En cela, elle est un pur reflet du Créateur : dimension zéro parce qu'Il est esprit, mais suprême et présent à toutes choses. Ce livre révèle le Mystère en trois temps : 1. Les quatre étapes de Marie, essentielles à l'histoire du Salut. 2. Comment elle est un modèle suprême et dynamique en tout domaine : foi, sainteté, virginité et maternité, prophétisme, communication, centuple, royauté, eschatologie. 3. En quel sens l'antique antienne la dit " victorieuse de toutes les hérésies ". René Laurentin, expert du concile, a participé aux rédactions de Vatican II sur la Vierge Marie. Professeur à l'Université catholique de l'Ouest, il est visiting professor dans plusieurs universités d'Amérique et d'Italie. Il livre ici la dernière étape de sa théologie contemplative émerveillée sur la Mère du Seigneur.
Résumé : Cet ouvrage couronne la grande trilogie consacrée aux trois Personnes de la Sainte Trinité par l'abbé Laurentin selon le plan de jean Paul II pour la préparation du grand jubilé de l'an 2000 : la première Personne en dernier, en 1999. Pour le Christ, son Père était tout. Il l'appelait " Abba " (l'équivalent familier de papa) et nous invite à faire de même. Ce livre révèle la source bouleversante de toute paternité. Et cela en pleine actualité car, après " la mort du père " qui a dominé notre civilisation moderne de la Révolution française à Freud, nous assistons tout récemment à un spectaculaire " retour du père " qui défraie la chronique psychologique, sociale, et même politique. C'est le moment de redécouvrir Dieu le Père, plus méconnu encore que l'Esprit Saint. Ce livre nous le fait connaître : c'est un retour à la source. L'auteur nous propose trois étapes : 1. La Révélation telle qu'elle irrigue l'histoire des hommes de l'Écriture à la surprenante vague mystique de notre siècle, en passant par la tradition et les Pères de L'Eglise. 2. Le mystère et le secret du Père. 3. Comment établir une relation vivante avec lui. À travers ces pages le lecteur rencontre enfin Celui que nombre de thèses réductrices éloignent, évacuent ou subtilisent. Alors, il peut balbutier avec tant de saints et de mystiques, avec Jésus lui-même : " Abba ". Le Père se révèle comme le Tout proche et non comme le Tout autre.
Résumé : Les quatre Évangiles en un seul : c'est ainsi que le premier historien de l'Église, Eusèbe de Césarée (IVe siècle), traduisait le mot Diatessaron, titre de l'?uvre-pilote de Tatien au IIe siècle (Tatien lui-même traduisait plus prudemment : Harmonie des quatre Évangiles). Le Nouveau Diatessaron a pour objet de rassembler toute l'information des quatre Évangiles. Il fait la preuve de leur cohérence historique, spirituelle et même stylistique, selon le style de la prédication. C'est un projet de synthèse plus que d'analyse, pour sonder l'inépuisable richesse de " l'Évangile ", mot que les évangélistes eux-mêmes et l'Église emploient régulièrement au singulier. Le " tétramorphe " de la couverture du présent livre est un hommage aux quatre évangélistes inspirés et à la personnalité de leurs auteurs symbolisés par quatre figures selon la tradition prophétique d'Ézéchiel (1, 5-14) et de l'Apocalypse (6, 6-8) qui décrivent quatre hypostases proches de Dieu et ayant respectivement le visage d'un homme, d'un lion, d'un taureau et d'un aigle. Cette quadruple figuration symbolise l'unité de l'Évangile par l'harmonie des quatre évangélistes, qui évoquent le même Christ dans la lumière du même Esprit.
Le diable a envahi la presse et l'édition, mais en surface et par les à-côtés. L'abbé Leurentin, ancien expert du concile, membre de l'Académie théologique pontificale de Rome, apporte ici _ de bonne source _ des réponses essentielles : surprenantes, mais fondées sur l'Ecriture, la tradition et l'expérience bimillénaire de l'Eglise. Passionnant itinéraire. On voit Satan émerger des folklores de l'antiquité à la lumière de la Révélation. Puis, c'est l'enseignement du Christ et son combat d'exorciste qui tient une place de premier plan dans son ministère, mais aussi le combat du démon contre lui : du désert à la Croix, où l'adversaire remporte sur Lui une victoire à la Pyrrhus. Le livre manifeste ensuite la tradition et l'expérience de l'Eglise : son enseignement et son combat millénaire, par les armes ordinaires de la prière et l'arme extraordinaire de l'exorcisme. On apprendra pourquoi tant de chrétiens, y compris théologiens et exorcistes, ne croient plus au démon. On décèlera l'enjeu de la réforme en cours des exorcismes. On comprendra aussi les questions concrètes : qu'est-ce que la possession ? Qui est possédé et pourquoi ? Qu'est-ce que les exorcismes ? En quoi vont-ils être réformés ? Comment échapper à l'emprise du prince de ce monde dont la plus grande habileté est de faire croire qu'il n'existe pas ? L'abbé Laurentin est en relation avec plus de cinquante exorcistes de divers pays et les médecins qui travaillent avec eux. Il a été le théologien et chairman de leurs discrètes réunions internationales. Il a participé à de nombreux exorcismes. Il est bien placé pour en parler expérimentalement, au-delà des idéologies et des mythes. L'abbé Laurentin a participé aux rédactions de Vatican II. Professeur à l'Université catholique de l'Ouest, il est visiting professor dans plusieurs universités d'Amérique et d'Italie.
La Vierge Marie a été la grande oubliée, après le Concile. L'éclipse de sa présence créait un malaise. Les efforts improvisés pour la retrouver ont oscillé entre un symbolisme irréel et un retour ambigu aux excès que le Concile avait délibérément rectifiés. Pour beaucoup, Marie était devenue un mythe. Ils dévaluaient son historicité. Cette dissociation entre symbole et réalité, largement répandue, a miné notre connaissance et notre amour de Marie. Comme Jeanne d'Arc, Marie est un symbole parce qu'elle est d'abord une réalité : historique et actuelle. Il fallait rétablir cette vérité intégrale. Le Pape Jean-Paul II y a invité en programmant " Une année avec Marie " (15 juin 1987-15 août 1988), puis " Un Avent avec Marie " qui s'achève par les 3 années 1997-1999, préparatoires au Jubilé de l'an 2000, dans une large perspective catholique et oecuménique. Ce livre a été écrit au service de cette cause et de ce projet de Jean-Paul II. Il en dégage le sens, à une heure grave de notre monde. Il restaure notre connaissance de Marie, si méconnue sur trois plans indispensables : 1. Sa vérité historique, livrée par l'Evangile. 2. Sa vérité dans le projet de Dieu qui la fit choisir pour Mère de Dieu fait homme et de tous les hommes qu'il est venu sauver. 3. La vérité féconde de sa présence dans nos vies. Comment vivre cette présence, et instaurer notre consécration à Dieu, notre divinisation. Elle en est le modèle. Elle nous y dispose. Nous pouvons la rencontrer. Elle est proche. Elle nous guide sur la route du troisième millénaire. Ce livre s'achève par un commentaire de l'inépuisable Encyclique de Jean-Paul II sur la Vierge Marie, suivi de quelques extraits. L'Abbé René Laurentin, expert du Concile, a collaboré à la rédaction du texte de Vatican II. Professeur en de nombreuses universités, en France et à l'étranger, il a consacré à la Vierge Marie ses thèses de doctorat ès-lettres et de doctorat en théologie. Il suit régulièrement tout ce qui paraît sur Elle dans ses bulletins de la Revue des Sciences philosophiques et théologiques. Ses études sur Lourdes et les apparitions, qui ont fait des best-sellers, sont la partie connue d'une oeuvre de recherche en profondeur sur la Vierge Marie dont il donne ici la quintessence.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--