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Lucifer dans les étoiles
Laurent Thierry
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876236349
Il s'agit bien sûr d'une fable à propos d'un art contemporain où l'ambition, la démence, l'ivresse de l'argent, l'emporte sur toute considération esthétique. comme dans le Maître et Marguerite, le diable est descendu sur terre pour se jouer des humains. Mais cette fois-ci, il a pris l'apparence d'un artiste contemporain dont la réputation est vite internationale. les oeuvres du diable sont d'un genre inédit : étoiles, galaxies, et autres nébuleuses du cosmos que, tel un duchamp cosmique, il signe de son tag. lucifer n'est pas avare de boniments : aux collectionneurs qu'il parvient à séduire, il promet un éternel réveil dans les aubes du cosmos. lucifer le sait : il vend du vent, du rêve, le rêve de lucifer, un rêve d'éternité. Vernissages, expositions dans les musées et ventes aux enchères s'enchaînent en une spirale infernale. Mais lucifer est susceptible. Soudain, il se met en colère. les collectionneurs d'art spéculent sur ses étoiles sans croire un seul instant en son rêve d'éternité. Rien ne va plus. le marché s'affole, s'effondre, et les collectionneurs sans scrupule périssent dans le bûcher des vanités allumé par Satan.
Tammy Hamilton débarque de Californie pour venir en aide aux autorités locales contre une bande de criminels qui s'en prennent au Hero's Pride. En général, les bikers s'occupent de ce genre de choses eux-mêmes, mais là, ce sont les femmes du club qui sont visées, et ils se résolvent à travailler avec les forces de l'ordre pour découvrir qui est derrière ces attaques incessantes. L'agent Hamilton se fait passer pour la femme du biker Derek " Champ " Layton, qui dirige le gymnase et la ligue de boxe de la ville. En tant qu'ex-boxeur professionnel, il sait comment protéger ce qui lui appartient. Au fur et à mesure que Tammy et Champ se rapprochent, il a de sérieuses réserves à l'idée de laisser sa femme sous couverture servir d'appât et n'hésite pas à en faire sa femme pour de bon.
L'univers des bikers est ici parfaitement décrit, des personnalités fortes, des hommes et des femmes libres, mais aux valeurs immuables. Gare à ceux qui passent les limites. Le premier tome, Biker Babe, nous plonge dans l'univers des bikers. Nous faisons connaissance avec un club de bikers de l'Oregon, dirigé d'une main de fer par Riot. Riot a une fille Shay, la prunelle de ses yeux, mais aussi dotée d'un gros caractère et la princesse des Hero's Pride. C'est l'histoire de Shay que nous allons suivre dans le premier opus de la série. Shay et son tout nouveau magasin d'articles pour bikers, Shay la passionnée au tempérament de feu. Son univers est bousculé par l'arrivée de Rex, transfuge du club des bikers de Californie. Il vient prendre la place de vice-président des Hero's Pride. Grand, sexy et avide de liberté, Rex ne laissera pas Shay indifférente. Mais la loi des Hero's Pride est sans appel, pas de fraternisation entre frères et soeurs... Et puis cette série, c'est un hommage aux femmes, car les bikers sont aussi des femmes et elles sont très présentes dans chacun des tomes. Nous les découvrons indépendantes et fières, féminines et courageuses, manipulatrices et sauvages. Avec elles, on ne s'ennuie pas et, sans elles, les bikers ne seraient pas ce qu'ils sont.
Dans le huis clos d'une prison chinoise, trois personnages s'affrontent : un policier, un dissident, une jeune fille rescapée des sanglantes manifestations de la Place Tienanmen à Pékin. Trois mentalités que tout oppose se heurtent, se confrontent, se haïssent. Malgré les antagonismes, finiront-elles par se comprendre ? Une histoire d'amour peut-elle naître entre les murs d'une cellule d'isolement ? Ce sont aussi deux visions de la liberté qui se dressent face à un policier cynique et cruel. Celle du dissident Liu, purement politique, issue des Lumières et de Zola et celle de la jeune fille, hédoniste et consumériste, qui prend sa source dans les spots publicitaires et les tubes de Madonna. En toile de fond : la fascinante mutation d'une Chine où les gardes rouges ont laissé place aux hommes d'affaires.
Henri Noguerre est notaire, enfin presque... Il doit prêter serment devant le Garde des Sceaux, mais le jour même une patte velue remplace sa main gauche ! Une vraie patte : poils et griffes compris ! Mordre est une formidable satire d'un milieu n'existant que par les apparences, une analyse cynique sur les rapports de pouvoir entre hommes et femmes. Le grotesque le dispute au comique, l'intelligence à la lâcheté. Tout cela fait de ce premier roman un moment jubilatoire.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).