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Le rayonement de Gustave Courbet. Un fondateur du réalisme en Europe et en Amérique
Laurent Stéphane
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296037830
Si Gustave Courbet (1819-1877) nous est désormais bien connu au travers de son engagement politique, de sa vie, de son combat esthétique et même de son sens de la promotion, il reste une dimension à explorer : son immense impact sur le développement du mouvement réaliste puis impressionniste à l'étranger. Après avoir examiné l'incidence du néoclassicisme et des maîtres hollandais sur son oeuvre, l'ouvrage traite de ses relations avec les pays qu'il a visités (Allemagne, Belgique, Hollande, Espagne et Suisse) et où il s'est assuré de nombreux contacts. A Munich, en 1869, il se lie avec des artistes d'Europe centrale et avec le jeune peintre Wilhelm Leibl, qui devient son disciple et finit par former un cercle d'artistes réalistes allemands. Grâce à son charisme et à sa réputation sulfureuse, grâce aussi aux Expositions universelles où il dispose de son propre pavillon, nombre d'artistes viennent le visiter d'Amérique, de Russie ou de Scandinavie. Au-delà d'une synthèse inédite sur le réalisme international, l'ouvrage propose donc une réflexion sur l'idée d'influence en art. Pourquoi certains pays comme l'Italie ou l'Angleterre échappent-ils à l'aura du maître du réalisme ? Le parcours s'achève avec la répercussion de Courbet sur l'art contemporain.Stéphane LAURENT, maître de Conférences HDR (Senior Professor) à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est l'auteur de nombreux livres et collabore à plusieurs revues d'art. Cet ouvrage s'inscrit dans sa recherche de questionnements inédits et stimulants sur le développement de l'art moderne.
Résumé : Leonard, Picasso, Wharol, Koons, les artistes fascinent les foules et obsèdent les intellectuels. L'Art semble aujourd'hui se réduire à quelques figures de la peinture dans un marché mondialisé et conceptuel. Un art où le geste s'efface devant la pensée, où la "main", pourtant capitale, ne compte plus. Qui sait que Louis XIV, l'inventeur du luxe à la française, préférait son service de table en or massif aux grandes fresques du génial Lebrun ? Qui se souvient combien les enlumineurs, orfèvres et autres faiseurs d'images avaient les faveurs des princes du Moyen Age, adeptes des beaux objets ? Ivoiriers, tapissiers et autres artisans d'art sont les vaincus d'une longue et sourde guerre que les succès éphémères des arts décoratifs ou du design contemporain ne peuvent faire oublier. Stéphane Laurent revient sur cette histoire et dresse un subtil panorama critique de cette guerre entre l'"Art" et l'artisanat. Il démêle cette question de l'Antiquité jusqu'à nos jours sans omettre des rapprochements avec d'autres civilisations extra-européennes et revient sur les moments essentiels de notre histoire de l'art, relevant les coups de force - telle la naissance des arts libéraux en Italie et en France au XVIe siècle -, les moments d'hésitation ou de reflux, comme le XIXe siècle, avec les Arts and Crafts et l'échec des arts décoratifs. En choisissant le luxe comme fil conducteur, il nous révèle les rapports de l'art avec le pouvoir et l'élite intellectuelle d'un côté, et le rôle de la consommation de l'autre, deux pôles déterminants de la création.
Le couteau de poche de Joseph Opinel (1890), la DS 19 de Bertoni pour Citroën ou le fauteuil LC4 de Le Corbusier. Le design français a ses icônes et ses vedettes : tout le monde ou presque connaît Charlotte Perriand ou Philippe Starck. Certains se souviennent de Raymond Loewy ou de Roger Talion. Pourtant, l'"école" française, apparue avec l'art industriel et qui se structure durant l'entre-deux guerres, reste méconnue. Un design français qui allie inventivité et raffinement, et qui a réussi autant chez Moulinex-Seb que chez Yves Saint Laurent. En un volume dense, documenté et illustré, qui brasse la mode, les objets et le graphisme (affiche, illustration, animation...), Stéphane Laurent nous raconte deux siècles de design français, animés par une innovation technique, continue et puissante, menée par des ingénieurs-inventeurs-entrepreneurs autant que par des créateurs. Dans cette fresque vivante et incarnée, on trouvera aussi bien les inventions fondatrices, tels le tricycle électrique de Gustave Trouvé (1880) ou le biplan Spad 13 (1918), que les moments clés, comme celui de la création de l'Union des artistes modernes (UAM) en 1929, sans oublier le récit des grandes évolutions institutionnelles et politiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.