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Maintenant prenez le pouvoir
Laurent Pierre ; Tsipras Alexis
ATELIER
10,00 €
Épuisé
EAN :9782708242104
La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2012 a suscité un élan populaire exceptionnel. Que devient ce mouvement une fois l'élection passée? Feu de paille ou promesse d'une nouvelle façon de faire de la politique? Dans cet ouvrage, Pierre Laurent, actuel secrétaire national du parti communiste français, l'une des principales composantes du Front de gauche, tire les enseignements de cette expérience qui peut profondément changer la géographie politique de la France et suscite un réel intérêt en Europe. Il propose aux citoyens, et pas seulement aux partis, de se saisir des pouvoirs économiques, financiers et politiques qui les concernent pour construire une société qui part des besoins humains et de la nécessité de préserver la planète. Loin de s'éloigner des enjeux du débat européen et français sur la crise de la dette, ce livre permet aux centaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées à travers le Front de gauche d'inventer des pratiques politiques qui sortent du dilemme consistant soit à soutenir le gouvernement issu de la victoire de François Hollande à la présidentielle en taisant leurs critiques soit à s'opposer à cette gestion gouvernementale sans rien proposer et sans rien construire "ici et maintenant".
Résumé : Communisme : un mot plein d'espoir, de promesses, héritier de valeurs et de luttes remarquables mais galvaudé, dénaturé, discrédité. Communisme, un joli nom à réenchanter pour le faire entrer dans le XXIe siècle. Mon abécédaire du communisme se propose de réunir un ensemble de noms propres et de noms communs qui définissent la galaxie, l'imaginaire et le futur du communisme selon Pierre Laurent. Bien loin d'être exhaustive, cette liste donne à voir les contours du "communisme de nouvelle génération" et le rapport personnel de Pierre Laurent à ce mot et à son engagement.
Chaque période de crise est porteuse de mutations, de changements. Tenter de les repérer, c'est se donner les moyens de ressentir les lignes de force du monde en devenir. Qu'il s'agisse de la politique par les chiffres, de la montée de la défiance et du conspirationnisme, des effets culturels de la distanciation sociale... , à partir de l'ancrage de l'anthropologie politique, les débats abordés dans l'ouvrage aident à garder la tête hors de l'eau et prémunissent des explications simplistes.
Chaillet Catherine ; Laurent Pierre ; Laude Ludovi
Sans éclats, à petits pas, sans frénésie mais sans langueur, Besançon prend aujourd'hui un temps d'avance. La ville de l'horlogerie de pointe et de l'épopée autogestionnaire de Lip continue à explorer l'ailleurs et l'autrement. Autant de pas de côté qui lui permettent d'aller de l'avant, en créant du lien et du liant. Pourtant, Besançon n'est pas assez connue. Sans doute parce que, ici, oser et doser vont de paire. Les habitants de la ville sont à son image: ils parlent peu, et surtout pas d'eux. Ils sont dans le faire avant de donner à voir. Dans cet ouvrage, ils lèvent le voile sur leurs trésors d'innovation: de l'infiniment petit aux nouveaux réseaux, du cirque de demain aux solidarités inventives, du design de pointe à la création musicale. Biographie de l'auteur Catherine Chaillet et Pierre Laurent sont journalistes à L'Est républicain. Photographies de Ludovic Laude.
Comment est née la société insulaire du Cap-Vert ' Cette question, longtemps restée en suspens en raison d'une vision du passé confisquée par l'ancienne métropole, Lisbonne, trouve ici sa réponse. Le défi consiste à articuler les approches anthropologiques et historiques à travers trois périodes (les XVe-XVIe'siècles, du XVIIe siècle à 1980 et de 1980 à nos jours) afin de tirer les faits de l'oubli et comprendre les interactions entre courtiers luso-africains, esclaves et Portugais. Si la rencontre entre la culture des maîtres et celles des esclaves est inégale, cette minutieuse enquête nous révèle que, finalement, c'est le catholicisme qui s'est créolisé, engendrant une société profondément originale.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...