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LA PUISSANCE DU VIVANT. Dynamique des systèmes biologiques
Laurent Michel
HERMANN
29,15 €
Épuisé
EAN :9782705663575
Les structures biologiques n'existent que parce qu'elles sont capables de recevoir et de transmettre des informations et parce qu'elles établissent en permanence des interactions multiples avec leur environnement. Que l'on se place à l'échelle de la molécule, de la cellule, de l'organisme ou des populations, les mêmes mécanismes déterminent la même variété de comportements dynamiques: transitions entre états stationnaires (maladies à prions par exemple), activités périodiques (des oscillations métaboliques les plus simples aux rythmes physiologiques les plus complexes), chaos (comme dans le cas des battements cardiaques). Les couplages et autres non-linéarités internes peuvent aussi bien engendrer un ordre macroscopique émergeant de la multitude des processus élémentaires que, dans d'autres conditions, faire apparaître, au-delà d'une bifurcation, un nouveau régime de fonctionnement, une nouvelle forme. Le ruisseau trace son chemin au gré des accidents géologiques qu'il contribue à créer. Il contourne les montagnes, emprunte les vallées, se joue des déclivités par un jeu de cascades. Un système biologique dynamique possède ses propres attracteurs, ses bifurcations et ses seuils. Comme le ruisseau, il lui faut trouver son chemin au sein de paysages dont les reliefs sont accidentés, les paysages morphogénétiques. Mais toute cellule est issue de la division d'une cellule existante. Cette observation, jamais mise en défaut chez aucun organisme, souligne la nécessité d'une continuité structurale et va bien au-delà de l'indispensable duplication du matériel génétique. Elle montre l'insuffisance du concept d'auto-organisation qui sous-tend le consensus actuel autour de l'idée de " programme " génétique. Une cellule vivante n'émerge pas de l'assemblage spontané de ses constituants élémentaires : seule une cellule a la capacité de donner naissance à une autre cellule. C'est probablement l'une des principales raisons qui contribue à faire que l'origine de la vie est et reste l'un des plus profonds mystères de la biologie. C'est aussi pourquoi la connaissance que l'on peut avoir des structures moléculaires des systèmes vivants est tout autant nécessaire qu'insuffisante. Par sa nature pluridisciplinaire, ce livre s'adresse à un large public qui y trouvera une réflexion critique sur une discipline, la biologie, qui trop souvent oublie que son niveau de description pertinent est, en dernière analyse, celui de l'organisme.
Argentin de naissance, Mario Bunge a été professeur de philosophie à l'université McGill de 1966 à 2000. Egalement physicien, il n'a jamais séparé activité scientifique et réflexion philosophique. Toujours soucieux de tenir compte des avancées des sciences et de ne jamais oublier les données de la réalité, il appartient à une tradition très éloignée de la spéculation idéaliste souvent sans ancrage dans le réel. Attentive au monde objectif comme à l'univers social, sa pensée se présente comme un système complet où trouvent place de manière cohérente et intégrée nature, société et individu. Dans ces entretiens avec Laurent-Michel Vacher, il débat aussi bien du problème du tiers-monde que de la logique de la recherche scientifique et de la nature du savoir.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
A travers différents exemples allant du niveau moléculaire à celui des écosystèmes, cet ouvrage présente les outils permettant d'étudier et de modéliser les propriétés dynamiques des systèmes biologiques soumis à des régulations non linéaires. Les mécanismes générateurs d'états stationnaires multiples associés aux phénomènes de seuil et à la propriété d'hystérèse, ainsi que ceux à l'origine des phénomènes rythmiques et oscillatoires, sont explicités, formalisés, analysés, simulés et finalement interprétés. L'apprentissage des méthodes permettant le développement de ces études n'est pas négligé : les algorithmes sont brièvement décrits et leur mise en oeuvre informatique (en langage R) est proposée. Des exercices d'application (et leur corrigé) complètent chaque chapitre. Cet ouvrage correspond à un enseignement donné en Master de bioinformatique et biostatistiques à un public qui a, en majorité, suivi un cursus de licence de biologie. Si son niveau général est celui d'un Master, quelques éléments choisis sont néanmoins enseignés dès la deuxième année de licence de biologie. A l'opposé, les étudiants de Grandes Ecoles ayant choisi la filière Biologie trouveront ici matière à nourrir leur réflexion et éventuellement leurs propres travaux. En séparant dans des chapitres distincts les méthodes d'étude de leur application à la biologie, cet ouvrage offre plusieurs niveaux de lecture et peut intéresser un large public d'étudiants et de chercheurs non biologistes (chimistes, physiciens, économistes, etc.) intéressés par l'application des modèles dynamiques à leur propre domaine d'activité.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
David Alfred ; Barrios Arantza ; Kaldy Pierre ; Li
Pourquoi avons-nous une mémoire sélective ? A quoi servent les rêves ? Qu'est-ce que l'intelligence ? D'où viennent nos émotions ? Le cerveau représente seulement 2 % du poids du corps, et pourtant, il en est le poste de commande. A la lumière des découvertes les plus récentes des neurosciences, ce livre vous révèle les relations multiples entre notre monde interne et le monde extérieur, et ce qui arrive quand quelque chose se dérègle dans ce système. Des merveilles de la mémoire et de l'intelligence aux profondeurs du sommeil, explorez les incroyables secrets de votre cerveau !
Résumé : "Qu'est-ce que la vie" ? , se demandent depuis des siècles naturalistes, biologistes et philosophes. Et si, pour tenter d'y répondre, on renonçait à donner du monde vivant une définition figée, pour mieux prendre en compte sa nature dynamique et ses échanges permanents avec le reste de l'univers ? De fait, la nature et maintenant les laboratoires recèlent un incroyable bestiaire d'infravies, des entités qui défient la classification binaire entre vivant et non-vivant. Plus surprenant encore, il ne s'agit pas d'exceptions mais, au contraire, des éléments mêmes sur lesquels repose l'existence du monde vivant. Ce livre révèle ces infravies et les accueille dans une nouvelle perspective théorique. Il propose une caractérisation scientifique inédite du vivant, qui exige d'abandonner certaines des métaphores les plus puissantes de notre temps, comme celle du vivant-machine. Cette épistémologie renouvelée, amenant à concevoir une vie sans frontières, a des répercussions majeures sur le regard éthique que nous posons sur les vivants. Un ouvrage d'une puissante originalité.
Résumé : Depuis son éclosion sur Terre, la vie a connu plusieurs crises majeures durant lesquelles la plupart des espèces animales et végétales ont disparu. La plus récente fut la disparition des dinosaures et de 75 % du monde vivant, il y a 66 millions d'années. Une nouvelle crise se profile maintenant, dont l'homme est responsable à travers la surexploitation des ressources, la destruction et la fragmentation de l'habitat, l'introduction d'espèces invasives et le réchauffement climatique. Ce livre fait le point sur le concept d'extinction en masse (en prenant comme exemple celle des dinosaures) ; détaille l'ascension des mammifères dans la foulée du drame ; puis démontre comment celle d'Homo sapiens s'accompagne du massacre de la mégafaune de l'âge Glaciaire et d'un nombre croissant d'espèces aujourd'hui. Quel est le bilan de notre ingérence ? la liste des extinctions déjà actées et celle des espèces menacées ? Pouvons-nous freiner ou inverser la tendance ? Et ne risquons-nous pas nous aussi de disparaître ?
Clottes Jean ; Guilaine Jean ; Langaney André ; Si
Pourquoi l'homme? Pourquoi sommes-nous devenus ce que nous sommes? Comment sont nés le couple, la famille, la société? Et l'art, l'amour, la guerre? La science le révèle désormais: nos modes de vie, nos comportements, nos croyances se sont forgés jadis, à la suite de cette longue évolution qui nous a conduits jusqu'à l'intelligence. Nous descendons tous, sur la planète, du même petit groupe d'ancêtres. Après La Plus Belle Histoire du monde (Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Yves Coppens, Dominique Simonnet), c'est donc le récit de nos origines qui se poursuit ici. Trois actes de la comédie humaine, qui relatent trois conquêtes: celle du territoire, celle de l'imaginaire, celle du pouvoir. Ou comment l'homme s'est arraché à la nature, l'a colonisée, transcendée, transformée, puis s'est pris au piège de sa propre culture. Et si nous étions encore dans la préhistoire de l'humanité?