Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Sous-ensembles flous
Laurent Jacques
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246270515
Si Diderot, Stendhal et, d'une certaine manière, Dostoievski n'avaient pas existé, Jacques Laurent n'aurait peut-être pas écrit ce roman. Roman d'amour qui nous révèle, sous une lumière que la mort vient colorer d'une façon à la fois érotique et tragique, l'affrontement d'un homme et d'une femme, entre lesquels un secret inégalement partagé crée des liens pathétiques, marqués d'une générosité et d'une humanité qui leur confèrent une émotion et une grandeur classique, et en font une oeuvre dont la modernité prend dans l'ensemble de notre littérature romanesque une résonance singulière. En effet la manière de Jacques Laurent n'appartient qu'à lui, elle n'est pas seulement manière d'écrire, mais manière de mêler inextricablement - d'où le titre, qui, tiré des mathématiques, révèle partout son exactitude au lecteur - l'éternel et le passager. Le sujet est-il situé dans le diagnostic médical qui, limitant l'existence de Paul, crée entre lui et ceux qui l'aiment des relations rebelles à l'analyse? Est-il dans le portrait d'un homme aux prises avec les femmes qu'il a chéries ou qu'il chérit, les passants qu'il rencontre, ses fantasmes, son impatience et sa tendresse? Est-il dans le caractère de Juliette, partagée, elle aussi, entre le passé, une enfance tchèque qui a tourné à l'horreur, et un présent sensuel qui tourne à l'angoisse et se résout dans l'action? Ce livre, avant tout oeuvre de romancier, est donc lié à toutes les forces claires ou obscures qui soutiennent notre passage sur la terre.
Un enfant né au lendemain de la Première Guerre, un étudiant du Front populaire et de Munich, un acteur et témoin de la guerre, de l'Occupation, de Vichy, de la Libération. Un des chefs de file des intellectuels des années cinquante. Plusieurs écrivains en un seul homme : le Cecil Saint-Laurent de Caroline chérie, le Jacques Laurent prix Goncourt avec Les Bêtises, d'autres encore. Tel est le personnage multiple, fascinant, contradictoire qui livre ici, pour son plaisir et le nôtre, quelques-uns de ses secrets.
Résumé : Mlle Beaunon est loin de ressembler à sa légende. Non, non, elle n'est pas vieille fille. Elle passe même ses dimanches à draguer dans les musées. Son plus grand secret est qu'elle adore mentir ; chaque amant a droit à une nouvelle histoire, un nouveau prénom, de nouvelles origines. Si les hommes déifient, ils ne comptent pas, puisqu'un seul a jamais eu de l'importance pour elle : Paul Bâche, son ancien patron décédé. Du moins, jusqu'au jour où, parmi la cohorte des flirts, un garçon finit par se distinguer... Entre drôlerie, charme et émotion, voici le portrait d'une femme déterminée qui sait dominer les hommes pour, peut-être, se laisser surprendre par l'amour ?
On dit que la vie est un songe. Pour Léon-Léon Faypoul, le héros de Jacques Laurent, elle est plutôt un conte à dormir debout. A-t-il été terroriste en 1937 ? Pendant l'Occupation, a-t-il servi la milice ou la Résistance ? Qu'a-t-il commis à Ulm, en 1945 ? Et quelles femmes a-t-il aimées ? Huguette, ou Blanche, ou aucune ?Les feuillets qu'il nous laisse avant de disparaître ne font qu'épaissir ces mystères. Dans cette chronique, trompeusement ancrée dans les événements politiques et historiques de notre époque, le véritable héros, c'est l'imaginaire.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".