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Feng Zikai, un caricaturiste lyrique. Dialogue du mot et du trait
Laureillard Marie ; Elisseeff Danielle
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343135861
Caricaturiste, auteur de bandes dessinées, peintre, illustrateur, Feng Zikai (1898-1975) pose face à face le mot et le trait. Considéré comme l'inventeur d'un genre artistique nouveau, le manhua, néologisme chinois emprunté au japonais (manga) dans les années 1920, il demeure profondément attaché à l'héritage de l'encre et du pinceau du lettré, même si son éclectisme l'ouvre à diverses sources d'influence, nationales comme étrangères, classiques comme modernes. Grand amateur de poésie, il élabore une caricature au style sobre et naïf, empreinte de lyrisme et d'humour, inspirée de modèles occidentaux et japonais et à laquelle il confère une identité chinoise. Il est aussi un écrivain, auteur d'essais sur l'art et de nombreux récits sur le quotidien qui créent un dialogue continu avec ses manhua. En cette période troublée de l'histoire de Chine qu'est l'époque républicaine (1911-1949), durant ses vingt-cinq premières années de création, Feng Zikai transmet une philosophie de vie marquée par le bouddhisme, mais aussi par un idéal de naturel et de spontanéité qui plonge ses racines dans le taoïsme. Non par refus de la réalité mais au contraire pour mieux l'affronter, il s'efforce d'adopter le regard d'un enfant, artiste né, qui "regarde les fleurs en souriant, entend la langue des oiseaux, invite la lune à boire avec lui et ouvre sa porte pour accueillir les nuages".
Ce volume rassemble une quinzaine de nouvelles et quelques essais, qui remontent pour la plupart aux années 1920-30. Dans L?Éventail, Les Lampions de la première lune et Madame Zhou, l?auteur dépeint la naissance du sentiment amoureux chez des jeunes gens indécis face au désir qui les habite, tandis que Crépuscule à la saison des pluies ou Au Théâtre « le Paris » décrivent ces mécanismes inconscients chez des personnages d?âge mûr. Avec L?Amour de Shi Xiu, il se livre au pastiche de la littérature ancienne vue sous l?angle de l?analyse psychologique. Dans Soleil printanier et Brume, l?intrigue est assez secondaire par rapport au monologue intérieur qui s?apparente à un flux de conscience. De même, la crainte de ne pas sembler assez viril hante le personnage de Lune croissante de fin d?automne. Dans Le Poète, un lettré solitaire et déclassé, habitué d?une maison de thé, sombre peu à peu dans la folie. La Carte de visite montre les effets néfastes de la productivité du monde moderne chez un employé. Une technique proche du montage, l?importance accordée aux dialogues, font parfois songer au cinéma, comme dans La Danseuse au déclin du jour. L?érotisme se mêle au fantastique dans Yaksha, où le héros fasciné par une femme vêtue de blanc croit voir en elle un être démoniaque. Le Goût de la pluie, Voyage autour de ma chambre révèlent la maîtrise de l?auteur dans l?art de l?essai. Enfin, une évocation publiée en 1988 à l?occasion de la mort de Shen Congwen constitue un riche témoignage sur la traversée du siècle de ces deux écrivains. Ces textes proviennent, pour l?essentiel, de la période la plus active de Shi Zhecun. Comme celle d?autres écrivains de sa génération, son oeuvre n?a été redécouverte que récemment en Chine. Elle ressurgit intacte sous nos yeux, tout imprégnée encore des temps qui l?ont vue naître, que la brutalité et l?indifférence du siècle n?ont pas su effacer.
Mo Yan a puisé aux racines les plus profondes de sa propre histoire pour écrire ce roman : celui d'un fils de paysans pauvres du Shandong qui rêve d'entrer à l'université pour échapper à la misère, et qui, après ses échecs répétés, se réfugie dans un monde secret peuplé de mirages et de souvenirs. Car son héros. surnommé Yongle, " Joie Eternelle ", a bien des correspondances avec le romancier. Lui aussi a connu la faim dans la même province, muré dans le silence et la solitude, sauvé par le désir entêtant d'écrire afin de pouvoir " s'épancher et manger des raviolis à tous les repas ". Dans ce récit bruissant d'éclats d'eau, de lumière et de nuit, la poésie jaillit des odeurs chaudes de la terre sans renier sa trivialité la plus crue ; et Yongle, du fond du mépris et de l'abjection qu'il subit, dans un ultime instant, se sent enfin envahi par l'émotion d'une joie suprême.
Dans le village des Pêchers, au pied de la montagne du Nord, on ne peut plus pleurer. Le nouveau roi l'a interdit, sous peine de mort. Les larmes de Binu s'écoulent donc de ses cheveux comme de ses doigts. Tout son corps pleure, sauf ses yeux. Elle est inconsolable depuis que son époux, Qiliang, a disparu, emmené de force, avec des milliers d'autres travailleurs, de l'autre côté de la montagne de la Grande Hirondelle, pour construire la Grande Muraille. La jeune femme décide de parcourir les mille li la séparant de Qiliang afin de le sauver d'une mort certaine. Commence alors le périple extraordinaire de Binu, qui, bravant tous les dangers, se lance à la recherche de son bien-aimé avec une grenouille aveugle pour seule compagnie. Le mythe ancestral de Binu est un voyage onirique, un conte d'amour et de mort, de courage et de passion, une plongée magique dans cette célèbre légende chinoise merveilleusement revisitée par Su Tong. Biographie de l'auteur Né en 1963, Su Tong est l'auteur de nombreuses fictions, dont, entre autres, Je suis l'empereur de Chine (Picquier, 2005), et Epouses et Concubines (Flammarion, 1992), qu'il a lui-même adapté au cinéma pour Zhang Yimou. Depuis le succès de ce film, Lion d'argent de la Mostra de Venise en 1991, Su Tong a commencé une fulgurante carrière de scénariste. II vit actuellement à Nankin, en Chine.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.