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Le bourgeois errant ; L'incendie du théâtre royal
Lattes Mario ; Nicolas Jérôme ; Mauri Paolo
ECARQUILLE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782954013473
Tout au plus il ressemble à une vieille photographie, le présent, une photo qui a sur les bords la tache blanche laineuse des photos que la lumière a brûlées. De tirage en retirage la tache s'étend jusqu'à ce qu'elle cache tout, toute la scène. Nous n'y sommes pas encore arrivés, au Dernier cliché, mais d'image en image la tache est de plus en plus envahissante, elle s'étend de plus en plus vers le centre, une salive d'ouate qui efface et oublie, jusqu'à ce que nous soyons tous effacés et oubliés, comptez là-dessus. Plus rien. Elles ont eu beau tomber, les bombes - tant d'années, tant de morts. Ou il n'en est pas mort assez, ou alors pas ceux qu'il fallait. Rien ne finit et rien ne recommence, c'est ça le problème même si on espère que le silence va enfin se faire, que les insectes vont cesser de bruire et de cogner, et que les hommes vont commencer à parler." (extrait de L'incendie du Théâtre Royal)
Résumé : Dans les territoires palestiniens, depuis l'occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les histoires personnelles et collectives. Les arrestations et les incarcérations massives pour des motifs d'ordre politique ont installé ce que l'auteure appelle une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est central des modes de contrôle des Territoires palestiniens. Le texte s'appuie sur une enquête de plusieurs années pendant laquelle plus de 350 longs entretiens ont été conduits, mais aussi sur des archives et des documents juridiques. La trame narrative retrace l'histoire de cette toile carcérale et des vécus de l'enfermement tout en emmenant les lecteurs dans les pas de l'auteure et de son enquête.
Le 17 novembre 1494, les troupes françaises entrent dans la ville de Florence. Ce même jour, Pic de la Mirandole meurt empoisonné. Ils sont tous au chevet de l'illustre humaniste : Savonarole, Botticelli, Marsile Ficin le rival, les kabbalistes, les cardinaux... Mais, dans la bonne tradition du genre, nos deux auteurs ont ajouté un personnage de leur invention, qui mènera l'enquête sur la mort de Pic pour le compte du roi de France : un certain Jean-Giovanni Rollet, de père lyonnais et de mère florentine, fondé de pouvoir dans une banque dirigée par un Médicis... Des mêmes auteurs : Le Seul Amant (qui reparaît simultanément en Points).
Prix Nobel de chimie en 1912, un an après Marie Curie, Paul Sabatier demeure étrangement méconnu en dehors de Carcassonne où il a vu le jour, et de Toulouse où il a enseigné pendant plus d'un demi-siècle. Les travaux de ce grand savant continuent pourtant de marquer la science d'aujourd'hui et ses applications : si les astronautes de la Station spatiale internationale n'ont pas besoin de se faire ravitailler en eau, c'est en effet grâce à un procédé catalytique qu'il a inventé il y a plus de cent ans. Et derrière le chimiste, il y a un homme au parcours atypique. Issu d'un milieu modeste, il doit son ascension à son travail et aux organismes d'enseignement et de recherche de la République. Conservateur et profondément croyant, il a toujours été fidèle à ses idées malgré les conséquences qui en ont résulté pour sa carrière. Régionaliste, il a refusé tout poste parisien et a oeuvré toute sa vie pour aider au développement économique de sa région. Paul Sabatier défie l'image couramment admise du savant. A travers cette biographie foisonnante, la première à lui être consacrée, Armand Lattes rend un hommage attendu à celui qui fut le pionnier de la chimie moderne.