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André Gide, Pierre Herbart & Elisabeth Van Rysselberghe. Correspondance 1929-1951
Latrouitte Armstrong Christine ; Masson Pierre
PU LYON
22,00 €
Épuisé
EAN :9782729714031
Cette correspondance inédite nous invite à une traversée du premier XXe siècle, de l'Indochine à l'Afrique, en passant par l'URSS, et nous permet de redécouvrir un écrivain, Pierre Herbart, dont l'ouvrage "La Ligne de force" (1958) fut comparé à "La Condition humaine" d'André Malraux. Pierre Herbart rencontre André Gide chez Jean Cocteau, à Roquebrune, durant l'été 1929. Il a 26 ans, Gide 60. Ce dernier croit en ses talents d'écrivain et l'aide à faire publier ses romans chez Gallimard. Il tente également de le faire sortir de son addiction à l'opium et lui présente Elisabeth Van Rysselberghe, avec laquelle Gide a eu une fille. Deux ans plus tard, Pierre épouse Elisabeth. Dès lors, il ne quittera plus le cercle des intimes de Gide, devenant son ami et conseiller. Dès après son mariage, Pierre Herbart, homme d'actions autant que de mots, accompagne en Indochine la journaliste Andrée Viollis. Puis il s'installe brièvement à Moscou pour s'occuper de la revue "Littérature internationale". Il organise alors le fameux voyage en URSS d'André Gide, qui les mènera tous deux à rompre avec le communisme. En 1938, Gide et Herbart parcourent l'Afrique et dénoncent à leur retour la politique coloniale française. Herbart entre dans la Résistance en 1942 puis devient, à la demande d'Albert Camus, éditorialiste à Combat. Mais c'est aussi un homme fragile, qui perd à la mort de Gide en 1951 un soutien indispensable et retombe dans la drogue et la misère jusqu'à sa mort en 1974, six ans après son divorce d'avec Elisabeth Van Rysselberghe.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.