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Pour une écologie du vivant. Regards croisés sur l'effondrement en cours
Latouche Serge ; Jouventin Pierre ; Paquot Thierry
LIBRE SOLIDAIRE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782372630849
Cet ouvrage est issu d'une confrontation de deux points de vue, celui de Serge Latouhe, économiste, et celui de Pierre Jouventin, éthologue. Animé par le philosophe Thierry Paquot, ce débat prend en compte les dernières recherches en sciences de la vie et en sciences de l'homme. Si dans certains domaines les opinions s'opposent, la convergence est profonde tant sur le constat de la destruction de l'environnement naturel que sur les mesures à prendre pour y remédier, qui toutes remettent en cause le fonctionnement de nos sociétés. L'humanité scie, en quelque sorte, la branche sur laquelle elle est assise... Les auteurs évoquent les leçons que nous pourrions tirer des modèles d'organisation des sociétés primitives ou des communautés animales. Ils font également référence aux penseurs qui les ont précédés et ont développé des perspectives prémonitoires qui interpellaient déjà notre avenir. Le propos de ces regards croisés sur l'effondrement en cours résonnent comme une alerte, dénonçant l'ampleur des dégâts annoncés et l'étroitesse de la voie alternative ; ils nous encouragent à penser l'après, c'est-à-dire à réagir sans attendre...
Résumé : Le terme " décroissance " est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ? Si la croissance est une croyance en un progrès infini ? pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète ?, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus . David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que " serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ". La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.
Le terme "décroissance" sonne comme un défi ou une provocation, même si nous savons bien qu'une croissance infinie est incompatible avec une planète finie. L'objet de cet ouvrage est de montrer que si un changement radical est une nécessité absolue, le choix volontaire d'une société de décroissance est un pari qui vaut la peine d'être tenté pour éviter un recul brutal et dramatique. Il s'agit donc d'une proposition nécessaire pour rouvrir l'espace de l'inventivité et de la créativité de l'imaginaire bloqué par le totalitarisme économiciste, développementiste et progressiste. Bien évidemment, elle ne vise pas au renversement caricatural qui consisterait à prôner la décroissance pour la décroissance. Celle-ci n'est envisageable que dans une "société de décroissance", c'est-à-dire dans le cadre d'un système reposant sur une autre logique. Reste le plus difficile: comment construire une société soutenable, y compris au Sud? Il faut en expliciter les diverses étapes: changer de valeurs et de concepts, changer de structures, relocaliser l'économie et la vie, revoir nos modes d'usage des produits, répondre au défi spécifique des pays du Sud. Enfin, il faut assurer la transition de notre société de croissance à la société de décroissance par les mesures appropriées. La décroissance est un enjeu politique, et il est d'ores et déjà certain qu'elle ne sera pas absente du débat électoral de 2007.
Biographie de l'auteur Serge Latouche, professeur émérite à l'université Paris-Sud (Orsay), est spécialiste des rapports culturels Nord/Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il a notamment publié l'Autre Afrique (Albin Michel, 1998), et la Déraison de la raison économique (Albin Michel, 2001).
Résumé : L'Afrique noire, pillée, marginalisée, représente moins de 2 % du produit mondial. Aux yeux du monde, elle offre un spectacle de génocides, de conflits ethniques, de luttes tribales, de coups d'Etat militaires, de famines et de pandémies comme le sida. Ne serait-elle donc que la face noire de notre destin, le rêve de la modernité devenu cauchemar ? Et si le continent africain était tout autre chose ? Un nouveau système social s'y trouve en gestation, entre " don et marché ". Forcés de trouver des moyens de subsistance, les Africains inventent un monde bien vivant, au-delà de la misère effroyable engendrée par l'idéologie libérale triomphante et la prééminence du concept de marchandise. Ce système révèle notre propre pauvreté et la faillite de notre société qui, par ailleurs, voit une économie de proximité conviviale se réinventer dans ses marges. Observant le don mauritanien, les forgerons soninké, la sorcellerie à Douala ou, encore, l'économie informelle à Dakar, Serge Latouche, professeur d'économie à l'université de Paris-XI et auteur de plusieurs ouvrages, dont La Mégamachine, rompt avec " l'afropessimisme " et propose une analyse magistrale du don et du marché, ainsi qu'une réflexion sur notre avenir. L'autre Afrique est le laboratoire de la postmodernité, au-delà de l'économie de marché.
L'attribution des Jeux olympiques à Paris en 2024 n'a pas soulevé l'enthousiasme de la population francilienne, et pour cause ! Ces Jeux olympiques ont toutes les caractéristiques d'un grand projet inutile et imposé. Décidés de manière antidémocratique, soutenus par une campagne médiatique effrénée qui les présente comme une chance pour la France, ils seront sans nul doute ? comme l'ont été la plupart des éditions précédentes ? non seulement ruineux, mais aussi socialement et écologiquement désastreux. Ils feront la promotion d'un sport dévoyé par l'argent, par le dopage, et favoriseront les sponsors des grandes marques commerciales. De plus, les équipements envisagés dans l'aménagement du Grand Paris vont privilégier ceux qui serviront aux JO, au détriment des besoins des habitants de la région parisienne... Cet ouvrage fait une analyse argumentée et fouillée de l'événement pour dénoncer l'ampleur d'une gabegie qui débouchera sur un véritable scandale.
Latouche Serge ; Jouventin Pierre ; Pasquinet Jean
Cet évènement nous permet sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions? Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l'ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, l'exploitation des matières premières, le mépris pour les populations fragiles et bien d'autres calamités ont suscité si peu d'écho. Par contre il est inquiétant que cet état de confinement s'appuie sur la mise en place d'un appareil législatif liberticide dont on ne sait s'il ne va pas perdurer dans notre droit commun? Si nous retrouvons notre vie d'avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme, est-ce que cette société de consommation repartira de plus belle, motivée par la frustration de n'avoir pu consommer ! Les différents textes réunis dans cet ouvrage nous ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.
Ce dictionnaire buissonnier revisite par ordre alphabétique, dans une visée modérément encyclopédique, les mots et les notions relevant de l'état de santé de notre planète : son pouls, la courbe de ses températures, sa radio pulmonaire, son bilan carbone et cardiaque, les détails de sa coloscopie, ses déficits immunitaires, ses états de sévices, ses confitures et ses déconfitures... Parfois, devant la gravité de certains maux ou de certains mots, l'auteur avance des solutions qui sortent des sentiers battus et frisent l'impertinence clinique. Certains trouveront ces antidotes sagaces, d'autres légèrement tirés par les cheveux. Le fond est sérieux et documenté, la forme est ludique, humoristique, parfois iconoclaste. Les solutions proposées ouvrent à la réflexion. L'écologie est souvent traitée sur un mode grave, ici elle est explorée d'une autre manière, l'idée étant que chacun prenne la pleine mesure de la conjoncture et réfléchisse dans la bonne humeur au moyen de s'impliquer personnellement, par des actions individuelles ou des initiatives collectives, dans la sauvegarde de ce qui nous est le plus cher au monde.
Jouventin Pierre ; Ramade François ; Lebreton Phil
Depuis environ 10 000 ans, Homo sapiens scie la branche sur laquelle il est assis. Ce terrible constat de l'auteur démontre que les humains seraient des animaux possédant une capacité particulière à satisfaire leurs pulsions cupides par de belles justifications, courant ainsi, totalement aveuglés, à leur extinction... Ils n'ont pas su prévoir que l'accroissement de la population se ferait plus vite que celui des ressources alimentaires, ils n'ont pas compris qu'un développement infini est impossible dans un monde fini. Leur pseudo-supériorité sur l'animal ? la raison, la culture, le langage et la morale ? ne serait qu'une entrave... Pourquoi, avec leurs intelligences, n'ont-ils pas su éviter la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles alors que les animaux se régulent depuis toujours ? Pourquoi, malgré la technologie, sont-ils de plus en plus cernés par les pollutions ? Homo sapiens, autrement dit celui qui sait, celui qui a découvert l'agriculture, l'élevage et la civilisation, s'est fait piéger par le changement climatique et les conflits qui aboutissent aujourd'hui à des guerres et aux déplacements des populations ? Cette enquête sur notre espèce s'appuie sur les découvertes récentes de la science, particulièrement en écologie, éthologie, évolution génétique et préhistoire. L'homme ne serait-il pas un animal raté ?