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Hugo sous les feux de la rampe. Relire Hernani et Ruy Blas
Laster Arnaud ; Marchal Bertrand
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840506270
Il ne s'agit pas de répéter ici ce que l'on trouve dans les éditions critiques ou annotées mais d'essayer de répondre à des questions qui se posent au sujet des deux drames les plus célèbres de Victor Hugo : Hernani et Ruy Blas. Au-delà de l'empreinte des souvenirs espagnols de l'auteur, ne portent-ils pas la trace de ses lectures du théâtre espagnol, voire allemand ? Ne sont-ils pas des drames politiques plus qu'historiques mais alors ne se prêtent-ils pas à des lectures différentes ? Ouvrent-ils la voie au réalisme ou exhibent-ils leur théâtralité ? En quoi consiste leur lyrisme ? Comment s'y manifeste l'ironie ? Le spectaculaire et le caché ne font-ils pas sens ? La destination scénique des textes n'impose-t-elle pas de tenir le plus grand compte de ce qui, dans les didascalies comme dans le dialogue, appelle une représentation ? Les articles successifs du plus fameux des combattants de la bataille d'Hernani, Gautier, témoignent-ils de l'entrée des deux drames dans l'histoire littéraire ou y contribuent-ils ? Quels débats la mise en scène de Ruy Blas par Vilar, devenue historique, a-t-elle soulevés ?
C'est un tel classique qu'on a toujours l'impression de l'avoir déjà lu... ou vu : avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, ou bien Depardieu. Relire donc Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissance et du recommencement. Toujours on sera emporté par la tension romanesque du livre, ses figures inoubliables, ses langues multiples - n'oublions pas que Hugo est le premier à introduire l'argot et la langue populaire dans le français écrit -, ses histoires et son temps. De la récidive malheureuse de Jean Valjean, frais libéré du bagne, à sa progressive rédemption, de l'enfance désastreuse de Cosette à son idylle avec Marius, de la figure sacrificielle de Fantine aux personnages sinistres de Thénardier et de Javert, le roman propose une belle leçon d'humanité vivante. "Je viens détruire la fatalité humaine, écrit Hugo, je condamne l'esclavage, je chasse la misère, j'enseigne l'ignorance, je traite la maladie, j'éclaire la nuit, je hais la haine. Voilà ce que je suis et voilà pourquoi j'ai fait Les Misérables." --Céline Darner
Résumé : L'oeuvre de Jacques Prévert (1900-1977) est intimement liée à la ville de Paris. Dès son plus jeune âge, le poète parcourt les rues du VI? arrondissement et joue dans le jardin du Luxembourg jusqu'à ce que se ferment les grilles. Il accompagne son père dans les coulisses des théâtres, fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés et parcourt les quais de la Seine avec les surréalistes. Mais ses errances dans Paris font aussi naître en lui une révolte et un engagement sincère contre la misère. Richement illustré de documents d'archives, de photographies, de correspondances et d'extraits de ses textes, cet ouvrage permet de découvrir le Paris du poète. Son chemin croise celui des plus grands artistes du XX? siècle : Pablo Picasso, Alberto Giacometti, Robert Desnos, André Breton, Robert Doisneau, entre autres. Chaque période de sa vie (son enfance dans le VI? arrondissement, sa jeunesse dans les cafés de Montparnasse ou encore son installation dans le XVIII? arrondissement) est l'occasion de découvrir un nouveau quartier de la capitale, un nouveau village dont il perce les secrets. De ses écrits à ses collages en passant par ses travaux de scénariste, Paris nourrit son imaginaire pour devenir l'un des personnages principaux de son oeuvre. Poète engagé, artiste facétieux, ce Parisien nous guide, au fil de sa vie, dans la Ville Lumière.
Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.