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La culture du narcissisme. La vie américaine à un âge de déclin des espérances précédée de Pour en f
Lasch Christopher ; Michéa Jean-Claude ; Landa Mic
CLIMATS
21,40 €
Épuisé
EAN :9782841581399
En se proposant de décrire "l'homme psychologique de notre temps" - avec sa peur de vieillir et son immaturité si caractéristique-, cet essai ne donne pas seulement à comprendre les tourments et les contradictions de la vie quotidienne, mais aussi - et surtout - les conditions politiques et culturelles qui en commandent le sens. A savoir, la montée en puissance - et en visibilité médiatique - de ces nouvelles catégories sociales, qui sont liées à la modernisation du capitalisme et dont la fausse conscience libérale-libertaire a fini par devenir l'esprit du temps. C'est pourquoi La Culture du Narcissisme jette une lumière décisive sur le paradoxe politique le plus étonnant de ces trente dernières années : l'extension à toutes les sphères de la société - à commencer par les médias - d'un esprit de contestation permanente des "valeurs bourgeoises" dont chaque brillante intuition se révèle invariablement n'avoir été que la simple bande-annonce des figures suivantes de l'esprit capitaliste. Le lecteur qui ne découvre qu'aujourd'hui le chef d'?uvre de Christopher Lasch aura vraiment le plus grand mal à croire que ce livre ne vient pas d'être écrit à l'instant.
Lasch Christopher ; Fournier Christian ; Michéa Je
Résumé : " Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la "révolte des masses". De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie". Dans ce livre testament, Christopher Lasch montre comment le détachement social, économique et géographique d'élites hédonistes et mondialisées est à l'origine du malaise de nos démocraties modernes. Cet essai brillant viendra nourrir la réflexion de ceux qui s'inquiètent de l'évolution d'un espace public et médiatique gouverné par des classes privilégiées, coupées du reste de la population.
Lasch Christopher ; Lasch-Quinn Elisabeth ; Rosson
Lasch fut, avec Denis de Rougemont, l'un des rares écrivains à étudier les rôles que jouaient les femmes, l'amour, le mariage et la famille dans l'histoire de l'Occident, passionné qu'il était par ce sujet, et convaincu que l'histoire culturelle demeurait incompréhensible autrement. Ce livre brosse le portrait d'un vaste changement au sein de l'Occident, orienté vers la rationalisation de la vie quotidienne. Son auteur rejette la théorie d'une oppression mâle et d'une persécution des femmes sans âge pour mieux nous montrer le rôle que jouèrent ces dernières dans ce développement capital. Il nous montre que l'ancienne tradition du patriarcat s'est vue échangée contre la nouvelle hégémonie de l'Etat libéral. L'une n'est d'ailleurs, dans son esprit, pas plus désirable que l'autre. L'idéal, aux yeux de l'auteur, réside à l'évidence dans une existence au sein de laquelle le diagnostic de l'expert ne constitue pas notre unique moyen de compréhension du monde. La famille ne devrait pas plus être de type patriarcal que privatisée à l'excès ou investie par les spécialistes. Au contraire, ouverte sur l'extérieur, elle devrait englober bien plus que les seuls besoins affectifs de ses membres, créant ainsi la base d'une vie ordinaire incarnant la riche union des coutumes et de la spontanéité, formant la structure de la vie humaine dans le collectif - la base de toute conception significative de l'égalité et de la démocratie. Le livre est traduit de l'anglais (américain) par Christophe Rosson. Il est accompagné de la remise à l'office de La Culture du narcissisme.
Quel est le rôle de la famille en Occident? En quoi sa fonction est-elle altérée, sinon réduite à néant, par le capitalisme? Et quelles sont les conséquences sociétales, et même civilisationnelles, de sa fragilisation? Soulignant l'emprise croissante des experts sur la famille depuis un siècle (professionnels de l'aide sociale, psychologues, école), Lasch montre que, loin de constituer un refuge dans le monde moderne, la famille est plus que jamais en proie au contrôle social. L'idéologie thérapeutique qui émerge au début du siècle dernier est portée par des "médecins au chevet de la société" désireux d'instaurer une moralité nouvelle: satisfaction immédiate et totale des désirs de l'enfant, évitement systématique du conflit, rapports parents-enfants envisagés sous une simple forme contractuelle, peur des émotions. Cette nouvelle religion interdit toute proximité des parents avec leur progéniture et les conduit à abdiquer toute autorité, renforçant par là-même leur dépendance vis-à-vis de l'expertise médicale, sociale, psychologique. Pour Lasch, les transformations à l'?uvre au sein de la famille éclairent, d'une façon plus générale, la perte d'autonomie qui caractérise la condition de l'individu dans le monde moderne et capitaliste.
Né en 1932 à Omaha et décédé en 1994, Christopher Lasch était le fils de l'écrivain et journaliste Robert Lasch, qui fut dans les années quarante le principal éditorialiste du Chicago Sun Times, et qui reçut en 1966 le prix Pulitzer. Il enseigna l'Histoire à l'université et publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Culture du narcissisme. Figure majeure du marxisme américain des années 70, devenu par la suite ?aussi inclassable que H.D.Thoreau? (Richard Rorty), il est resté jusqu'à sa mort l'un des analystes les plus lucides et des critiques les plus intransigeants des évolutions du capitalisme moderne.
Résumé : Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
L'idée que le plus grand danger réside dans les différentes formes d'intolérance, de nature ethnique, religieuse ou sexuelle fait aujourd'hui consensus. Mais doit-on forcément la partager? Le modèle de tolérance multiculturelle dominant est-il si innocent que cela? Il se pourrait bien, en fait, que se dissimule derrière ce principe d'indulgence un processus de dépolitisation généralisé, voire le glas de toute politique véritable, c'est-à-dire conçue comme production d'"universels concrets" aptes à donner un sens à notre agir. Le multiculturalisme dépolitisé est la nouvelle idéologie hégémonique du capitalisme global, partagée aussi bien par la droite que par la gauche. Il est donc nécessaire de réaffirmer l'importance de la passion politique, fondée sur la discorde.Slavoj Zizek émet ici l'idée qu'une forte dose d'intolérance est nécessaire pour élaborer une critique pertinente de l'ordre présent des choses. Il est indispensable d'attaquer les prises de position multiculturelles défendues habituellement avec zèle, et de plaider pour une nouvelle politisation de l'économie. La tolérance, il ne devrait même pas y avoir de maisons pour cela... Biographie de l'auteur Né en 1949, Slavoj Zizek est un incomparable analyste des aspects culturels et sociaux de la vie quotidienne dans les démocraties occidentales. Ont notamment été traduits en français de Slavoj Zizek La Subjectivité à venir (Climats, 2004 et Champs-Flammarion, 2006), Bienvenue dans le désert du réel (Flammarion, 2005) et Le Sujet qui fâche (Flammarion, 2007).
Résumé : L'affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont mis la question des violences sexuelles au premier plan. Depuis, le consentement renvoie naturellement au consentement sexuel et amoureux, envisagé comme un sésame de l'égalité entre femmes et hommes. Pourtant, il est bien difficile à définir, et soulève trois problèmes. Le problème juridique, bien connu de celles et ceux qui suivent l'actualité, peut être résumé ainsi : que faire pour que les cas de viol, d'agression et de harcèlement sexuels soient efficacement punis ? Le deuxième problème est moral : comment penser des relations amoureuses et sexuelles qui ne soient pas fondées sur des normes sociales sexistes et inégalitaires ? Enfin, le problème politique : comment ne pas reconduire les injustices de genre qui se manifestent dans les rapports amoureux et sexuels ? La magistrale analyse du consentement que propose Manon Garcia revisite notre héritage philosophique, plongeant au coeur de la tradition libérale, mettant à nu ses impensés et ses limites. De John Locke aux théoriciennes féministes françaises et américaines, en passant par Michel Foucault et les débats sur la pratique du BDSM, c'est une nouvelle cartographie politique de nos vies privées que dessine cet essai novateur. Au terme de ce livre, il s'agira en somme, pour reprendre la formule de Gloria Steinem, d'"érotiser l'égalité" plutôt que la domination : en ce sens, le consentement sexuel, conçu comme conversation érotique, est sans doute l'avenir de l'amour et du sexe.
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .