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Google Goulag. Nouveaux essais de littérature appl
Larose Jean
BOREAL
17,50 €
Épuisé
EAN :9782764623909
EssaiHors office automne 2015 Informations génériques Titre : Google GoulagNouveaux essais de littérature appliquéeColl. : Papiers collésAuteur(s) : Jean Larose Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 novembre 2015Format : 14 x 21 cm Prix : 17, 50 eurosNombre de pages : 192ISBN : 978-2-7646-2390-9 Contenu du livre Dans cet ouvrage, qui fait suite aux Essais de littérature appliquée, Jean Larose réunit de nouveau plus d'une vingtaine de ses écrits des dernières années inspirés par l'état du monde actuel, un monde entièrement remodelé par l'oubli du passé, la dévastation euphorique de la culture héritée et, d'une certaine manière, la réinvention radicale de l'humanité. Tableau général de notre époque dans laquelle, si vous interrogez Google à propos de Varlam Chalamov, l'auteur des Récits de la Kolyma, le " moteur de recherche " vous renseigne sur le " goulag " et vous offre en même temps des vacances en Sibérie, ce livre éclaire aussi ce que deviennent dans un tel contexte, tout près de nous, l'éducation, la sexualité, la politique, la culture, la poésie même, et le Québec notre patrie. L'auteur Jean Larose a enseigné la littérature à l'Université de Montréal. Il a aussi collaboré à la Chaîne culturelle de Radio-Canada pendant plusieurs années. Il a publié des romans et des recueils d'essais dont, aux éditions du Boréal, La Petite Noirceur (Prix du Gouverneur général, 1987) et L'Amour du pauvre (1991). 1
EssaiHors office printemps 2015 Informations génériques Titre : Essais de littérature appliquéeColl. : Papiers collésAuteur(s) : Jean Larose Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 juin 2015Format : 14 x 21 cm Prix : 17 eurosNombre de pages : 152ISBN : 978-2-7646-2356-5 Contenu du livre Après une incursion du côté du roman (Première Jeunesse, 1998 ; Dénouement, 2006), l'auteur de La Petite Noirceur (1987), de L'Amour du pauvre (1992) et de La Souveraineté rampante (1994) revient à l'essai. Il rassemble ici une vingtaine de textes écrits au fil des années, dont les sujets sont aussi variés qu'actuels mais qui tous se veulent des exercices de " littérature appliquée ", misant sur cette lumière particulière, à la fois impitoyable et compatissante, que jettent sur le monde qui nous entoure l'expérience de la littérature et la pratique des grandes ouvres de la culture. Tableau du Québec actuel et, plus largement, de la nouvelle civilisation qui se met en place, cette suite d'aperçus exprime tantôt l'inquiétude, tantôt la colère, parfois l'espoir, d'un esprit farouchement attaché à des valeurs (la langue, l'éducation, la mémoire) dont l'effacement met en péril cela même qui humanise la vie humaine, dignité, lucidité, liberté. Les lecteurs retrouveront ici le style tout à fait unique de Jean Larose, cette prose flamboyante, ce franc-parler, cette sorte de jubilation de la pensée et de l'écriture qui font de lui l'un des essayistes les plus singuliers de la littérature québécoise contemporaine. L'auteur Jean Larose a enseigné la littérature à l'Université de Montréal. Il a aussi collaboré à la Chaîne culturelle de Radio-Canada pendant plusieurs années. Il a publié des romans et des recueils d'essais dont, aux éditions du Boréal, La Petite Noirceur (Prix du Gouverneur général, 1987) et L'Amour du pauvre (1991). 1
Résumé : Dans ce livre à trois voix, la modernité de Rimbaud est passionnément interrogée : éveil, révolte, révolution du langage, autant de thèmes qui balisent une aventure poétique sans équivalent. Jean Larose nous guide sur l'écran de rêve qui transfigure ce texte, le féerise, l'offrant à ses lecteurs comme une sorte de machine à déraisonner. Gilles Marcotte enquête sur ceux qui ont tenté de corriger les "fautes" chez Rimbaud qui n'aurait eu de cesse de s'éloigner de la perfection formelle sous le signe de "la" faute. Dominique Noguez, enfin, évoque sa résurrection de l'auteur dans les Trois Rimbaud (où il offre à celui-ci quarante-six ans de vie supplémentaire ?) : il en dégage avec force et brio, le sort que nous devons réserver à Rimbaud en particulier et à la littérature en général.
Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité. Reconnaître que le Québec est un cas unique dans l'histoire des Amériques, que sa situation linguistique fortement minoritaire au Canada et à plus forte raison sur le continent exige des politiques et motive un souci constant, être conscient des particularités de notre parcours historique - cela ne signifie aucunement que l'on doive se cantonner dans un provincialisme défensif et régressif qui en vient à considérer comme suspecte, voire péjorative, l'idée même d'un Québec ouvert, pluraliste, inclusif. A mes yeux, telle est pourtant l'idée de la nation qui colle le plus à sa réalité présente, et la seule apte à éviter sa stagnation et sa folklorisation. Mon discours n'est pas celui d'un historien, d'un sociologue, d'un politologue, d'un juriste ni même d'un philosophe, bien que toutes ces disciplines me nourrissent et qu'elles occupent une large place dans ma bibliothèque. Mon point de vue sur le monde est celui d'un littéraire et donc d'un généraliste ou, mieux encore, d'un " écologiste du réel " qui considère que le monde que nous habitons est, à portée de langage, une totalité concrète, complexe, diversifiée, qui se maintient dans des interrelations, qui vit et se recrée sans cesse dans des échanges et dont nos discours ont le devoir de faire entendre la polyphonie, les discordances autant que les harmonies. Le Québec dont je parle est imprévisible, mais il commence au seuil de ma porte, dans la proximité des choses et des êtres, dans un équilibre instable qui est, au bout du compte, la seule manière d'exister.
Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? Le protagoniste de ce roman se nomme Benoît Côté. Il est banquier, coordonnateur des clients en Europe de l'Est, surtout en Russie, à la HSBCQ. Il est l'exemple parfait de ces Québécois quarantenaires, affairistes, ambitieux, hédonistes, comme il y en a tant depuis que la nouvelle république est devenue un paradis fiscal. C'est entre deux red-eyes Montréal-Saint-Pétersbourg qu'il croise par hasard Mathieu Rancourt, ancien compagnon d'études qu'il n'a pas revu depuis ses vingt ans. Mathieu est président d'une organisation confidentielle, la Société d'histoire du Québec, et il fait à Benoît une proposition étonnante. Ecrirait-il, pour la feuille de chou de la société, un texte autour de la question suivante : que serait devenu le Québec si, par un accident de l'histoire tout à fait improbable, le Non l'avait emporté en 1995 ? Benoît osera-t-il accepter ? Une telle entreprise ne risque-t-elle pas de faire ressurgir des souvenirs qu'il préfère oublier ? Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, le vrai, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? L'héritage reçu des générations passées a-t-il fait de nous ce que nous sommes ? Qui serions-nous si la vie avait été différente ?
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?