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La face cachée de l'écologie. Un anti-humanisme contemporain ?
Larcher Laurent
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204073493
Sans qu'on en prenne toujours conscience, l'écologie est devenue, dans beaucoup de domaines, l'ultime critère pour juger de la valeur d'un acte. Comment l'idéologie verte a-t-elle acquis cette autorité, au point d'accuser le vieil humanisme de mettre en péril l'avenir de la planète ? Dans le discours consensuel sur l'environnement, l'harmonie, l'osmose entre l'homme et la nature, on peut discerner une réaction contre l'état alarmant de notre monde. Mais ce rêve d'une réconciliation dans la biosphère traduit surtout la nostalgie d'un âge d'or où coexistaient le bon sauvage et une nature généreuse. L'adversaire est donc bien l'homme civilisé, l'homme qui prime sur la nature et qui la gouverne. Puisqu'il a toujours accordé la première place à la personne humaine, le christianisme est en fin de compte accusé d'être le pire ennemi de la Terre. Avec de nombreux exemples - les grands singes d'Afrique, les réseaux de l'écologie militante, les bébés phoques, les commandos contre la vivisection, le lobby pour les ours des Pyrénées, la doctrine des chefs de partis verts - Laurent Larcher décrypte l'influence des terroristes de la chlorophylle sur nos consciences.
Larcher Bertrand ; Grandadam Louis Laurent ; Briss
Résumé : Le sarrasin, plante vertueuse, se trouve en pleine résonance avec des choix écologiques de notre temps, en matière d'alimentation et d'environnement. Depuis des millénaires, il met en valeur les sols les plus pauvres et sa culture est facile. En tant qu'aliment, il est sain et riche en atouts nutritionnels, le tout sans gluten. En cuisine, il a du goût, un délicieux goût de noisette... Le lien entre le sarrasin et la Bretagne est fort. Bertrand Larcher, fils de paysan et artisan crêpier, fondateur de Breizh Café et de la Maison du sarrasin, oeuvre pour sa renaissance, enrichi de ses attaches au Japon, où l'on déguste un autre sarrasin. Dans ce livre, on redécouvre l'histoire, la culture, les qualités de cette plante savoureuse, au fil de reportages et de rencontres auprès de ceux qui défendent ce trésor du terroir breton. Le chef partage plus de 60 recettes salées et sucrées. Chips craquantes, délicates nouilles soba, galettes aux sardines grillées ou au caramel yuzu, glace au sarrasin, madeleines moelleuses au chocolat, le sarrasin révèle parfums subtils et textures élégantes d'une diversité culinaire irrésistible.
Si petit que soit le village dauphinois de Beaucroissant (1247 habitants), situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Grenoble, il accueille une foire de grand renom, la foire de la Croix qui se tient autour du 14 septembre et qui, loin de constituer une rémanence archaïque, s'affirme au contraire par sa vitalité économique: plus de deux mille exposants et près d'un million de visiteurs. Cet ouvrage s'interroge donc d'abord sur la longue histoire de ce monument vivant du patrimoine dauphinois: pourquoi une assemblée marchande a-t-elle élu, ici, domicile périodique? Pourquoi a-t-elle survécu au démantèlement général des foires ? Comment enfin, avec ses imperceptibles changements de physionomie, continue-t-elle de prospérer dans le paysage actuel de la grande distribution ? À l'image de la foire, polymorphe et plurifonctionnelle, cette recherche offre la particularité de combiner une approche historique et anthropologique : qu'importe si les archives s'avèrent souvent lacunaires, l'enquête statistique, l'observation, les entretiens prennent le relais pour dresser un état des lieux. Un état des lieux qui déborde à chaque occasion du périmètre forain. Étudiant une foire longtemps pastorale, cet ouvrage apporte sa contribution à l'histoire de l'élevage dans le Bas-Dauphiné. De la même façon, s'efforçant d'ouvrir des brèches dans l'anonymat des métiers de la foire - les maquignons, les charlatans, les camelots, les industriels forains... - cet ouvrage se constitue ici et là en ethnographie professionnelle. De plus, comme les foires sont capricieuses et désertent les lieux investis, l'ouvrage interroge l'ingérence de la municipalité dans la gestion de sa foire, et ce faisant, se livre à une micro-histoire villageoise. Enfin, comme l'aubaine d'une foire ne dure que si se répète la rencontre toujours difficile de l'autochtone et du forain, l'ouvrage aborde le champ de foire sous l'angle d'un champ social, exemple d'une sociabilité de circonstances. Située donc à la croisée des chemins, non seulement entre sillon rhodanien et massif alpin, mais encore entre passé et présent, entre ruraux et néoruraux, entre nomades et sédentaires, entre attraction pour curieux et rendez-vous professionnel, cette recherche s'efforce de restituer l'échange marchand dans sa globalité, dans sa circularité.
Le bonneteau institutionnel auquel l'Etat s'est prêté depuis quarante ans a en réalité conduit à une sorte d'euthanasie des maires, amputés de leurs pouvoirs et soumis à une pression bureaucratique et financière de plus en plus rude. Un système dont tout le monde fait les frais, jusqu'au président de la République lui-même, englué dans la gestion d'affaires de second ordre et exposé à tous les vents de mécontentement. L'exécutif, à travers cette hypocrisie décentralisatrice, pensait préserver son pouvoir. Il a en réalité créé les conditions de son impuissance. Entre concentration du pouvoir central et assèchement du pouvoir local, c'est ainsi tout l'édifice qui se trouve aujourd'hui "empêché", de la base au sommet. Jusqu'où, jusqu'à quand ? Et si le maire, que certains ont un peu trop vite rangé au rayon d'un folklore républicain désuet, était celui par lequel la régénération démocratique devait passer en priorité ?
Gracienne Laurence possède cette qualité humaine, hautemment appréciable et qui se fait rare, de beaucoup plus parler des autres que d'elle-même. Le présent ouvrage, écrit pourtant à la première personne du singulier, s'apparente en réalité, plutôt qu'à une autobiographie, à la fois à une peinture des sociétés antillaises observées depuis la maternité d'une commune de la côte atlantique de la Martinique et à une réflexion critique - éclairée par plus de quarante années de pratique du métier de sage-femme - sur l'obstétrique dans le système hospitalier français en général et dans celui des colonies françaises des Amériques en particulier. Développant une analyse sur le temps long de cette spécialité médicale dont le but premier n'est pas de guérir mais d'accompagner les femmes tout au long de leur grossesse et dans leur accouchement, le témoignage de Gracienne Laurence permet de découvrir les origines et le développement des méthodes et pratiques obstétricales perfectionnées à partir du 16e siècle dans le royaume de France et seulement au quasi mitan du 20e siècle en Martinique. Mais, dans la métropole comme dans sa colonie, l'histoire qui nous est contée est aussi celle de la mise à l'écart des femmesA : mise à l'écart progressive des anciennes matrones qui s'occupaient des naissances durant la période esclavagiste et jusqu'à la fin de la société d'habitation dans la seconde moitié du 20e siècle, mise à l'écart également des sages-femmes - qui ont pourtant elles-mêmes inventé et perfectionné leur Art - par les grands pontes de la médecine et de la chirurgie, dépossession - enfin - des femmes de leur propre corps. En creux, en illustrant son propos de situations vécues par ces femmes confrontées à la peur de l'enfantement et faisant face, pour un certain nombre d'entre elles, à une précarité affective et/ou sociale, en critiquant les évolutions néfastes comme en se félicitant des progrès réalisés dans la gestion de la douleur (jusqu'à parfois son absence), Gracienne Laurence offre un outil de connaissance à ses lectrices - déjà mères ou futures mères - comme au lecteur en général ; convaincue que le savoir partagé avec l'ensemble de la société humaine est la clé pour une venue au monde la plus apaisée possible. Un document de première main tout à fait original et un bel hommage à une profession admirée souffrant pourtant d'un manque de reconnaissance.
Résumé : " Ensemble, nous avons rêvé grand ! Et nos rêves nous ont conduits bien au-delà de nos espérances : jusqu'au Parlement européen et aux Nations unies. Il nous aura fallu un an pour fédérer 310 jeunes de 10 pays d'Europe et écrire la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant. " Ils s'appellent Soujoud, Maélys, Thomas, Rémy, Osswa, Yasmin, Noémi, Elmezoir, Bilal, Sana, Kati, Houcine, Léon... Ils ont aujourd'hui 12 ans pour la plupart d'entre eux. Ils habitent le quartier de Beauregard à Poissy et veulent sauver la planète. En octobre 2018, ils se constituent en lobby en réaction à la démission de Nicolas Hulot. Ils travaillent, rencontrent des experts et des responsables politiques, font des propositions concrètes et... déplacent des montagnes. Tout cela hors du temps scolaire, avec le soutien indéfectible de leur ancienne enseignante de CM2, Anaïs Willocq, et d'Elsa Grangier, réalisatrice, qui raconte cette extraordinaire aventure éducative et citoyenne. Ce récit est celui d'une jeunesse qui s'engage pour l'environnement. Une jeunesse qui se mobilise, dans la rue, dans les écoles, sur les réseaux sociaux. Une jeunesse qui déborde d'énergie et d'intelligence pour agir. Une jeunesse qui se lève, encouragée par des adultes décidés à mettre leurs compétences et leur temps à leur service. Une jeunesse qui nous réveille et nous redonne espoir ! Elsa Grangier, révélée dans l'émission Les Maternelles sur France 5, est journaliste. Coordinatrice de cette aventure hors du commun, elle l'a aussi filmée et coproduite. Sa série documentaire, Le Lobby de Poissy, primée au Green Award Festival de Deauville, est visible sur Lumni.
Naess Arne ; Afeissa Hicham-Stéphane ; Ramadier Ma
Résumé : Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Etonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Naess, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Naess montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant ? et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature ? est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Naess (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. Hicham-Stéphane Afeissa est professeur agrégé de philosophie, docteur en philosophie ainsi qu'en géosciences et environnement. Spécialiste d'Arne Naess, il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages de philosophie environnementale. Mathilde Ramadier est philosophe, scénariste et traductrice. Elle a récemment publié un roman graphique consacré à l'écologie et à Arne Naess : Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017, avec Laurent Bonneau). Textes traduits du norvégien par Naïd Mubalegh, et de l'anglais par Pierre Madelin, sous la direction scientifi que de et révisés par Hicham-Stéphane Afeissa. Textes présentés par Hicham-Stéphane Afeissa et Mathilde Ramadier.
Ce livre est un appel à l'audace et un encouragement à passer à l'action. Nous sommes la dernière génération d'êtres humains à pouvoir agir pour endiguer les dérèglements du climat. Nous devons tout tenter au cours de la prochaine décennie. L'urgence est telle que ni les rapports alarmants des scientifiques, ni les changements de comportement individuels, ni même les interpellations habituelles de la société civile ne semblent suffisants. Face à l'ampleur et à l'accélération de cette crise, il faut aller plus loin, hausser le ton et contraindre nos gouvernements à agir pour transformer en profondeur nos sociétés et nos modes de vie. Deux millions de personnes qui soutiennent un recours juridique contre l'Etat, c'est un bon début, mais ce n'est pas suffisant. Une population qui consomme de manière plus responsable, c'est nécessaire, mais il faut aller plus loin. Un million de jeunes qui marchent dans les rues et des actions de désobéissance civile qui se multiplient, ce sont d'excellentes nouvelles. Quand les rapports et les rendez-vous dans les ministères ne suffisent plus, il faut savoir désobéir et multiplier les actions pour s'opposer à tous les projets incompatibles avec l'urgence climatique. Utilisons la loi pour attaquer en justice les entreprises les plus polluantes et les gouvernements qui n'agissent pas assez. Boycottons les biens produits d'une manière totalement irresponsable. Mettons-nous en grève s'il le faut et ne respectons plus des règles du jeu qui nous conduisent dans le mur. Nous devons urgemment panser les plaies de la Terre, et bâtir un nouveau monde, un monde plus juste pour les humains, et plus respectueux de la biodiversité. Jean-François Julliard , journaliste, ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, est le directeur général de Greenpeace France, association qui lutte contre les crimes environnementaux sur tous les continents. Il est l'auteur des Veilleurs du ciel (Don Quichotte).
Tandis que les effets du changement climatique sont ressentis de plus en plus violemment en Chine comme aux Etats-Unis, avec une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, une guerre commerciale sans précédent oppose ces deux pays depuis mars 2018. L'interdépendance profonde et complexe qui unit en les opposant ces deux puissances depuis le XIXe siècle est aussi l'un des principaux moteurs de la crise écologique et climatique planétaire. Cette croissance "chinaméricaine" émet près de 45 % des gaz à effet de serre, exerce une pression phénoménale sur la biodiversité et induit une compétition toujours plus féroce pour l'accès aux ressources naturelles et énergétiques. La "Chinamérique" est ainsi une force tellurique qui verrouille la Terre dans une trajectoire d'aggravation permanente, tout en se déchirant elle-même. Allons-nous vers un long conflit entre l'Aigle et le Dragon ? Et, si c'est le cas, la Terre s'en remettra-t-elle ?