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Candide, théâtre
Laplace Yves
THEATRALES
11,50 €
Épuisé
EAN :9782842603090
Me voici, Candide" Fait-on parler Candide sur un plateau, aussitôt surgissent avec lui le sang, la chair, l'os du théâtre. C'est-à-dire le comique, le tragique, le politique et l'épique, soudain incarnés. Candide sur les planches traverse un théâtre qui est à la fois celui de la vie et celui de la guerre, celles d'hier et celles d'aujourd'hui. Il n'est plus l'ectoplasme du conte, mais cet homme que voici, entraînant dans son sillage, d'une galère à l'autre, un précipité d'humanité cabossée. Pour cultiver quel jardin, à la fin, vers la merde Marmara? A cette question, Yves Laplace propose ici une réponse littéraire inédite. Son écriture foisonnante, à l'ironie fulgurante, et la vivacité de sa langue parlée construisent une grande épopée au sens brechtien du terme. Sa pièce aux accents céliniens révèle la théâtralité et la modernité du chef-d'?uvre de Voltaire. Après avoir, dans de précédents spectacles, évoqué cet immense écrivain des Lumières, et riposté à la censure tacite de sa tragédie Mahomet, Yves Laplace et Hervé Loichemol tentent d'opérer, en scène, son plus grand texte - à travers Candide, théâtre créé en janvier 2009 au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève (avec William Nadvlam dans le rôle-titre), puis en tournée en France et ailleurs.
Yves Laplace est écrivain et arbitre de football. C'est à ce double titre qu'il s'exprime dans ces dix-huit chroniques suivies d'une nouvelle inédite. Partant pour la plupart d'événements du football local et mondial, ces textes évoquent le rôle de l'arbitre, du juge de touche ou décrivent l'état du " footoir " mondial avec une écriture qui convoque aussi bien la mythologie que l'étymologie. Ils sont aussi l'occasion d'une réflexion sur la barbarie et d'un discret hommage à Perec. Pas besoin d'être un fou du ballon rond pour les apprécier.
Trois récits (Le Garrot, Lahore et Iris) sont rassemblés sous ce titre des Hautes oeuvres. Le troisième est inédit, les deux premiers publiés chez Lattès en 1977 et 1978 ont été remaniés et épurés par l'auteur.
Résumé : " Je célébrerai mon soixante-cinquième anniversaire le 11 avril prochain. Je n'ai pas d'héritier connu. Certains parmi les hommes sont les pères. D'autres les fils. J'appartiens à cette seconde catégorie, à cette catégorie ultime. Pourtant, j'ai plus de cent quarante enfants. Cent quarante-quatre - ou plutôt cent quarante-trois - si le chiffre vous intéresse : soixante-cinq garçons - ou plutôt soixante-quatre - pour soixante-dix-neuf filles, ce qui aggraver ou accuse légèrement le déséquilibre naturel de la courbe de répartition sexuelle des naissances. "
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.