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LA MEDECINE COLONIALE. Mythes et réalités
LAPEYSSONNIE LEON
SEGHERS
14,70 €
Épuisé
EAN :9782221044940
9 000 formations sanitaires créées et gérées dont 41 hôpitaux généraux, 593 hôpitaux secondaires, 2 000 dispensaires ruraux, 6000 maternités, 4 écoles de médecine, 2 écoles d'assistants médicaux, 19 écoles d'infirmiers diplômés, 14 instituts Pasteur, de grands services mobiles de médecine préventive...", tel est le bilan des soixante années de la médecine coloniale française. Un dernier chiffre, étonnant: les 5 000 "médecins coloniaux" (y compris les pharmaciens et gestionnaires) qui ont vécu cette aventure lui ont donné 750000 mois de leur vie! "Qui a fait mieux et où?", comme le demande le doyen Payet. L'ouvrage de Lapeyssonnie ne se borne pas à ce rappel, pourtant nécessaire, des succès et des contraintes physiques, sociologiques, matérielles et pathologiques qui ont pesé sur cette ?uvre, ces dernières n'ayant d'ailleurs pas disparu avec l'indépendance des territoires coloniaux. Il analyse les facteurs qui ont permis l'utilisation optimale des ressources humaines et financières mises enjeu et dont les plus visibles étaient l'unité de doctrine, la cohésion dans l'exécution et le suivi, autrement dit la persévérance dans l'effort. L'histoire ne se répète pas, elle bégaie, a-t-on dit. Elle aurait même tendance à bafouiller de nos jours, surtout dans le domaine de l'aide médicale aux peuples malheureux. Cette grande leçon du passé que nous donne ce livre ne pourrait-elle servir à mettre un peu de rigueur dans le discours généreux mais souvent futile qui entoure l'assistance au Tiers monde, comme si l'on voulait ignorer les tristes réalités pour mieux ciseler la beauté de ce qui n'est alors qu'un geste, pour ne pas dire une gesticulation?
Débat public, concertation, consultation... Qu'une décision touche à notre bout de jardin ou engage l'avenir de la collectivité, nous sommes, comme citoyens, de plus en plus souvent amenés à participer, à intervenir au sein d'arènes publiques de toute facture. De leur côté, élus et aménageurs sont toujours davantage tenus d'organiser la mise en examen publique de leurs décisions et de leurs projets. Mais si l'action publique est assurément devenue plus bavarde, est-elle pour autant plus démocratique? Or, en observant les échanges qui se nouent autour de la conduite des projets d'infrastructures de transport, Sandrine Rui montre que si le débat public demeure sous contraintes, la permanence des rapports de pouvoir ne ruine jamais complètement la capacité critique et subversive de tout espace public. Plus encore, les formes émergentes de débat public ouvrent une discussion réflexive sur la nature de notre démocratie: elles interrogent les modes de formulation de l'intérêt général comme la légitimité de ceux qui en font un objet de débat. D'abord lieu de mésentente, l'espace public institutionnalisé est aussi le lieu où chacun cherche à être reconnu comme sujet démocratique. Parfaitement en phase avec les préoccupations contemporaines (intérêt pour le local vs intérêt général, renforcement de la décentralisation vs homogénéité territoriale du service public, transparence des investissements, etc.), cet ouvrage sera indispensable à tous ceux qui se destinent à des tâches de service public ou sont acteurs de tels débats.
Apprendre à tricoter, un projet après l'autre ! Ce livre vous propose un parcours progressif en plus d'une quinzaine de projets, pour découvrir les bases du tricot pas à pas, sans pression. Pas besoin de tout maîtriser avant de commencer : chaque modèle vous guide dans l'apprentissage d'une nouvelle technique - un point, un geste, une finition - à travers des explications claires, des schémas illustrés, et des vidéos accessibles via QR codes. - 16 projets classés par niveau, pour avancer à votre rythme - Près de 30 tutoriels vidéo pour visualiser les gestes clés - Une partie technique illustrée pour répondre à vos questions - Des modèles intemporels et faciles à porter : bandeau, châle, bonnet, pull, gilet, etc. Le guide ultime pour débuter le tricot sans prise de tête et réussir tous vos projets, du premier point jusqu'aux finitions.
Résumé : Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier... Ultime célébration et testament sublime. Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d'amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L'enregistrement de " L'Album blanc ", en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, " M. Epstein ", a laissé un grand vide. Pourtant, c'est dans cette atmosphère étrange, tandis qu'ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d'une émission spéciale en mondovision et d'un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l'immeuble d'Apple Corps. Le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l'accent sur l'aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c'est justement ce que ce livre et le documentaire qui l'accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l'écrit Peter Jackson dans sa préface : " La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention "rires' est indiquée entre parenthèses. " Hanif Kureishi, renchérit : " Le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c'est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l'immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d'oeuvre qui se révélera être Abbey Road. " Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d'entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l'ennui, à l'excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines... D'assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
En 1964, Jean Clouzet écrivit ce qui fut le tout premier livre sur Jacques Brel. L'auteur était cardiologue le jour, critique de jazz la nuit et passionné de musique à toute heure. L'artiste et le " toubib ", comme le surnommait le " Grand Jacques ", étaient liés par une curiosité et une estime mutuelles. De cette rencontre est né un ouvrage de référence, réédité pendant plus de vingt ans. Pour cette nouvelle édition, Angela Clouzet, journaliste et fille de l'auteur, a recueilli les témoignages des musiciens de Brel - Gérard Jouannet, François Rauber ou encore Jean Corti -, qui reviennent sur leur collaboration musicale et leur amitié pour " Jacques ". Avec un regard tendre et pertinent, celui d'une autre génération, elle évoque les grands thèmes bréliens ainsi que ses adieux à la scène. Enfin, trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, Yann Tiersen, Dominique A et Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, réunis lors d'une interview croisée, analysent la place et l'influence de Brel dans leur parcours musical.
En publiant ce livre, les éditions Seghers nous offrent un cadeau rarissime : une voix poétique que l'on peut classer parmi les plus grandes du XXe siècle, mais à peu près inconnue. " (extrait de la préface de Nancy Huston) Réunies pour la première fois en un seul volume, les poésies écrites par Grisélidis Real tout au long de sa vie (de l'âge de treize ans à sa mort) forment une oeuvre d'une cohérence et d'une force rares. A la mesure d'une vie hors du commun. Née dans une famille de bourgeois intellectuels de Genève, vite orpheline de père, révoltée contre sa mère et l'éducation rigide qu'elle lui fait subir, artiste peintre, mère très jeune de quatre enfants de quatre pères différents, elle emmènera deux d'entre eux en Allemagne, illégalement, pour suivre un amant qui la mettra sur le trottoir quand ils seront tombés dans la misère... Elle vivra encore de grandes amours, passionnelles, parfois violentes, sortira de la prostitution pour y retourner finalement de façon définitive et par conviction jusqu'à devenir dans les années 70 une porte-parole très remarquée des prostituées (dont elle défend le rôle social). Sa vie est aussi ponctuée de séjours au sanatorium (tuberculose dans sa jeunesse), en prison (un deal de shit qui tourne mal lors des années en Allemagne), et à l'hôpital (le cancer qui l'emportera). Ces expériences extrêmes seront le terreau de sa création poétique. On savait que Grisélidis Réal avait fait paraître un roman, des récits, des journaux, sa correspondance avec Jean-Luc Hennig (ses oeuvres sont principalement disponibles aux éditions Verticales). Mais quelques rares poèmes seulement étaient apparus au fil de certains ouvrages et dans un recueil partiel publié en suisse. Pourtant cette création poétique est peut-être son oeuvre fondamentale. Du symbolisme des débuts, au " récit " poétique poignant de la prostitution ou de la lutte contre le cancer, les poèmes de Grisélidis Réal racontent une vie, avec un art et une profondeur unique quand elle parle d'amour, de sexe, de maladie, de maternité... trouvant là la plus grande beauté. Son destin sera parachevé de façon étonnante : quatre ans après ses obsèques, sa dépouille est transférée au Cimetière des Rois à Genève (où seulement les personnalités qui ont marqué l'histoire de la ville ont leur place), entre Calvin (son ennemi préféré) et Jorge Luis Borges (son modèle poétique).
Résumé : Le 22 octobre 2021, Brassens aurait eu 100 ans : un siècle de liberté, d'humour et de générosité, ça se fête. Brassens n'est pas seulement l'une des figures les plus influentes, les plus mythiques de la chanson française, il est l'un des membres de notre famille : c'est notre tonton Georges. Plusieurs générations d'auteurs, de compositeurs et d'interprètes ont grandi à l'ombre de sa moustache et de sa pipe. Tous savent que, derrière le personnage à la voix rocailleuse, derrière la pompe de sa guitare et la verdeur de son verbe, il est une intarissable source d'inspiration. Certains gardent en tête ce qu'ils doivent à son irrévérence, à son combat joyeux contre les conventions ; certains restent charmés par le poète de Sète, éternel amoureux des femmes ; certains célèbrent le copain d'abord, le bon vivant resté simple, fidèle, malgré les trompettes de la renommée. Tous sont prêts aujourd'hui à lui rendre hommage, en mots et en images. C'est le projet de cet album Brassens a 100 ans : donner la parole aux enfants et aux petits-enfants de Georges et faire vivre, encore, à travers leur voix, leur regard, ce géant de la chanson.