Cet ouvrage collectif présente les résultats d'une enquête internationale menée auprès d'environ 7 000 élèves âgés de 11 à 19 ans, à qui il a été demandé de raconter l'histoire nationale. Des élèves français, suisses, catalans, allemands ont répondu à un questionnaire et raconté librement "leur" histoire nationale. Contre les idées reçues d'un manque de connaissances historiques et de l'absence de tout récit commun, l'enquête dévoile des formes de narration, des organisateurs du récit et des contenus partagés, une véritable trame commune. L'analyse de ces formes et contenus précise leurs points forts, mais aussi les absences ou les spécificités nationales, et montre comment les savoirs scolaires coexistent avec d'autres sources de connaissances. Sont étudiées en particulier les places respectives et les fonctions du politique, de la religion, de la guerre, dans ces récits qui témoignent d'un imaginaire national. Un effet "territorial" est enfin mis en valeur, à la fois moins important que prévu en France et significatif à l'échelle des pays. Sensibles au contexte, ces récits sont la manifestation juvénile d'une conscience historique en formation, qui s'exprime selon des formes inédites.
Ce recueil de poèmes explore les souffrances liées aux abus sexuels. Il retrace une année de la vie de l'autrice, mettant en lumière chaque étape de son processus de guérison. Il vise toutes les jeunes femmes qui ont un jour été victimes d'abus et qui souhaitent se reconnaître à travers ces poèmes pour un jour guérir.
Qui peut encore se prétendre journaliste "papier", "radio" ou "télé" sans considération pour le numérique? À l'ère des réseaux sociaux, des smartphones et du big data, les rédactions ne cherchent pas seulement des reporters accomplis, mais aussi des virtuoses du Web. Aujourd'hui, tout journaliste doit savoir enquêter en ligne, se repérer parmi des milliers de données, délivrer des informations en continu, jongler avec les temporalités - le temps réel, le replay -, calibrer les contenus pour tous les écrans, oeuvrer à leur diffusion, cohabiter avec des algorithmes "bien plus puissants que les plus puissants des directeurs de rédaction" , travailler avec des robots rédacteurs, etc. Commencée il y a quinze ans, la migration des savoir-faire journalistiques vers les contrées numériques a révolutionné les métiers de l'information. Et elle est loin d'être achevée.
Le thème de la souffrance au travail est de plus en plus abordé, mais peu étudié dans le milieu professionnel des enseignants car difficile à analyser. Comment examiner les difficultés professionnelles des enseignants, tant sur les personnes que sur le groupe professionnel, sans céder à une psychologisation du social, voire à sa médicalisation ou à la victimisation des acteurs? Le projet de cet ouvrage est d'exposer comment les difficultés du métier d'enseignant organisent autant les douleurs et les souffrances ordinaires que les plaisirs et la reconnaissance qu'il procure. Les difficultés sont une réalité dont la gestion est constitutive du métier: les considérer comme un analyseur et non un parasite du travail, les aborder en positif comme le centre du métier, telle est la démarche des auteurs. D'autre part, la solidarité de l'institution à l'égard de ses personnels doit aujourd'hui être repensée en rapport avec la montée des critiques, car les enseignants ne peuvent être laissés seuls pour les affronter. Au final, il est nécessaire de reconstruire une fierté du métier d'enseignant à partir d'une professionnalité nourrie de l'expérience collective et de délibérations entre pairs se confrontant au cadre imposé et au débat public. Biographie de l'auteur Françoise LANTHEAUME est maître de conférences à l'université Lumière - Lyon II et chargée de recherche à l'INRP (Institut national de recherche pédagogique). Christophe HÉLOU est professeur de sciences économiques et sociales au lycée Joachim du Bellay d'Angers.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.