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Un fils de boucher à petites lunettes
Lanoye Tom ; Van Crugten alain
MEO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782807004528
Ma mère n'ose plus aller se coucher. A peine s'étend-elle que moi, dans son ventre, je me mets à donner des coups de pied tels qu'elle doit se relever en gémissant. Tant qu'elle travaille ou qu'elle est assise le dos bien droit, je suis gentil. Elle dort assise, dans un fauteuil qui a été poussé contre le lit matrimonial. Ses pieds contre ceux de mon père, c'est la seule marque de tendresse que j'autorise. Au cours de la vingtième nuit qu'elle passe de la sorte retentit un cri effroyable. Un coup de tonnerre fait trembler la maison sur ses bases, ma mère s'éveille en sursaut. "? Bonne nuit, gente dame.? " Un petit homme trapu d'une soixantaine d'années se tient au milieu de la chambre. Il porte un antique pourpoint et des bottes à revers, il a des bajoues et un double menton. Une cuiller en bois est fixée à son chapeau mou à large bord. Il prend en main le chapeau et exécute avec grâce un profond salut. Son crâne est chauve. "? Bonne nuit ? ", parvient enfin à articuler ma mère." Paru en 1985, cet ouvrage inaugure l'oeuvre aubiographique de l'auteur, La Trilogie du Pays de Waes, que viendront compléter La langue de ma mère et Les boîtes en carton. On y rencontre le jeune Tom et sa famille, les amis, les voisins, le peuple pittoresque de sa région natale. Il se compose de quatre récits. Le premier conte l'histoire de la famille Lanoye, plusieurs générations d'éleveurs et de bouchers. ; un ancêtre apparaît en rêve à la mère enceinte de Tom, la morigénant parce que son fils à naître ne perpétuera pas la tradition familiale, mais deviendra un intello à petites lunettes. Le deuxième narre l'existence plus ou moins farfelue d'un mécanicien qui vient de mourir et de sa femme tout aussi originale. Le troisième celle d'un surdoué de la lecture qui défraie la chronique et la science. Dans le dernier, l'auteur fait l'éloge funèbre de son frère aîné devant un parterre de personnalités internationales. L'unité d'atmosphère est telle qu'on peut parler d'un roman éclaté. On y trouve le ton particulier des oeuvres de maturité de l'auteur, une sentimentalité qui ne verse jamais dans le sentimentalisme grâce à l'ironie et au sens aigu du grotesque, ainsi qu'un mélange du réel et du fantastique. Romancier, dramaturge, poète, chroniqueur, scénariste, performeur à l'occasion, Tom Lanoye est une star aux Pays-Bas et en Flandre. Forte de plus de cinquante titres, son oeuvre, parmi les plus lues et primées est traduite dans de nombreuses langues. Son théâtre est régulièrement joué dans le monde entier, notamment au Festival d'Avignon.
Tu te maries avec elle, tu vis avec elle. Mais si tu la touches, je te massacre. " C'est le deal qu'accepte Maarten Seebregs, homosexuel dans la cinquantaine au chômage, en deuil de son ami Gaétan mort à l'hôpital, pour épouser, moyennant finances, la petite amie africaine de Norbert Vandessel en délicatesse avec la police des étrangers. Un mariage blanc avec une Noire... À partir de cette situation tragi-comique, Tom Lanoye dresse un portrait au vitriol de la misère moderne dans une Europe dont la Belgique est le coeur. Solitude, contrôles, surveillance, petitesses, arnaques, tout tue la vie dans cette grisaille où tente de pénétrer l'Afrique, incarnée par la belle Tamara.
Les Boîtes en carton est le livre qui fit connaître Tom Lanoye au grand public en France en 2013. Comme le signale la première phrase : "Ceci est la relation d'un amour banal et de son pouvoir dévorant", il s'agit de l'histoire d'un gamin issu d'un milieu populaire qui, lors d'un voyage scolaire organisé par une caisse d'assurance "Les Mutualités Chrétiennes" au début des années soixante, tombe amoureux d'un des garçons qui participe à l'excursion. L'homosexualité approchée sans tabou fit le succès du livre mais, au-delà de cette relation aujourd'hui encore sulfureuse dans un pays catholique, l'auteur dessine une galerie de portraits, tant de son milieu familial que scolaire criants de vérité, souvent cruels et hilarants. Avec cet art de la caricature et du burlesque qui a enchanté les lecteurs de La Langue de ma mère, Tom Lanoye parvient à nous faire revivre cette période de l'après-guerre avec ses poncifs et son euphorie, et cette région, la Flandre, qui faisait, alors, complètement partie de la Belgique.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Esclaves heureux met en scène deux parfaits homonymes, flamands l'un et l'autre, tous deux en manque d'argent. Le premier Tony Hanssen, looser sans illusions, a quitté son milieu bourgeois provincial pour courir le monde d'un bateau de croisière à l'autre. Après avoir perdu gros dans la plus grande maison de jeu de Macao, il se retrouve à Buenos Aires, en compagnie de la vieille épouse d'un mafieux chinois, Bo Xiang. Le second, informaticien surdoué et arrogant, a fui la Belgique après la faillite de la banque qui l'employait, avec, dans ses bagages, des clés USB pleines de secrets d'affaires. Il s'introduit dans une réserve naturelle d'Afrique du Sud pour traquer un animal protégé, ce qui peut lui rapporter gros. Quand les deux Tony se rencontrent à Canton, ils s'aperçoivent que leurs destins sont liés.
En août 1914, les étudiants, le personnel universitaire et les anciens étudiants furent mobilisés. L'université catholique fut détruite lors du sac de Louvain. Les autres universités (Liège, Gand et Bruxelles) décidèrent de fermer leurs portes et refusèrent de rouvrir jusqu'à la fin du conflit. Les médecins et étudiants en médecine, par leur compétence professionnelle, eurent un rôle particulier à jouer au service des soins, tout autant des militaires blessés par les obus et la mitraille, intoxiqués par les gaz de combat ou rongés par la boue des tranchées et les épidémies, que des populations civiles victimes des bombardements, des exactions de l'occupant, du rationnement et de la malnutrition. A l'occasion du 100e anniversaire de ce qui fut le grand massacre à l'échelon mondial de l'histoire de l'humanité, sous les auspices du Musée de la Médecine de l'U. L. B. , quelques volontaires, emmenés par Raymond Mayer, ont voulu évoquer divers aspects de ce que fut la contribution de la Faculté de Médecine de l'U. L. B. à la médecine de la Grande Guerre. On y verra, à côté des actes de bravoure, que quelques fortes personnalités ont su préserver l'esprit universitaire en associant à leur pratique clinique l'enseignement et la recherche et en réfléchissant à ce que devrait être l'enseignement de la médecine à l'issue de la guerre.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.
Hanté par le fantôme de Mal Waldron, pianiste de jazz américain mort à Bruxelles en 2002, ce roman prend pour point de départ un fait marquant dans la vie du musicien : un grave accident cérébral occasionné par une surdose d'héroïne. Il se réveillera de son coma avec une mémoire totalement blanche. Même son nom lui échappe, sans compter son jeu pianistique dont il a tout oublié. L'auteur de ce livre ne voulait en rien écrire une biographie du jazzman. Le musicien s'est imposé comme un personnage de roman, rien d'autre. Comme dans ses livres précédents, Carino Bucciarelli, ici au départ d'un accident de vie, se livre aux errances, digressions et jeux de miroirs qui caractérisent ses écrits. Ses thèmes récurrents - le double, la dépersonnalisation - imprègnent totalement cette histoire, qui nourrit en outre une réflexion sur l'écriture et le rôle volontaire ou non de l'écrivain dans son propre texte.
Charly Delwart a toujours eu question à tout. Quand il a découvert, à la lecture d'une statistique, qu'il y avait sur Terre 200 000 loups sauvages pour 400 millions de chiens domestiques, il s'est posé une nouvelle question si deux simples chiffres donnent une idée claire de ce que notre monde devient, est-ce que les statistiques pourraient aussi éclairer sa propre existence ? Dire qui il a été et qui il est aujourd'hui, à cet instant précis de ses 44 ans ? En cherchant à représenter graphiquement sa vie intérieure et sociale, Charly Delwart crée un nouveau genre de biographie : celle qui se raconte en chiffres, en illustrant ses données personnelles d'histoires et de souvenirs. Une databiographie. Qu'est-ce que l'on raconte de sa vie en la quantifiant ? C'est la question que pose ce livre. Et sa réponse est littéraire puisqu'il invente un mode de déchiffrement de soi, qu'il tend comme un miroir : en plongeant dans la databiographie d'un autre, c'est lui-même que le lecteur reconnaîtra.
C'est dans ce cabaret sonore et enfumé que la Mort entra, un jour... Il y eut un souffle polaire qui m'enveloppa, comme le vent d'une aile. Je me trouvai mal à l'aise, soudainement, pris de frissons et de vertige. Voyant toute chose en noir et blanc, j'eus un besoin d'air frais, et je sortis vacillant dans un silence subit, refusant l'aide de Léonard, qui devait me croire ivre. A la rue, je sentis le trottoir se dérober sous mes pas et j'allais m'effondrer, lorsque je fus redressé par une poigne solide." A travers les douze contes, curieux et sombres, qui composent ce recueil, Michel de Ghelderode recrée l'univers de ses pièces de théâtre; on y retrouve ce même esprit, cette même couleur. Avec un sens poétique indéniable, il aborde les thèmes qui lui sont chers: obsession de la mort et hantises métaphysiques, et mêlant l'imagination, la fantaisie et le rêve, il mène le lecteur dans les tréfonds des ténèbres, là où se trouvent fantômes, masques grimaçants et autres monstres...
4e de couverture : Joli brin de femme épanouie à la carrière radieuse, la vie d'Emma semble toute tracée. Développer son entreprise de prêt-à-porter, cultiver ses amitiés, aimer paisiblement son mari et son fils. Mais une fois par an, Emma revient à ce jour, il y a vingt ans, lorsque son amour de jeunesse l'a quittée. Quand elle apprend que cet homme est actif sur un site de rencontre pour personnes mariées, la tentation est grande de revisiter ses souvenirs. Quelle trace laisse un premier amour ? Est-il possible d'apprivoiser le passé quand il s'immisce dans le présent ? Peut-on tourner la page sans renoncer à hier?Notes Biographiques : Valérie Cohen est née et vit à Bruxelles. Juriste, elle se consacre désormais à l'écriture et tente d'apporter, avec humour et tendresse, de la lumière sur nos ombres. En nous rappelant que le destin est une construction en perpétuel mouvement.
Résumé : Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ?