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Le coq rouge
Lanoux Armand
GRASSET
35,80 €
Épuisé
EAN :9782246855569
Le Coq rouge, c'est l'incendie. Mais plus encore, c'est la colère populaire, le défi au destin, la révolte des exploités, la Fête révolutionnaire et bientôt le martyre durant soixante-douze jours, du 18 mars au 28 mai 1871. Paris-la-Colère, ce n'est pas qu'une semaine tragique. Les exécutions se prolongent jusqu'en 1874, les bagnards ne rentrent qu'en 1879 et les exilés en 1880. Le Coq rouge renaît, tout armé, à Petrograd, en 1917. L'histoire révolutionnaire de notre temps se réfère sans cesse à cet opéra sanglant. Le Coq rouge est l'histoire de cette révolution perdue. Le 18 mars 1871, le Comité central de la garde nationale tient Paris sans l'avoir voulu. Des centaines de figures bariolées, picaresques, attachantes, prophétiques, sortent de l'ombre : Rigault le cynique, Blanqui le fantôme, l'austère Delescluze, le fastueux Eudes, Louise Michel, la flamme noire, la vibrante Elisabeth Dmitrieva, le grave et beau Varlin, Vallès toujours renfrogné, Courbet à la trogne illuminée, le cavalier Dombrowski, le froid Rossel, et tant d'autres, sous les regards croisés de Karl Marx à Londres, de Bismarck à Berlin, de Thiers à Versailles. Dans le plus fantastique désordre, une ère s'ouvre. En France même, cette importance mondiale de la révolution communaliste a été longtemps méconnue, est l'est encore parfois. C'est que la Commune a été une catastrophe nationale, après les horreurs de l'Année terrible, une sanglante tragédie, dont les remous troublent encore les parts les plus sombres de l'inconscient collectif. Cependant, un siècle écoulé, ou presque, depuis les échos des pelotons de Satory, il est temps de retrouver quelque sérénité. Un peuple est l'héritier de la totalité de son histoire, et la Commune est de notre héritage. Dans la Polka des canons, Armand Lanoux a raconté la genèse de cette tragédie.
Blanche Francis ; Delbourg Patrice ; Lanoux Armand
Il était poète à ses heures, mais plus à seize heures trente. Francis Blanche inventa le canular téléphonique, détourna les réclames, propagea les faux scoops, écrivit des chansons pour Piaf et Trenet, roula en Cadillac fuchsia et pratiqua l'autoflagellation à cru comme d'autres l'aquarelle le dimanche. Il aimait envoyer à ses amis des cartes postales représentant la Vénus de Milo avec ces mots griffonnés: "Vous voyez ce qui vous attend si vous continuez à vous ronger les ongles!" Entre Alphonse Allais, pionnier en tout genre, Tristan Bernard et Coluche, il est le maillon obligé, "le chinon manquant"... Le mettre sur un piédestal offenserait sa mémoire. Mais, mine de rien et pour longtemps, le petit homme colérique continuera à nous aider à vivre, et au besoin à mourir. Cette édition est composée d'un choix de textes effectué par Francis Blanche lui-même en 1972. Biographie de l'auteur Francis Blanche (1921-1974) fut comédien (plus de 120 films dont Les Tontons flingueurs), scénariste, dialoguiste (La Grande Bouffe), parolier, homme de music-hall (célèbre partenaire de Pierre Dac) et de radio (Signé Furax!).
Le style de Maupassant est aussi pur que sa vie est obscure ; il en a brouillé les pistes. Lanoux la restitue comme un roman noir, revenant sur les lieux, retrouvant les textes, interrogeant les derniers témoins... Dans une enquête magistrale, il nous apprend la vie d'un écrivain sensuel, fécond et météorique, emporté par la syphilis et la folie à quarante-trois ans.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.