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SLAPP
Landry Normand,Bélisle André
ECOSOCIETE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782923165806
L'histoire, hélas, est typique. Un huissier sonne à votre porte. La gifle vous est assenée par personne interposée. Des intérêts privés vous réclament des milliers, voire des millions de dollars, en général sous prétexte de diffamation. Votre crime est d'avoir parlé, dénoncé, agi sur la place publique. Vous voilà victime d'une "poursuite stratégique contre la mobilisation publique", communément appelée SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation). Phénomène contemporain d'intimidation judiciaire, la SLAPP désigne un recours abusif aux tribunaux afin de faire taire les oppositions sociales et politiques par des poursuites aux montants faramineux. En transportant un enjeu politique dans une arène judiciaire ruineuse, cette stratégie réduit les individus au silence et porte gravement atteinte à leur liberté d'expression. Les victimes sont ainsi bâillonnées par un processus judiciaire lourd et inabordable qui peut s'étirer sur des années. Le tribunal se fait alors complice de la violation des droits politiques qu'il a paradoxalement pour mandat de protéger. Guide de survie anti-SLAPP, cet ouvrage nous initie à ce concept pernicieux, symptomatique d'une justice profondément inéquitable. Normand Landry détaille la mécanique de ces recours en justice, expose leur histoire et fonctionnement, présente les enjeux sociaux, politiques et juridiques qui leur sont associés ainsi que des législations anti-SLAPP adoptées à travers le monde. Un outil essentiel pour décoder et endiguer cette grave menace qui pèse sur le discours critique et sur l'accès à la justice, maillons indispensables d'une véritable démocratie.
Résumé : Communication et droits humains sont difficilement dissociables. D'une part, l'établissement de contextes communicationnels libres, participatifs et sécuritaires enjoint le respect de certains droits humains. D'autre part, de nombreux enjeux contemporains de la communication, par exemple la censure ou la surveillance des télécommunications, portent directement sur les droits humains. Cet ouvrage didactique expose ainsi, dans une approche englobante et cohérente, les liens multiples qui participent à la définition de la relation complexe, parfois contradictoire, qui a cours entre la communication et les droits humains. Entre autres choses, il traite de censure, de fractures numériques et de fracture cognitive, d'accès et de participation au savoir et à la culture, de propriété intellectuelle, de liberté d'expression et de concentration médiatique, de surveillance et de propagation de la haine sur les réseaux numériques. Les ancrages conceptuels et théoriques qui structurent l'ouvrage outillent le lecteur afin qu'il puisse comprendre les enjeux sociaux et politiques associés aux fulgurantes avancées technologiques réalisées dans le domaine des communications.
Affirmer que nous vivons dans une société hautement médiatisée est désormais un truisme. Il n'est pratiquement pas de sphère de nos existences qui ne soient affectées par les médias. Les dispositifs par lesquels nous recevons et émettons de l'information se connectent entre eux, de même qu'avec les objets de nos environnements quotidiens et les réseaux mondiaux numériques. Ces dispositifs - et les contenus qu'ils véhiculent - nous suivent jusque dans notre intimité, s'insérant dans nos amitiés, nos relations professionnelles et nos amours. Dès lors, une maîtrise minimale de ces technologies devient une condition à l'insertion sociale et économique. L'accès aux soins de santé, à l'éducation, à l'information, aux loisirs et è l'emploi impose maintenant comme exigence la capacité à utiliser ces outils. Mais cela ne saurait suffire. Le citoyen doit également pouvoir poser un regard critique sur l'information, en comprendre les sources et en évaluer sa qualité et sa fiabilité. Cet ouvrage regroupe les contributions d'auteurs et d'éducateurs chevronnés. Il jette les bases d'une approche critique de l'éducation aux médias qui répond à des problèmes récurrents concernant notamment la vie privée, la liberté d'expression, la sexualité, la violence et les représentations médiatiques.
Il est assistant social. Il est malade. Se soigner n'est plus une solution. D'autres problèmes sont à résoudre. Trop lourd pour lui. Il va trouver sa voix, sa voie, une pérégrination qui durera entre une semaine et quelques mois. Un avançant toujours, une
Svarre Birgitte ; Gehl Jan ; Engle Jayne ; Hidalgo
Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien. Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ? A toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccupations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.
Résumé : Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien ("bien vivre"), constitutionnalisation des droits de la Pachamama ("Terre-Mère"), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques : ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable ?
Résumé : Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre. L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.
Plamondon Chantal ; Sinha Jay ; Gontard Nathalie ;
Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins : dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage. Et si nous prenions le problème à sa source ? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation ? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver. Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.