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An ti ponmponm à Foyal. La grammaire décoloniale d'Aimé Césaire
Landi Elisabeth
JETS ENCRE
15,05 €
Épuisé
EAN :9782385801816
Comment l'aménagement d'une ville peut-il participer à libérer les mémoires coloniales ? Fort-de-France offre un exemple rare et puissant d'une urbanité pensée comme langage politique. Durant plusieurs décennies, sous le long mandat d'Aimé Césaire, les choix symboliques opérés dans l'espace public - statues laissées mutilées, places renommées, rues conservées ou débaptisées, sculptures insurgées, toponymie militante - ont contribué à écrire une "grammaire décoloniale" inscrite dans la pierre, le végétal et le récit. Ce travail d'urbanisme poétique transforme la ville en un texte vivant, où chaque lieu engage une réflexion sur l'histoire coloniale, la justice, la mémoire et l'émancipation. En retraçant ces gestes, Elisabeth Landi met en lumière un projet singulier : faire de l'espace urbain un territoire critique, où la mémoire ne fige pas, mais libère.
Le regard que Machiavel porte sur la réalité lui permet de voir des choses que ses contemporains ne voient pas, comme la nature des comportements collectifs, le caractère mental des liens politiques et religieux ou l'importance de l'opinion dans le gouvernement des Etats. Le fil conducteur de cette " biographie cognitive " est l'enquête de Machiavel : sa manière d'identifier et de construire dans le temps des objets de recherche. Il ne s'agit plus de questionner Machiavel sur son identité politique ou religieuse mais de comprendre comment, en interprétant la réalité, il contribue à l'émergence d'une connaissance spécifiquement consacrée à l'homme en société.
Par l'immense influence que la légende de Machiavel exerce dans l'imaginaire occidental, la connaissance de sa vie en est presque rendue superflue. Du Machiavel démoniaque, incarnation de la nature criminogène du pouvoir, au Machiavel républicain, modèle même du citoyen vertueux, peu de personnages ont connu autant d'appropriations controversées; peu de personnages ont également alimenté un intérêt constant qui touche aussi bien le monde universitaire que les médias et le grand public. Toutefois, en dépit d'une approche de plus en plus fine de Machiavel cultivée par une poignée de spécialistes, innombrables sont les usages hâtifs et abusifs dont son nom est aujourd'hui l'objet. A l'égard de Machiavel, il y a donc un véritable "devoir de complexité" que l'historien doit à nouveau chercher à imposer dans l'espace public. Tâche sans aucun doute ardue, mais c'est dans ce sens que la biographie, vieil outil historique, genre hybride par excellence, retrouve sa pertinence et ses vertus longtemps contestées. Redonner à Machiavel son épaisseur biographique et à sa biographie la densité d'une existence ouverte sur des issues multiples et contradictoires: voici le but de cet ouvrage. Fondée largement sur la correspondance publique et privée de Machiavel, cette biographie essaie de saisir le lien qui s'établit au jour le jour entre un vécu parfois banal et même trivial et l'originalité d'une réflexion qui, comme peu d'autres, a encore la force d'interpeller et de faire vaciller nos certitudes culturelles et morales. Le scandale de Machiavel est dans la rupture qu'il opère constamment avec le sens commun et dans la distance qu'il sait imposer à la réalité qu'il observe, sans réserves, ni préjugés. C'est ce même Machiavel qu'il faut garder à distance, en respectant son altérité radicale. C'est enfin de ce Machiavel, hors de toute confiscation ou mystification, dont on a aujourd'hui le plus besoin. Biographie de l'auteur Historien diplômé de l'Institut universitaire européen de Florence, professeur à l'université Michel-de-Montaigne de Bordeaux, Sandro Landi consacre sa recherche à la culture politique dans l'Italie moderne. Il a publié notamment Il governo delle opinioni. Censura e formazione del consenso nella Toscana del Settecento (Bologne, Il Mulino, 2000) et Naissance de l'opinion publique dans l'Italie moderne. Sagesse du peuple et savoir de gouvernement de Machiavel aux Lumières (Rennes, PUR, 2006). Il a codirigé, avec Jean Boutier et Olivier Rouchon, Florence et la Toscane XIVe-XIXe siècles. Dynamiques d'un Etat italien (PUR, 2004).
Bacau, Moldavie, années 1930. Les jours paisibles de la famille Lipan vont bientôt prendre fin. Le roi Carol, vénal et corrompu, solde la Roumanie aux Russes et aux Allemands avant d'abdiquer. L'été 1941, les alliances se déchirent, et la Roumanie, aux côtés de l'Allemagne, déclare la guerre au communisme arrivé à ses frontières. Ecaterina a quatorze ans, et son entrée forcée à l'internat n'est rien face aux horreurs qui l'attendent. Car après les combats, un coup d'Etat communiste installe une dictature qui sévira plus de quarante ans...
A quinze ans, Eric est arraché à une vie qu'il aime passionnément. Sa maman est anéantie. Perdre son enfant, c'est perdre tous ses repères. Sa vie s'arrête, la maladresse et l'incompréhension de son entourage découragent toute tentative de communication. Progressivement, pour combler sa tristesse, dans sa quête de quiétude et sa volonté de comprendre l'injustice de la vie, elle expérimente malgré elle d'autres formes de communication. D'abord témoin des manifestations paranormales qu'elle subit et auxquelles elle tente de s'opposer, l'auteur finit par accepter ces phénomènes et à en tirer parti activement. Dans cet émouvant témoignage, l'auteur nous raconte avec infiniment d'émotion l'anéantissement auquel est voué une mère condamnée à survivre à son enfant, puis la recherche de la lumière. Au travers de signes, de manifestations, elle découvre un chemin parallèle qui lui permet de retrouver Eric. Elle nous raconte ici son courageux parcours et son amour éternel de mère.
Eric Birot est étudiant à Paris lorsqu'il écrit ces poésies, qui évoquent avec originalité, émotion et parfois un humour grinçant la vision du monde d'un étudiant en proie à ses angoisses, confronté à la réalité de la vie et aux amours déçues.
Dans sa poésie touchante et parfois crue, Pauline Labrande raconte le parcours amoureux d'une femme qui aime les femmes - les incertitudes d'un amour hors norme et le regard des autres, la chaleur d'un corps et les souffrances du bonheur... Des mots justes et émouvants pour libérer un coeur débordé de questions et de sentiments.
Anne Rataud effleure ou crucifie des fragments de sa vie - l'enfance partagée entre la Nièvre et le Cher, les premiers désarrois amoureux, la fin de l'errance en Vendée, la maternité, la perte de son père... Une musique empreinte d'émotion, une poésie d'instants fragiles traversés par l'enfance, la mort, l'amour, le peu, le trop, que chaque lecteur pourra s'approprier en y trouvant d'intimes correspondances avec sa propre histoire.