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Mathématiques et musique. Les labyrinthes de la phénoménologie
Lanciani Albino
MILLON
29,40 €
Épuisé
EAN :9782841371136
Qu'est-ce qui relie, dans les tréfonds de notre être-au-monde, les entreprises créatives de la musique et des mathématiques ? Qu'est-ce qui fait des mathématiques une musique des nombres et de la musique une mathématique des sons ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces questions. Prenant son départ dans la phénoménologie de l'acte créatif, l'analyse atteint la région où la phénoménologie touche la dimension du symbolique. C'est la volonté de rester dans ce no man's land, là où les dimensions du phénoménologique et du symbolique s'entrecroisent et se mélangent, qui permet d'apercevoir la place où chaque homme impliqué dans l'activité créatrice trouve ses moyens et ses limites. La constitution d'un espace-temps qui est, en même temps, mathématique et musical, est le centre de cette entreprise. Le milieu où le musical et le mathématique se transforment et se confondent l'un dans l'autre devient alors le lieu où l'analyse peut étudier des objets qui ne sont pas complètement donnés, des objets qui demeurent in fieri. Ces constitutions partielles, toujours sur le point de se condenser en produits de la langue logique ou de disparaître dans une sorte de babillage créatif, assurent la tenue et la possibilité des institutions symboliques des mathématiques et de la musique. Mais surtout ces objets assurent l'étrange capacité de ces deux institutions symboliques : la capacité de se nourrir et de proliférer mystérieusement de et sur elles-mêmes, en y trouvant les raisons de leur futur.
Rolle Pierre ; Lanciano-Morandat Caroline ; Bouffa
Résumé : Utilisées tant par les gestionnaires de l'industrie que par les administrateurs des Etats, les sciences humaines et sociales ont pris la forme de multiples enquêtes, chacune d'entre elles menées avec les hypothèses et les notions appropriées à leur projet originel. De ce fait, ces recherches peuvent difficilement être combinées ou synthétisées : les mêmes mots s'appliquent à des réalités différentes ; les disciplines s'ignorent les unes les autres ; les sociologues inventent une psychologie particulière à leur convenance ; les économistes ignorent les structures collectives ; et les psychologues ne discernent dans le donné que les affections du sujet individuel... Il convient donc de restituer, par-delà la variété des langages et des méthodes, l'objet commun à toutes ces sciences. Et, par suite, de décrire, à tous les étages du système, les mouvements qui recomposent en permanence les figures du collectif. On pourra alors donner sens à ces phénomènes sociaux énormes, ignorés pourtant de la science officielle ou considérés comme négatifs : les grèves, les conflits, les colonisations, les révoltes, les guerres... L'enquête épistémologique, menée avec rigueur, oblige ainsi à restituer les aspects politiques de l'évolution planétaire, elle met au jour les profondes transformations qui altèrent obscurément la logique même de l'organisation capitaliste du monde. Pierre Rolle, sociologue au CNRS, explicite dans les quatre essais réunis ici la nécessité de recourir à une sociologie du mouvement. Ce texte est étayé et complété par deux de ses collègues, eux aussi sociologues, Paul Bouffartigue et Caroline Lanciano-Morandat qui ont rassemblé des analyses et des documents propres à éclairer les travaux de cet auteur, et à les situer dans l'histoire récente de la discipline comme dans sa vie personnelle
Lanciano-Morandat Caroline ; Bouffartigue Paul ; R
La recherche est un travail qui a été peu investigué jusqu'à présent par les sociologues. C'est pourtant une activité humaine productrice de savoirs jugés socialement utiles et une matrice incontournable de l'économie. La recherche est un travail qui a été peu investigué jusqu'à présent par les sociologues. C'est pourtant une activité humaine productrice de savoirs jugés socialement utiles et une matrice incontournable de l'économie. Cet ouvrage propose un voyage dans ce monde de la recherche à l'heure où les pratiques scientifiques et techniques sont fortement mondialisées. Souvent sublimé, alors même que de nombreux praticiens le ressentent comme contraignant, le travail de recherche n'en est pas moins singulier en termes de formation, de statut, d'évaluation et de spécialisation. De l'entreprise à l'université, d'une professionnalité à l'autre, les objets et les pratiques des travailleurs de la recherche, qu'ils soient industriels ou académiques, tendent à se confondre. Caroline Lanciano-Morandat montre, à partir d'études réalisées depuis trente ans dans différentes structures de recherche, comment émerge un dispositif de gestion qui leur est commun, comment se construit un réseau métissé. Certes, cette hybridation accompagnée par les politiques publiques connaît des tensions et des contradictions. Mais ce mouvement conduit, selon l'auteure, à une unicité de l'appareil de recherche. Sous nos yeux se constitue ainsi une configuration sociale nouvelle n'ayant pas encore trouvé sa forme définitive ; à cette organisation inédite se rattachent déjà d'autres initiatives industrielles, toutes les productions d'aujourd'hui étant animées par des besoins d'innovation et de progrès. Une étude originale sur le travail de recherche.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.