Les bénéfices de la pratique sportive sont immenses : la période de confinement, qui nous en a privés, n'a fait que le confirmer. Le sport, on le sait, joue un râle capital en matière de santé, mais il aide aussi l'enfant à apprivoiser son corps, lui apprend à maitriser ses émotions, développe sa confiance en lui... Ses enjeux éducatifs ne sont pas moindres : grâce à lui, il s'ouvre aux autres, s'autonomise, découvre les règles de la vie en collectivité, te sens de l'effort — sous réserve qu'il soit lié au plaisir... C'est aussi un formidable vecteur d'intégration, de cohésion sociale et de lutte contre les stéréotypes sexués, et un précieux outil de résilience. Comment faire en sorte, avec des budgets en baisse, qu'il continue à jouer tous ces râles, à l'école, au sein des clubs, dans les quartiers ? La compétition permet-elle à l'enfant de se dépasser ou, à t'inverse, exerce-t-elle sur lui une pression délétère ? Quelle attitude adopter, en tant que parent, vis-à-vis de ta pratique sportive de son enfant ? Psychologues, médecins, enseignants et sociologues analysent dans ce numéro les bienfaits, mais aussi les méfaits du sport, notamment quand il est surinvesti par tes parents.
Mal connus des parents et des enseignants, et parfois sous-estimés par ces derniers, les troubles dys- (dyslexie, dysphasie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie) génèrent de véritables handicaps et souffrances scolaires. Ils concerneraient 6 à 8 % de la population, principalement des garçons. Comment explique-t-on ces troubles des apprentissages, d'un point de vue scientifique ? A quel âge peut-on les diagnostiquer et comment les prendre en charge, en tant que professionnel, et en tant que parent ? Par ailleurs, n'aurait-on pas tendance, en France, à médicaliser l'échec scolaire, pour l'excuser ou par stratégie ? L'école des parents tente d'éclairer le débat à l'aide des spécialistes concernés : orthophonistes et psychologues, enseignants et professeurs en sciences de l'éducation.
Petite enfance. Les dangers de la surexposition aux écrans. Télévision, tablettes, smartphones... Le nombre d'heures passées par les tout-petits devant les écrans s'est considérablement accru ces dernières années. Cette surexposition précoce affecte leur développement psychomoteur mais aussi cérébral, avec pour conséquences des troubles de l'attention, du langage, du sommeil et des troubles relationnels, évoquant ceux du spectre autistique, avancent certains médecins et orthophonistes, qui tirent la sonnette d'alarme. D'autres professionnels, plus réservés, soulignent surtout le manque d'interactions avec les parents, eux-mêmes plongés dans leurs écrans et, souvent, en proie à des difficultés sociales, économiques et affectives. Au-delà des observations cliniques, que concluent les rares études réalisées à ce sujet ? Et comment convaincre les parents de limiter et d'accompagner cet usage, sans l'interdire ? Car les écrans font désormais partie de nos vies et ne sont pas dénués de qualités. Ce numéro de L'école des parents donne la parole aux spécialistes - médecins, psychologues, anthropologue et philosophe - pour vous aider à y voir plus clair et, bien sûr, protéger nos enfants.
Depuis la Convention internationale relative aux droitsde l'enfant de 1989, les droits des enfants sont officiellement reconnus dans le monde. Pourtant, 25 ans après, ils ne sont pas partout respectés, loin de là...Quelle est donc la place de l'enfant dans les sociétés d'aujourd'hui, ici et ailleurs ? Quels sont ses droits, mais aussi ses devoirs ?
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.