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Le jeu du roman
Lambrichs Louise
RUMEUR LIBRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782355770661
Louise L Lambrichs promène sa lanterne sourde dans la pénombre, nous entraîne sur de fausses pistes, attise une curiosité qu'elle veille à ne pas satisfaire. Cette romancière, révélée par "Le Journal d'Hannah" et "Le Cercle des sorcières", montre un goût britannique pour les maisons, les jardins, qu'elle se plaît à décrire. Elle a planté des glycines dans ses labyrinthes et ciré les rampes d'escalier dont le contact lui restitue son enfance. "C'est bien joli, tout ça, protestera le lecteur, mais on ne perd pas une main par distraction. A qui appartient celle que l'on a repêchée ?" Inutile de tricher, en sautant au dernier chapitre, le sol se dérobe sous nos pas, et nous voilà renvoyés au point de départ. A chacun de jouer au "Jeu du roman". Attention, danger ! Certaines promenades en bateau se terminent par des naufrages. Oui, mais les explorations sous-marines ne guérissent-elles pas du mal de vivre en surface ?".
A partir d'un portrait vivant et réaliste des figure emblématiques que furent Claude Bernard, Louis Pasteur et Sigmund Freud Louise L. Lambrichs interroge les légendes nationale fondatrices d'une médecine moderne, tout en mettant en évidence la distance incompressible qui existe toujours entre la version idéalisée de l'histoire et sa réalité. Au-delà, elle revisite de façon éminemment actuelle les fondements de la médecine scientifique occidentale. La révolution médicale de la fin du XIXe siècle, qui réduit la médecine à une application de la biologie, a engendré un éclatement des spécialités et, dans la foulée, l'ouverture du champ freudien. Le malade, aujourd'hui, se situe aux confins de ces approches hétérogènes et complémentaires. C'est dans le développement d'une "médecine partagée", réinventée par les divers thérapeutes et acteurs de soins, que le malade, en tant qu'il est un être parlant, sera le plus efficacement pris en charge, au mieux de ses besoins somatiques et psychiques.
La question des rapports entre médecins et psychanalystes dans la prise en charge des malades atteints de cancer conserve aujourd'hui, au-delà des malentendus et des polémiques médiatiques, toute son actualité. De ce point de vue, Pierre Cazenave, psychiatre psychanalyste atteint lui-même de cancer, décédé en 1995, a permis de soulever une question qui doit demeurer présente aussi bien dans l'espace médical que dans la société. Ce livre, fondé sur des entretiens entre Pierre Cazenave et Louise L. Lambrichs, et qui fut la première pierre du Centre psychisme et cancer (Paris, XIIIe), met en lumière les enjeux théorico-cliniques qui animent la prise en charge de ces malades victimes de pathologies somatiques graves, possiblement mortelles. Cette édition augmentée apporte au texte initial des éléments nouveaux (préface inédite, longue postface de Françoise Bessis notamment), destinés à nourrir la réflexion tant des malades que des médecins et des cliniciens du psychisme.
Commentaires Voici un roman qui aurait pu nous mener loin, dans l'un de ces univers fantastiques tels qu'Edgar Poe ou Maupassant ont su créer. Tous les ingrédients étaient là : un homme seul (Antoine), possédé par le souvenir de deux êtres morts (Aloïs et Héloïse) rencontre un autre homme seul (Anatole) qui dit devoir mourir. À la nuit tombée, les deux hommes s'embarquent sur un bateau et, dans le noir, chacun convoque ses fantômes. Entre ésotérisme et psychanalyse, le roman avance, laissant le lecteur flotter dans cet univers étrange et attirant. Mais le jour ramène chacun chez soi... Et le lecteur aussi. À cette fin décevante, l'auteur, pour ainsi dire, en rajoute. Sont publiées en effet quelques pages que Louise L. Lambrichs a intitulées : "Ce que je puis dire de la naissance d'un roman et de celui-ci en particulier" où elle explique – en toute bonne foi – comment lire son livre. Pourquoi cette démarche ? Parce que son éditeur a fait une lecture inattendue de son texte et qu'elle veut nous la communiquer. Ce faisant, le charme de l'histoire, qui était déjà bien vacillant, est définitivement rompu ! Est-ce l'auteur ou l'éditeur qui n'a pas assumé l'étrangeté du récit ? Quoi qu'il en soit, le lecteur se trouve grugé. --Isabelle Magnien
Les violences vécues très précocement sont préjudiciables au développement du bébé puis de l'enfant. Mais comment juger de la violence de telle ou telle pratique ? Si la violence physique, laissant des traces visibles, peut être condamnée devant un tribunal, les violences laissent aussi des traces mnésiques invisibles, susceptibles de donner lieu à des handicaps existentiels durables, constatés dans la clinique. Désormais, les recherches sur le foetus permettent de mieux apprécier la vulnérabilité particulière de ce petit sujet en gestation, ce qui devrait conduire à modifier les pratiques tout en limitant les violences destructrices - qu'il s'agisse du suivi des grossesses ou de la violence symbolique refusant à l'enfant l'accès à une partie précoce de son histoire.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.