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Le maniement des larmes
Lambert Nicolas ; T. Otto ; Temple Erwan ; Laske K
ECHAPPEE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782373090079
Le 8 mai 2002, à Karachi au Pakistan, un attentat provoque la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales de Cherbourg. Le 20 octobre 2011, en Libye, le président Mouammar Kadhafi meurt dans un pays en guerre, dans des circonstances encore confuses aujourd'hui. Tissant des fils entre ces "actualités", Le Maniement des larmes dresse un portrait de la politique de l'armement en France. II nous permet de comprendre ce qui nous arrive et de découvrir ceux par qui cela nous arrive : personnalités politiques (président, ministres, députés), intermédiaires et hommes de l'ombre, mais aussi journalistes et agents du renseignement. Entre emballements médiatiques, ténacité des juges d'instruction, écoutes téléphoniques, valse des valises et culte du secret, des guerres grondent et des familles éclatent. Et des armes, encore, ne cessent de se négocier. Et nous en héritons. Voici le texte intégral de la pièce enrichi d'une préface de Karl Laske, de compléments d'informations, de portraits et de textes de Sezin Topçu et Aymeric Elluin.
Lambert Nicolas ; T. Otto ; Porquet Jean-Luc ; Ber
Ça faisait sept ans que Nicolas Lambert préparait cette pièce de théâtre sur le nucléaire, avalant des montagnes d'articles et de livres, allant visiter une centrale, hantant les réunions publiques sur l'EPR de Penly, rencontrant syndicalistes, intérimaires et militants, interpellant des responsables d'Areva et d'EDF quand, soudain, le 11 mars 2011: Fukushima. Alors cette énorme tâche qu'il menait seul, dans l'ombre et une indifférence polie, prit tout son sens. Le silence des medias; l'apathie parlementaire; le mépris envers les antinucléaires vus comme d'aimables hurluberlus; le refrain rassurant sur l'absence de risques d'accident majeur: tout cela vola en éclats. A peine terminée, sa pièce tombait à pic... Tour de force: en deux heures et en 23 personnages qu'il incarne seul sur scène, Nicolas Lambert nous raconte comment la France est devenue le pays le plus nucléarisé du monde, de 1945, date à laquelle de Gaulle crée le Commissariat à l'énergie atomique pour fabriquer la bombe, à nos jours, où ceux qui veulent "sortir du nucléaire" restent inaudibles... Entre rires étranglés et neurones irradiés, on comprend tout: la fable de l'indépendance énergétique; la farce des débats publics; le rôle très discret mais essentiel des grands commis de l'Etat comme l'étonnant Pierre Guillaumat, un des personnages clés de cette saga; l'affaire Eurodif et les attentats de Paris en 1986; les oukases de Messmer et Pompidou; les atermoiements de Mendès France et Mitterrand... Voici le texte intégral de la pièce enrichi d'un long entretien avec l'auteur, de compléments d'informations, de portraits et d'une chronologie. Bref, de tout ce qu'il faut pour que les nucléocrates ne s'en remettent pas.
Ce manuel de cartographie, tout en couleurs, présente l'ensemble des outils et méthodes nécessaires pour concevoir, comprendre et interpréter des cartes. Dans une approche plus critique, cette deuxième édition, revue et augmentée, propose des méthodes innovantes et détaille les procédés de "mise en scène" pour aller plus loin dans la conception cartographique. Quels fonds de cartes choisir ? Comment traiter les différents types de données ? Comment les traduire en langage cartographique ? Quelles variables visuelles (taille, forme, texture, couleur, etc.) utiliser, et pour quels effets ? Avec plus de 160 figures, de nombreux encadrés, définitions et compléments pédagogiques, cet ouvrage constitue une véritable initiation à la cartographie, perçue à la fois comme art de représenter le monde et arme de combat pour le décrypter.
Résumé : Attention OVNI ! Ceci n'est pas un atlas, mais une invitation ludique, pédagogique, parfois critique, dans l'univers infini de la cartographie : non pas en montrant le Monde par des cartes (comme le font les atlas traditionnels), mais en montrant comment les cartes peuvent "dire" le Monde. Styles graphiques, couleurs, polices de caractères, projections, échelles sont ici démultipliés pour rendre compte du foisonnement possible des représentations cartographiques, et surtout de leur impact sur notre vision du Monde. Alors, êtes-vous prêt ?
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.
Berkman Alexander ; Goldman Emma ; Puybonnieux Aur
Voici l'une des meilleures présentations de l'anarchisme par l'un de ses militants et intellectuels les plus renommés. Dans une langue claire et simple, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d'oppression endorment les consciences. Il expose les grands principes de l'anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d'une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée juste du pourquoi et du comment de l'anarchisme.
Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre ? : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres. A l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal ? : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance. Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.
Heath Joseph ; Potter Andrew ; Saint-Germain Miche
Malgré tous ses efforts pour paraître subversive, la contre-culture n'a pas seulement été inefficace dans sa lutte contre le capitalisme, elle lui a fait faire ses plus grands bonds en avant : création de nouveaux segments de marché, triomphe de l'individualisme, dissolution des structures collectives, exaltation de toutes les formes de consumérisme, fabrication d'un conformisme rebelle... Les auteurs ébranlent de manière argumentée et précise, parfois provocatrice, nombre de certitudes sur la nature du capitalisme et le sens du combat contre celui-ci. Une lecture résolument à contre-courant.