Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Architectures urbaines et architectures du mouvement (1800-1950)
Lambert Bresson Michèle ; Térade Annie
RECHERCHES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782862220765
Unifier le territoire ? administrativement, politiquement, économiquement ?, faciliter la circulation des personnes et des marchandises : ces préoccupations ont durant tout le XIXe siècle projeté au premier plan l'amélioration des réseaux de routes et de canaux, la création de celui des chemins de fer. L'aménagement des villes, leur embellissement, leur extension n'en furent pas pour autant oubliés : au-delà même de ses effets directs, la création ou la modernisation d'un nouveau moyen de transport ou de déplacement s'avéra le plus souvent l'occasion, pour les autorités ou pour l'initiative privée, agissant de concert ou séparément, d'engager une intervention urbaine d'importance. Était-ce l'infrastructure nouvelle qui devait s'adapter à la ville et au territoire, ou était-ce l'inverse ? Comment ce rapport ? et la façon de le concevoir ? ont-ils évolué au fil des décennies ? Du territoire à la ville, du paysage à l'architecture des bâtiments, à quelles échelles peut-on lire l'impact des nouveaux réseaux ? Contributions de Bondon (Anne), Bowie (Karen), Castex (Jean), Ducos (Laure), Eveillard-Kervarrec (Cassandre), Guével (Solenn), Le Bollan (Christophe), Pinon (Pierre)
Jusqu'à la guerre, l'économie française est dominée par un empirisme ignorant et un libéralisme de bon aloi mais de mauvais effet sur la santé économique de la France. La Libération ouvre la voie du pouvoir à une nouvelle génération de hauts fonctionnaires née, certes, de la Résistance, mais qui profite aussi, par des filières de personnes, de l'expérience dirigiste du gouvernement de Vichy. Cette génération milite pour une nouvelle responsabilité économique de l'État ; elle tente aussi, inspirée par une sorte de Saint-simonisme, de donner un second souffle aux entreprises privées autrefois timorées. Mais sa réussite principale reste limitée au ministère des Finances où, d'abord sur un strapontin, elle finit par conquérir le centre du pouvoir. Des figures politiques aussi différentes que Valéry Giscard d'Estaing et Michel Rocard sont marquées par son influence. " Calculer la puissance " : c'est-à-dire non seulement compter le bilan des équilibres passés, mais aussi faire un calcul sur la puissance future de la nation, prévoir la croissance maximale de ses ressources. Pourquoi faire ? Question à laquelle les auteurs apportent plusieurs réponses. Car cette histoire n'est pas écrite comme une thèse savante : elle est racontée par les acteurs eux-mêmes sous la forme d'un récit collectif. Entretiens avec Alphandéry (Claude), Aujac (Henri), Blanc (Louis-Pierre), Bloch-Lainé (François), Bénard (Jean), Denizet (Jean), Froment (René), Gavanier (Pierre), Gruson (Claude), Malinvaud (Edmond), Mayer (Jacques), Marczewski (Jean), Mendès-France (Pierre), Mercier (René), Nora (Simon), Perroux (François), Prou (Charles), Rocard (Michel), Saint-Geours (Jean), Sérisé (Jean), Uri (Pierre), Vanoli (André), Vincent (André).
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Musil est aujourd'hui reconnu en France comme l'un des écrivains les plus lucides du XXe siècle ; des numéros de l'Arc, des Cahiers de l'Herne et de la revue Sud lui ont été consacrés. Le livre de Marie-Louise Roth, spécialiste éminente de Robert Musil, propose ici une approche de la vie, de la pensée et du langage de l'écrivain viennois, à partir de petits textes en prose écrits entre 1913 et 1931, publiés par Musil en 1935 dans un recueil au titre ironique : ?uvres pré-posthumes. Ce recueil apparaît comme une suite de variations sur le thème de la recherche d'un comportement humain nouveau. Les points de départ sont des faits observés, des données souvent très ordinaires. Musil réussit à donner à ces contingences de l'instant une pérennité universelle. Nous assistons en fait au procès d'une culture, à la quête d'une nouvelle morale, d'un nouvel humanisme.