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Vétérinaires
Lamarche-Vadel Bernard
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070392919
Un grand livre est une expérience immédiate : voici des phrases simples, obstinées, glissantes, qui vous enveloppent et ne vous lâcheront pas. L'auteur a son idée, il la développe, vous sentez que rien ne peut perturber sa logique. Le sujet, en apparence, est très calme : ce narrateur a, comme son frère, une vocation de vétérinaire. C'est son destin naturel, les animaux, leur vie, leur mort, les paysages où ils persistent, jardins, bords de fleuve, pavillons de banlieue. Oui, ce narrateur est très attentif, il observe, il soigne en passant. Il y a aussi Klaus Friedrich, curieux ami, menuisier et peintre. Il y a une jeune femme et son chat. Il y a, surtout, l'Union des Vétérinaires et son club confortable. Tout est normal. Extrêmement normal. Humour ? Comble de folie raisonnable ? Force de la littérature, en tout cas". Philippe Sollers.
Résumé : Que se passe-t-il quand tout casse ? D'abord, dans cet étrange pays qui s'appelle, de nos jours, Zamenhof ou Marbach, les animaux meurent. Le personnage central du livre, replié dans son château avec ses chiens, apprend la progression du désastre par le récit d'un couple étrange, M. et Mme Bonheur. Ce narrateur, sorte d'aristocrate enfermé dans une méditation du temps et de la mort, a un livre de chevet : les Oraisons funèbres de Bossuet. Il veille, il lit, il écoute, il rumine on ne sait quel chagrin radical ou une sourde et meurtrière vengeance. Mais voici, dans le même mouvement, les jours "boum-boum". Partout, dans le pays, les envahisseurs sont là : Occupation, Collaboration. Les jours "boum-boum" sont constitués par l'ordre transmis constamment aux populations de se livrer à une intense reproduction de l'espèce. Il faut procréer à tout prix. Pour cela, jeux télévisés piégés, surveillance renforcée des mâles, dénonciations, propagande. Des bataillons de femmes se répandent dans le paysage. En avant ! Au travail ! Ce roman est, sous forme de fable à peine fantastique, l'autopsie de notre époque, de la désagrégation d'un monde sans pitié à cause de ses détails. C'est peu dire qu'il amène à son comble l'humour noir. D'où la souffrance hautaine et terrible qui s'en dégage.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).