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Les Algériennes contre le code de la famille. La lutte pour l'égalité
Lalami Feriel
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724612547
Loi discriminatoire promulguée en 1984, le code de la famille va à rencontre de l'égalité entre les hommes et les femmes, promise dès la lutte pour l'indépendance et inscrite dans la Constitution. Il cristallise les actions menées par les Algériennes qui militent pour cette égalité. Malgré un environnement politique fait d'obstacles et de contraintes - poids de la période coloniale qui a réduit le statut des femmes à un enjeu d'identité nationale ; limites imposées aux libertés publiques par un régime autoritaire ; cycle de violences extrêmes des années 1990 qui a paralysé l'activité politique et compromis la poursuite du mouvement -, les Algériennes sont parvenues à s'organiser et à se faire entendre et les associations ont toujours su, avec pragmatisme, trouver de nouvelles ressources, en particulier au niveau international. Un récit au plus près de la lutte des Algériennes pour le changement de leur statut, ponctué d'interrogations sur les perspectives qui leur sont ouvertes depuis la révision en trompe-l'oeil du code de la famille en 2005.
Extrait La traversée Quatorze kilomètres. Mourad a ressassé ce nombre des centaines de fois l'année dernière, incapable de décider si le risque en valait la peine. Certains jours, il se disait que cette distance n'était rien, un bref inconvénient, que la traversée ne prendrait pas plus de trente minutes si le temps était clément. Il passait des heures à penser à ce qu'il ferait une fois de l'autre côté, il imaginait son travail, sa voiture, sa maison. D'autres jours, il ne voyait que les gardes-côtes, l'eau froide, l'argent qu'il devrait emprunter, et se demandait comment quatorze kilomètres pouvaient séparer non pas deux pays, mais deux univers. La mer a l'air calme ce soir; juste une petite brise de temps en temps. Le capitaine a ordonné que l'on éteigne toutes les lumières, mais avec la lune haute dans le ciel dégagé, Mourad continue de voir ce qui se passe autour de lui. Le canot pneumatique, un Zodiac de six mètres, est prévu pour huit personnes. Ils y sont trente blottis les uns contre les autres en ce moment, hommes, femmes et enfants, tous avec l'air angoissé de ceux dont les destinées sont entre les mains des autres - le capitaine, les gardes-côtes, Dieu.
Piratage des données personnelles, escroqueries, vulnérabilité des systèmes numériques, guerre de la communication, déploiement des réseaux terroristes... Toutes ces questions liées à la montée de la cybercriminalité engendrent une inquiétude croissante et font de la délinquance électronique un enjeu crucial. L'ensemble des infractions pénales commises sur les systèmes électroniques et les réseaux informatiques, notamment l'internet, dépassent aujourd'hui les atteintes à la vie privée pour menacer des infrastructures d'importance vitale et affecter le fonctionnement de l'économie et des institutions. En France, un dispositif législatif conséquent a déjà été mis en œuvre, de la loi pour la confiance dans l'économie numérique à la loi pour la protection de l'enfance, et de multiples activités se sont développées (médias spécialisés, formation de responsables de sécurité des systèmes d'information, logiciels de protection...) pour lutter contre cette forme de criminalité. Ce dossier éclaire les nombreuses facettes du phénomène: types d'infractions, modes opératoires, profils des hackers et délinquants de tous ordres. Il présente parallèlement les moyens dont s'est dotée la communauté internationale, et notamment l'Europe, pour répondre à ces risques d'un nouveau genre.
Loin des spéculations et des grandes synthèses généralistes, ce livre est le premier ouvrage universitaire consacré au cinquième imam shi'ite Muhammad al-Baquir (m.c, 120/737). Il s'intéresse au shi'isme des origines, tel qu'il apparut au sein de la famille directe du Prophète de l'islam Muhammad. Il est écrit dans un style agréable à lire et aborde des questions souvent proches de la vie quotidienne. Il a le mérite de restituer les enjeux et les débats de la pensée islamique dans la première communauté shi'ite, ainsi que l'importance de la contribution de cet imam dans l'élaboration de l'exégèse coranique, de la théologie, et des questions éthiques et relatives aux rites et à la pratique de l'islam. Depuis sa parution en anglais en 2000, ce livre a reçu plusieurs prix, dont le prestigieux prix iranien " Kitab Sal-e Vilayat " en 2002 ; il a été traduit en arabe, persan et ourdou.
Résumé : Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite. La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée. Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.