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L'affaire de la pucelle de la rue Ormea
Lakhous Amara ; Gruau Elise
ACTES SUD
20,80 €
Épuisé
EAN :9782330075484
Alors que le journaliste Enzo Laganà savoure la perspective de vacances romantiques dans les cimes piémontaises, l'annonce du viol d'une adolescente de quinze ans par deux Roms enflamme la cité turinoise. Aussitôt, une haine anti-Roms s'exprime et se déchaîne sans complexe, attisée par une presse à charge. Missionné par sa direction pour couvrir l'événement, Enzo emploie tous les subterfuges dont il a l'art pour remonter à la source de l'affaire et en découvrir les ficelles. Au cours de son investigation, il croise la route d'une Rom blessée pour avoir arraché des flammes un enfant victime d'une opération punitive maquillée en retraite aux flambeaux.Rumeurs insidieuses, jeux de miroirs et faux-semblants : Amara Lakhous confronte avec acuité nos sociétés occidentales à leur hypocrisie. Dès lors que la vie d'un être humain vaut moins que celle d'un chien, et que l'on condamne aveuglément le prétendu "voleur de poules" en laissant le libéralisme broyer en masse les petits épargnants, le romancier fourbit ses armes et nous pique au vif avec celle de l'humour.4e de couverture : Alors que le journaliste Enzo Laganà savoure la perspective de vacances romantiques dans les cimes piémontaises, l'annonce du viol d'une adolescente de quinze ans par deux Roms enflamme la cité turinoise. Aussitôt, une haine anti-Roms s'exprime et se déchaîne sans complexe, attisée par une presse à charge. Missionné par sa direction pour couvrir l'événement, Enzo emploie tous les subterfuges dont il a l'art pour remonter à la source de l'affaire et en découvrir les ficelles. Au cours de son investigation, il croise la route d'une Rom blessée pour avoir arraché des flammes un enfant victime d'une opération punitive maquillée en retraite aux flambeaux.Rumeurs insidieuses, jeux de miroirs et faux-semblants : Amara Lakhous confronte avec acuité nos sociétés occidentales à leur hypocrisie. Dès lors que la vie d'un être humain vaut moins que celle d'un chien, et que l'on condamne aveuglément le prétendu "voleur de poules" en laissant le libéralisme broyer en masse les petits épargnants, le romancier fourbit ses armes et nous pique au vif avec celle de l'humour.Notes Biographiques : Né en Algérie en 1970, Amara Lakhous a vécu en Italie et est aujourd'hui professeur à l'université de Yale, aux États-Unis. Son roman Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio a été adapté au cinéma. Actes Sud a publié quatre de ses livres traduits de l'italien,« La Fertilité du Mal» est le premier traduit de l'arabe.
Résumé : Oran, le 5 juillet 2018, fête de l'Indépendance en Algérie. Soltani, colonel spécialisé dans l'antiterrorisme, doit renoncer à profiter de ce jour férié : son supérieur l'a débusqué chez sa maîtresse, où il se pensait injoignable. Car l'affaire est grave. Un ancien combattant du FLN, membre des services de renseignement et magnat du pouvoir algérien, a été retrouvé mutilé et égorgé. Dans une ville schizophrène, entre quartiers historiques délabrés et nouveaux quartiers arrogants, ce roman déploie la noirceur d'une indépendance gangrenée par la corruption qui a tout d'une nouvelle colonisation, celle des pères et des héros.
Résumé : Un Sicilien déguisé en Tunisien pour une mission de démantèlement d'un réseau terroriste rencontre à Rome une jeune Égyptienne dont les rêves d'indépendance se heurtent à la dévotion de son mari... Un roman drôle et généreux qui brocarde tant l'hypocrisie des intégrismes religieux que celle de nos bien-pensantes sociétés occidentales.
Présentation de l'éditeur Enzo Laganà, journaliste turinois de racines calabraises, goûte la douceur de la cité phocéenne lorsqu'il reçoit un appel affolé de son rédacteur en chef : quatre Albanais ont été assassinés la nuit précédente à Turin, probablement victimes d'un règlement de comptes. Le monde médiatique local est sur la brèche. Mais lui où est-il ? "À Ma... à Marconi". Acculé, il prétend être sur une piste, cours Marconi, à Turin, alors même qu'il se trouve face au Vieux-Port. Enzo, qui doit alors repartir en urgence, franchit, par ce mensonge, la première case d'un jeu de rôle dont il écrira lui-même le scénario. A chaque événement sanglant, il va livrer à son journal, avec l'aide d'un complice comédien, les témoignages de ses pseudo sources occultes. Les révélations des "gorges profondes" successives emplissent de fierté son rédacteur en chef qui se rêve en héros d'un Watergate turinois. Mais Enzo découvrira vite qu'il n'est pas seul à la manoeuvre. Tandis que, blasé par une profession en laquelle il ne croit plus, notre journaliste s'amuse à brouiller les pistes, un mystérieux indicateur anonyme le conduit vers de vrais témoins, ceux qui détiennent les clés de cette brûlante actualité. Non content de faire la une de son quotidien, Enzo doit également jouer les médiateurs de quartier chez lui à San Salvario après la promenade hautement litigieuse d'un petit cochon dans une mosquée. Musulmans, nationalistes, et défenseurs des animaux vont se déchirer autour de Gino (le cochon) et de son maître, le Nigérian Joseph. L'enjeu que représente Gino, sa nécessaire sanction pour les uns et non moins impérieuse protection pour les autres, déchaîne les passions et exacerbe les antagonismes culturels.
Chargé de démasquer un réseau terroriste dans le cadre de l'opération "Little Cairo". Christian Mazzari, paisible interprète de l'arabe, quitte son identité sicilienne pour prendre celle d'Issa, Tunisien fraîchement débarqué à Rome. Alors qu'il goûte les joies de la colocation à douze, sa route croise celle de Sofia (en réalité Sofia). jeune mère égyptienne dont les rêves d'accomplissement se heurtent à la dévotion religieuse de son mari. Les réflexions de Sofia/Sofia sur la place ale la femme dans un monde où l'homme est à la fois "adversaire et arbitre" résonnent avec celles de Christian/Issa, aux premières loges de la précarité silencieuse et néanmoins solidaire. Et quand la belle aux airs de Sofia Loren tombe au hasard ales jours sur "le Marcello arabe", la satire sociale prend des accents ale comédie à l'italienne roman drôle et généreux qui brocarde tant l'hypocrisie des intégrismes que celle de nos bien-pensantes sociétés occidentales.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Résumé : "Ma mère m'a légué un mot de son dialecte qu'elle employait pour décrire son état d'esprit lorsqu'elle éprouvait des impressions contradictoires qui la tiraillaient et la déchiraient. Elle se disait en proie à la frantumaglia". C'est autour de ce mot, du sentiment d'instabilité qu'il évoque, que ce recueil de textes d'Elena Ferrante s'articule. Lettres échangées avec son éditeur, entretiens, correspondances sont les pièces hétérogènes d'une mosaïque qui éclaire la démarche de l'écrivain et invite le lecteur à entrer dans son atelier. En revenant sur ses romans - de L'amour harcelant à la saga L'amie prodigieuse -, Elena Ferrante prolonge sa recherche autour des thématiques essentielles de son oeuvre : le rôle de l'écriture comme tentative de recomposition d'une intériorité morcelée, l'univers féminin, la complexité de la relation mère-fille, Naples. À travers la multiplicité des écrits rassemblés, Frantumaglia offre un parcours original dans l'univers littéraire d'Elena Ferrante, ainsi que l'autoportrait inédit d'un écrivain à l'oeuvre.
Résumé : Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu'elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier Carracci, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu'il la touche, mais finit par céder. Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l'université. Quand les vacances d'été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu'elle puisse donner un fils à Stefano. La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse , qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.
Quatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.