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André Zirnheld. Le chant d'un partisan
Laignel-Lavastine Alexandra ; Tramond Olivier
CERF
24,99 €
En stock
EAN :9782204148177
Ils ne sont que deux, joseph Kessel et André Zirnheld, à nous avoir légué un hymne universel à la Résistance. Mais si tout le monde connaît Le Chant des partisans, qui, en dehors des cercles combattants, a déjà lu la sublime Prière du compagnon de la Libération Zirnheld, le premier officier para FFL foudroyé en pleine guerre du Désert, à 29 ans ? Son poème, passé à la postérité sous le nom de "Prière du parachutiste", fut pourtant repris sur tous les fronts de la Libération. C'est l'extraordinaire destin de cet intellectuel antifasciste, de la bohème parisienne et du groupe " Esprit " aux troupes de choc de la France Libre, que retrace pour la première fois cette magistrale biographie. "Il était de la taille des Saint-Exupéry", disait le général Bergé de ce philosophe tombé sous l'uniforme des mythiques SAS Rogue Heroes, une fabuleuse unité fantôme de pirates des sables. A l'heure où la guerre fait son grand retour en Europe, cette passionnante enquête, fondée sur des archives inédites, entre roman d'apprentissage, récit d'aventures, épopée et quête initiatique, se révèle d'une brillante actualité. Ou comment se tenir debout par gros temps. L'odyssée intime d'un héros à découvrir, à méditer et à transmettre absolument. Préface du général de corps d'armée Olivier Tramond
Une guerre se gagne d'abord dans les esprits. Mais au nom de quel héritage et pour quels idéaux les Européens seraient-ils encore prêts à se battre ? Cette question est la seule qui vaille. Surtout face à un adversaire qui possède, lui, de la transcendance hideuse et mortifère à revendre. Dès 2002, avec une cruelle ironie, Philippe Muray invitait les djihadistes à " craindre le courroux de l'homme en bermuda ". Il annonçait la suite en ces termes : nous serons les plus forts car nous sommes les plus morts. Souhaitons-nous lui donner raison ? Ou au contraire nous arracher au somnambulisme, au déni et à la lâcheté dans lesquels nous nous complaisons depuis " Charlie " ? Après le succès de La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme : essai sur les penchants suicidaires de l'Europe, salué comme un livre " prophétique " à " l'écriture étincelante ", la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine signe ici un manifeste choc et courageux. Docteur en philosophie, historienne, essayiste, longtemps critique au journal Le Monde, Alexandra Laignel-Lavastine a reçu le Prix de l'Essai européen en 2005, le Prix de la Licra en 2015 et la Ménorah d'or 2016 pour l'ensemble de son oeuvre. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, la plupart traduits à l'étranger.
J'ai écrit ce livre de sang et de larmes avec mon sang et mes larmes', explique l'auteur de cette extraordinaire chronique clandestine de la tragédie des Juifs de Roumanie, une oeuvre unique, élaborée au coeur même de la tourmente. En cela, ce monument littéraire, pour la première fois traduit en français, occupe une place de premier plan dans ce qu'on a appelé"la bibliothèque de la Catastrophe'. Soixante ans après sa parution à Bucarest, entre 1946 et 1948, Cartea Neagra demeure de fait la principale source d'information sur l'extermination sauvage, par l'armée et la gendarmerie roumaines, de plus de 350000 Juifs roumains et ukrainiens. Mis à l'index par le régime communiste, il tombera ensuite dans l'oubli. D'un intérêt historique comparable au Livre noir sur l'extermination des Juifs en URSS et en Pologne (1941-1945) de Vassili Grossman et Ilya Ehrenbourg, celui de Matatias Carp se distingue par les conditions extrêmement périlleuses dans lesquelles il a été écrit. Ce jeune avocat juif de Bucarest doublé d'un pianiste de grand talent prend en effet la mesure, dès 1940, de la menace qui pèse sur le judaïsme européen. Il se lance alors, au péril de sa vie et avec sa femme pour seule collaboratrice, dans une folle entreprise: enquêter et collecter en temps réel une sorte d'archive première du Génocide. Au fil du récit, le lecteur découvrira un véritable enfer, marqué par la diversité insoupçonnée des méthodes de tuerie: pogroms sanglants, fusillades massives en bordure des villages, Juifs brûlés vifs dans d'immenses porcheries, enfants jetés vivants dans des puits, marches de la mort dantesques, abattage et vente des déportés aux paysans les plus offrants. Ce morceau bouleversant d'histoire immédiate lève le voile sur un chapitre encore mal connu de la Shoah à l'est de l'Europe. Biographie de l'auteur Matatias Carp: Né à Bucarest dans une famille de la bourgeoisie juive assimilée, Matatias Carp (1904-1953) était avocat et pianiste. Cet homme hors du commun se fit, entre 1940 et 1944, l'historien, le chroniqueur et l'archiviste des persécutions subies par les Juifs de Roumanie, lesquels formaient, avant-guerre, la troisième communauté juive d'Europe. Il était le fils d'Horia Carp, l'une des grandes figures de la vie intellectuelle roumaine de l'entre-deux-guerres. A. Laignel-Lavastine: Philosophe et historienne, Alexandra Laignel-Lavastine est spécialiste de l'histoire contemporaine de l'Europe de l'Est. Elle est notamment l'auteur de Cioran, Eliade, Ionesco: L'Oubli du fascisme (PU F, 2002). Elle est chercheur associé à l'Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS) et au Centre d'histoire de l'Europe centrale (Paris IV-Sorbonne).
L'opposition démocratique et européenne des années 1970-1980 a-t-elle, aujourd'hui encore, quelque chose à nous dire ? Oui, plaide cet essai qui se veut une introduction à l'œuvre et à l'engagement du philosophe tchèque Jan Patoche (1907-1977), disciple de Husserl et premier porte-parole, avec Vaclav Havel, de la Charte 77 pour les droits et les libertés civiques. Car si la fin tragique de Patocka, survenue à la suite d'un long interrogatoire policier, en fait un martyr de la dissidence, le philosophe s'impose aussi, à notre époque, comme un des penseurs les plus implacables de la crise ou la civilisation technicienne précipite la démocratie au XXe siècle. D'où son actualité. La pensée dissidente apporte un démenti radical à l'idée selon laquelle toute critique de la modernité finirait par échouer dans la tentation antidémocratique et le rejet des droits de l'homme. A rebours de l'esprit du temps qui nous sommes de choisir entre philosophie du sujet et barbarie, l'originalité de Patocka tient à ce qu'il donne à penser une valorisation de l'exigence démocratique qui ne repose pas, pour autant, sur la promotion de la subjectivité autonome et autofondatrice. Renouer avec l'héritage européen, viennent nous rappeler les opposants de Prague, de Budapest, de Varsovie, c'est d'abord penser et agir depuis notre capacité à nous arracher au quotidien, à son impersonnalité et à son absence de scrupules, donc aussi à partir de notre affrontement à la finitude. De l'éclipse de cette faculté, comprise comme essence même de la liberté, pourraient bien procéder les tendances les plus inquiétantes qui travaillent nos sociétés modernes : le radicalisme totalitaire, mais aussi la dilution du sens dans le fonctionnel, la soumission de la loi aux appareils bureaucratiques, la réduction de la légitimité à la légalité et de la responsabilité à l'utilité.
Qui est vraiment Luc Ferry? Philosophe aujourd'hui plébiscité comme l'un des trois intellectuels français les plus influents, il passe souvent pour un "héritier" doublé d'un "brillant normalien". Ces conversations - où s'entrelacent trajectoire intellectuelle et parcours personnel - nous révèlent une tout autre histoire. Celle d'un jeune homme longtemps désocialisé et en partie autodidacte, qui se vit comme un "être totalement baroque" quand il débarque à l'université en 1968. Luc Ferry dévoile ici le milieu modeste d'où il est issu et son adolescence à la campagne, entre une scolarité à la maison et l'influence d'un père, gaulliste et pilote de course, qui fournissait clandestinement des armes aux républicains espagnols. Par où l'on comprend mieux le mouvement et les étapes d'une pensée qui a toujours privilégié l'éthique de la responsabilité sur les pseudo-morales de l'indignation comme de la contestation réactionnaire: l'influence des antitotalitaires de gauche (de Castoriadis à Lefort); la question de l'humanisme et la création du Collège de philosophie dans l'effervescence idéologique des années 70-80. Luc Ferry revient aussi sur les coulisses de la violente controverse provoquée par La Pensée 68, l'essai qui k propulse sur k devant de la scène en 1985. Où l'on croise au passage de nombreux portraits, dont ceux de François Furet, Jacques Derrida, Alain Finkielkraut, BHL, Marcel Gauchet ou soeur Emmanuelle. Le philosophe évoque également l'arrivée de ses trois filles et la pratique de la politique au quotidien, y compris la traversée du désert qui suivit son départ du ministère de l'Éducation en 2004. Autant d'expériences cruciales à l'origine du tournant existentiel et spirituel qui, depuis une quinzaine d'années, marque sa réflexion sur une mondialisation libérale "destructrice du sens", comme sur la nécessité de penser une sagesse moderne ancrée dans "le sacre de l'humain".
Résumé : La prison des chefs politiques dans la France de Vichy (1940-1944). Dès l'été 1940, Georges Mandel, Léon Blum, Edouard Daladier, Guy La Chambre, Paul Reynaud et le général Gamelin ont été emprisonnés par Vichy pour plus de deux ans ; Jean Zay, quant à lui, a passé toute la guerre en prison jusqu'à son exécution. Figures emblématiques de la vie politique nationale de la IIIe République, ils sont tenus par le nouveau régime comme " responsables de la défaite ". A partir de sources largement inédites, Prisonniers d'Etat sous Vichy reconstitue de façon détaillée et concrète l'évolution de leurs conditions d'enfermement et de transfert et retrace minutieusement les dérives de l'Etat français et de sa justice pour mettre en évidence le moment où celle-ci se mue en justice d'exception, avec la complicité d'une magistrature sous influence - à l'image du parquet général de la Cour suprême de justice de Riom. Vichy introduit par exemple un dispositif subtil qui consiste à accorder à ces personnalités, afin de mieux les discréditer, nombre de privilèges - notamment sur le plan matériel - qui sont ensuite livrés en pâture à l'opinion publique, et inaugure par ailleurs un mode d'enfermement particulièrement anxiogène, fait de vexations et de déplacements imposés en raison de supposées menaces extérieures. Il ressort de cette étude novatrice que l'emprisonnement de ces hommes, loin d'être un élément secondaire dans la ténébreuse histoire de Vichy, constitue au contraire un laboratoire du contrôle et de la manipulation de l'opinion. Christophe Lastécouères révèle d'une plume alerte et passionnée les difficiles conditions de captivité de ces boucs émissaires proclamés et rend à ceux-ci justice et dignité.
Résumé : L'histoire fascinante de Harro et Libertas Schulze-Boysen, couple d'espions allemands infiltrés dans l'administration du Reich et à la solde de l'Union soviétique, qui furent à l'origine de l'Orchestre rouge de Berlin, le mouvement de résistance à Hitler, et qui périrent exécutés par les nazis en 1942. Par Norman Ohler, écrivain, journaliste et scénariste allemand à succès. Son premier livre de non-fiction, "L'Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue" (La Découverte, 2016), a été traduit en 25 langues.
Italie 1943. Des personnes de bonne volonté disent "non" à la barbarie nazi-fasciste des persécutions raciales et des déportations. Parmi elles, Gino Bartali, un célèbre cycliste, refuse cette compromission au nom de ses idéaux et de sa foi catholique. Alberto Toscano nous fait partager l'incroyable destin de ce grand sportif, et revivre les moments dramatiques de l'Italie et de l'Europe au XXe siècle. Bartali a été à la fois un homme merveilleusement simple et un champion capable de s'engager pour les valeurs auxquelles il croyait. Par son courage et sa détermination, il a permis le sauvetage de plusieurs centaines de Juifs persécutés par les nazis.
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte Margueri
Résumé : Dans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les historiens nord-américains Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. A l'époque, la question de la responsabilité du régime dé-Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs d'étudier une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.