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Le monde selon Obama. La politique étrangère des Etats-Unis, Edition 2012
Laïdi Zaki
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782081284463
Extrait de l'avant-proposLe temps de l'Obamania et des naïvetés politiques auxquelles elle a parfois donné lieu est révolu. Est donc venu celui d'évaluer en toute sérénité ce que l'arrivée au pouvoir d'Obama a changé tant dans le regard des États-Unis sur le monde, que dans le regard du monde sur les États-Unis. Telle est, au fond, l'ambition de ce livre.L'élection d'un nouveau chef de l'État américain a pour particularité de ne pas concerner ses seuls ressortissants, en raison du rôle prééminent joué par les États-Unis dans le monde. Mais la résonance de cet événement varie sensiblement en fonction de la personnalité du locataire de la Maison-Blanche, du moment politique dans lequel se trouvent les États-Unis et du contexte mondial. Or, sur ces trois plans, l'élection de Barack Obama tranche.Elle tranche car elle a ouvert la voie à l'élection pour la première fois dans l'histoire américaine d'un président noir, quand bien même il ne serait que métis et donc pas afro-américain; et dont le second prénom est Hussein, un prénom à consonance musulmane dans un pays encore marqué par le traumatisme du 11 Septembre. Deux ans après l'élection du nouveau chef de l'État, plus d'un quart de l'opinion publique américaine semble convaincue de la confession musulmane de son président, alors qu'il a lui-même affirmé à maintes reprises qu'il ne l'était pas.Elle tranche ensuite au regard de l'ampleur du doute politique qui a saisi la société américaine en 2008. Doute sur la capacité de son modèle économique à affronter la plus grave crise de son histoire depuis 1929. Doute sur la pertinence de son surengagement militaire extérieur au terme d'une guerre en Irak ruineuse, et n'ayant en définitive conféré aux États-Unis aucun avantage stratégique. La conjonction de ces deux facteurs, sur lesquels le candidat Obama a joué, a conduit les Américains mais également le reste du monde à s'interroger sur la capacité matérielle et politique des États-Unis à continuer d'assumer autant de responsabilités internationales avec un insuccès croissant.
L'homme fait aujourd'hui l'expérience d'une nouvelle condition temporelle : celle de l'homme-présent. Un homme qui aurait décidé d'immoler l'avenir au bénéfice du seul présent. Ce présent prétend désormais se suffire à lui-même pour affronter l'incertitude du monde dans lequel nous sommes entrés. En s'incarcérant volontairement dans un présent immédiat, l'homme-présent veut abolir le temps. Revenu de toutes les utopies sociales, il radicalise son besoin de sens par la recherche individuelle d'un présent sans cesse reconduit, le présent éternel. Successeur de l'homme perspectif né à la Renaissance et parvenu à maturité quand l'idée de perspective se maria à celle d'Histoire, il se trouve désormais sans point de vue. Pourtant, parce qu'il reste fondamentalement un être temporel, l'homme-présent se débat dans une inextricable contradiction : à force de nier le temps, il ne cesse de subir son déferlement. C'est pourquoi, au lieu de penser le temps sur le mode de l'espérance, il le vit sur le mode exclusif de l'urgence. Comment comprendre le basculement culturel de l'homme perspectif vers l'homme-présent ?
En dépit de la montée en puissance des pays émergents, l'Europe reste la première puissance commerciale du monde et l'euro, en pleine tourmente, est toujours la seconde monnaie de réserve derrière le dollar. Elle demeure cependant en position d'influencer le jeu mondial par le pouvoir de ses normes dans des domaines aussi différents que l'environnement, la finance ou la protection sociale. Sa "faiblesse" issue d'une réticence à recourir à la force, ne l'a pourtant pas empêché de remporter des succès en Libye, ou au Mali. Contrairement à certaines idées reçues, l'Europe parvient à défendre ses intérêts quand ils sont directement en jeu. Mais parce qu'elle n'est pas un Etat, elle n'arrive pas à les fondre dans une stratégie globale qui lui donnerait plus de d'éclat et surtout de force.
Résumé : Parce qu'il repose sur une dynamique de forces qui ne sont pas cohérentes entre elles, le changement social mondial est désormais vécu comme un processus qui déracine sans orienter, qui déchire sans reconstruire, qui prescrit sans rassurer. L'incertitude radicale qu'il engendre explique pour une large part son caractère anxiogène : les pays riches s'inquiètent de plus en plus de la concurrence des pays à bas salaires tandis que les damnés de la terre peuvent y voir la programmation d'un nouveau déclassement. Au sein de chaque nation, l'écart qui ne cesse de se creuser entre gagnants et perdants du jeu social exacerbe ces peurs en miroir. La perturbation est à son comble. Ce livre se propose d'observer et d'interpréter ce vaste changement social que, faute de mieux, on appelle la mondialisation.
Le Sacre du présent de Zaki Laïdi se veut un repérage sur la nouvelle condition temporelle de l'homme occidental : celle de "l'homme-présent'. Pour l'auteur, l'histoire humaine a été successivement habitée par trois types d'hommes :"l'homme-archaïque', "l'homme-perspectif', et aujourd'hui"l'homme-présent'. Les premiers temps de l'histoire humaine furent ceux d'un homme-archaïque étranger au temps historique. Le sens de sa vie s'exprimait par la conformité du présent au passé... et à l'avenir. Avec le développement de la pensée grecque, l'homme a commencé à se penser historiquement. Zaki Laïdi explique comment, à compter du XVe siècle, le point de vue, la "cumulativité', la dynamique se sont progressivement imposés dans les sciences et la vie sociale de l'homme-perspectif. Aujourd'hui l'homme-perspectif est mort. Un nouvel homme est né : l'homme-présent. Cet homme ne se projette plus dans le futur, vit dans un présent autosuffisant, délié du passé et de l'avenir. Dans ce temps inexistant devenu"temps-zéro', il tend de plus en plus à penser et agir dans l'urgence. L'urgence s'impose aux acteurs, leur impose la réalité sociale et les contraint à s'adapter à des "stéréotypes réactifs'. Elle autorise la politique à ne plus penser politiquement le monde, à ne plus se projeter dans l'avenir. L'acteur public n'agit plus mais réagit, il contient les phénomènes sans y remédier. L'urgence humanitaire et sociale est diversion, elle permet l'inaction par l'activisme. Au recul du politique dans la société de l'homme-présent répond une emprise croissante du marché. Dans une société où le libéralisme économique est assimilé à la démocratie et où la temporalité du marché est l'immédiateté, le long terme -temps du politique- est stigmatisé comme un frein à la démocratie. Zaki Laïdi montre que la puissance des marchés financiers croît dans un monde marqué par une immédiateté qui leur est consubstantielle. L'homme-perspectif était utopique, l'homme-présent est uchronique, à la recherche d'un présent éternel. Dans une société incapable de penser sa totalité sociale, qui se fonde sur une situation présente dégagée de la notion de passé et de projet communs, il importe pour l'auteur de raccorder le présent à l'avenir. La promotion d'une éthique"transgénérationnelle"peut-elle, dans ces conditions, raffermir le terreau d'une société devenue fragile à force de vivre dans un présent éternel ? Frédéric Mar "
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Mes vacances Hachette vous propose de nombreuses activités pour entretenir et enrichir les apprentissages de la Moyenne Section de Maternelle. Vous y trouverez : des histoires variées et des jeux de langage qui permettront de préparer l'enfant à la lecture ; des activités de graphisme et de logique, pour un entraînement à l'écriture et aux premières notions de mathématiques ; des activités sur la reconnaissance de lettres et de sons ; des pages de découverte pour stimuler la curiosité et le sens de l'observation ; 3 belles histoires, que vous pourrez lire à l'enfant. Ces histoires sont également téléchargeables au format MP3 sur notre site www.parascolaire.hachette-education.com. En fin de cahier, des conseils vous aideront à mettre à profit ce cahier de vacances.
Résumé : Tourne les pages de ton livre et écoute tes comptines préférées ! Au clair de la lune, Une souris verte, Petit escargot... 26 comptines à écouter, ou même à chanter, grâce aux versions instrumentales, que tu trouveras sur ton CD ou en flashant le QRcode inclus dons le recueil. Fais de beaux rêves !
L'inspecteur Petit et son fidèle assistant chinois Chan San Peur sont deux policiers très malins : c'est pour cela qu'on leur confie toujours des enquêtes super-difficiles ! Surveiller le transport d'un aimant géant, voilà une mission facile ! Et pourtant... Lorsque l'aimant disparaît subitement, les enquêteurs devront faire preuve d'astuce et de ténacité pour le retrouver. La seconde énigme est encore plus bizarre... Pourquoi a-t-on dérobé la perruque de M. Montana ? L'inspecteur Petit sera presque obligé de sauter un repas pour résoudre cette mystérieuse disparition ! En plus : une loupe pour décrypter les réponses !
Perrault Charles ; Koechlin Sophie ; Latyk Olivier
Il était une fois un vieux meunier qui avait trois fils. A sa mort, il laissa à son fils aîné son moulin, au second son âne et au dernier son beau chat noir... Le célèbre conte de Perrault, un texte court adapté aux petits.