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Un baptême iroquois. Les nouveaux voyages en Amérique septentrionale (1683-1693)
Lahontan Louis-Armand de ; Gohier Maxime
CLANDESTIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782369350316
Le récit initiatique d'un jeune aventurier français, le témoignage d'un des premiers explorateurs des immenses territoires la Nouvelle-France, une peinture pleine d'empathie du mode de vie et de la pensée des peuples autochtones (dont il apprend les langues, les coutumes, les ruses et la philosophie), une réflexion philosophique sur l'idée de civilisation, une étude des moeurs politiques de la Colonie, et l'histoire vécue des premiers temps de la rivalité franco-anglaise au Nouveau Monde. En 1683, à l'âge de 17 ans, le Baron de Lahontan embarque pour le Canada. Il y passe dix ans d'une vie libre et aventureuse, entre Québec et la région des Grands Lacs : officier auprès du gouverneur de la Nouvelle France, libertin en butte à l'autorité des jésuites, coureur des bois dans les vastes territoires de l'Amérique du Nord, il met en lumière le rôle du commerce des fourrures dans la guerre franco-anglaise, palabre avec les indiens dont il apprend les langues, les coutumes, les ruses et la philosophie. Composé de lettres adressées à un lecteur inconnu, les Nouveaux voyages en Amérique déploient la verve d'un authentique libertin, l'esprit libre d'un homme curieux des moeurs et de la culture des peuples autochtones, la franchise politique d'un gentilhomme ruiné en rupture avec la cour du Roi Soleil. Si l'ironie de son style, l'humanité de son regard et l'audace de ses observations annoncent la philosophie des Lumières, elles condamneront surtout son auteur à l'exil, et son oeuvre à l'oubli et au mépris des partisans d'une histoire édifiante. C'est pour rendre justice à cet écrivain de l'exil que le passager clandestin réédite les Nouveaux voyages en Amérique dans leur version originale de 1702. "Chez Lahontan, le "Sauvage de l'Amérique" constitue une figure phare, un être idéalisé porteur d'espoir. Cette originalité, l'oeuvre de Lahontan la puise à trois sources : l'expérience et les connaissances acquises par le voyageur au fil de ses aventures dans la colonie française et les forêts nord-américaines ; le sort infortuné qu'il a connu après son séjour en Nouvelle-France, et, finalement, sa critique philosophique de la religion catholique, des institutions politiques françaises et du mode de vie occidental. Figure emblématique, le Sauvage de Lahontan incarne le Nouveau-Monde, une terre de Canaan où l'écrivain aigri et apatride souhaiterait trouver l'asile et "le plaisir de vivre en repos chez des peuples moins sauvages que nous, en ce qu'ils ne sont pas réduits à la fatale nécessité de plier le genou devant certains demi-dieux que nous adorons sous le beau nom de ministres d'Etat"". Maxime Gohier
Eric Pessan est l'auteur de nombreux romans, pièces de théâtre et fictions radiophoniques. Ses textes ont déjà été illustrés, notamment par Marc Desgrandchamps, dans Un matin de grand silence (Éditions du Chemin de fer, 2010). N retrace l'errance d'un enfant élevé par son père dans la forêt, et sa progressive libération de cet univers hostile et coupé du reste du monde. Les oeuvres de Mikaël Lafontan, photographe franco-suédois, évoquent au plus près cette lente ouverture des frontières d'un monde devenu oppressant, mais que l'enfant hésite à quitter.
Faire d'une soupe un repas ! Le retour aux bons produits, sains, et aux légumes oubliés, alliés à de bonnes qualités nutritionnelles et gustatives, font de la soupe un mets à consommer en tous lieux et toutes occasions... De la soupe " qui fait grandir ", en passant par la soupe de sa grand-mère, diverses soupes régionales ou au goût venu d'ailleurs, voici un itinéraire gourmand en 90 recettes de ce mets universel, pour régaler petits et grands.
Satiriques et polémiques, les Dialogues de Lahontan annoncent avec vigueur les grands débats philosophiques des Lumières. Religion, politique, justice, m?urs : rien n'échappe à la critique de Lahontan. Le contraste entre le Sauvage et l'Européen met en cruelle évidence les vices de la civilisation. Le " Mais comment peut-on être Huron ? " que l'explorateur français est tenté de s'écrier suscite finalement l'interrogation : " Mais comment peut-on être Européen ? " Après Lahontan, le Vieux Continent ne cessera plus de se poser la question.
Satiriques et polémiques, les Dialogues de Lahontan annoncent avec vigueur les grands débats philosophiques des Lumières. Religion, politique, justice, m?urs: rien n'échappe à la critique de Lahontan. Le contraste entre le Sauvage et l'Européen met en cruelle évidence les vices de la civilisation.Le "Mais comment peut-on être Huron?" que l'explorateur français est tenté de s'écrier suscite finalement l'interrogation: "Mais comment peut-on être Européen". Après Lahontan, le Vieux Continent ne cessera plus de se poser la question.
Reynolds Mack ; Tersac Jacques de ; Bellec Dominiq
La différence qu'il y a entre une réforme et une révolution, Bill ? Les uns veulent replâtrer la libre entreprise pour qu'elle devienne plus efficace. Les autres veulent en voir la fin et ériger un nouveau système socio- économique. Ceux-ci sont nos ennemis. Aussi longtemps que nos beaux parleurs ne s'intéressent qu'aux réformes, ils ne constituent pas un vrai danger. C'est quand ils commencent à parler révolution que notre service doit agir." Paul Kosloff est l'un des meilleurs agents secrets au service des Etats-Unis. Sa réputation et son efficacité sont aussi grandes que sa soif d'en découdre avec le Grand Ennemi communiste. La Guerre froide bat son plein mais la perception du jeu a changé : désormais, il est évident que le capitalisme à l'américaine et l'économie centralisée à la soviétique ont beaucoup en commun. Aussi, doit-on calmer les ardeurs du fameux Kosloff... On lui confie alors une mission d'importance nationale : infiltrer un groupe de radicaux gauchisants prêts à tout pour abattre le modèle américain ! Dans les faits, l'espion à l'esprit borné va se confronter à une vision du monde qui va ébranler ses convictions... et bien plus si affinités. Les Gaspilleurs (The Throwaway Age) - publiée en 1967 dans la revue Worlds of Tomorrow - offre quelques pages d'une lucidité confondante sur les impasses du modèle de société productiviste et consumériste qui l'a emporté à cette époque, et sur les valeurs idéologiques, politiques et éthiques à bout de souffle qu'il véhicule.
En 1950, Poul Anderson imagine l'anéantissement de la diversité culturelle par un impérialisme intergalactique. Dans un futur très lointain, l humanité a essaimé à travers d innombrables galaxies et est parvenue, tant bien que mal, à pacifier des univers entiers et à imposer son modèle de civilisation. Mais la tâche est loin d être achevée. La hache de guerre vient d être enterrée entre les habitants de Cundaloa et ceux de Skontar, dont les mondes sont cependant ravagés. Les Terriens se proposent d « aider » ces deux peuples à se reconstruire, mais sous certaines conditions: qu ils renoncent à leur culture, à leurs m urs et à leur technologie pour embrasser les bienfaits de la civilisation humaine. Les Cundaloiens acceptent l offre humaine, les Skontariens refusent. Quelle sera pour chacun de ses peuples l issue de sa décision? Que se passe-t-il lorsqu une nation riche et puissante, au nom du développement et de ses valeurs prétendument universelles, exige d une nation « en développement » qu elle adopte sa culture, ses traditions, son identité? Telle est la question que Poul Anderson pose dans cette nouvelle... et à laquelle il apporte une réponse sans ambiguïté.
Une histoire critique du nucléaire pour regarder en face la figure de la mort la plus terrible que l'humanité ait inventée ! L'auteur nous propose une plongée passionnante dans la fabrication de la première bombe atomique, avec de nombreuses données inédites (dont le Rapport traduit et commenté de la Diète japonaise sur Fukushima). Tandis que Tchernobyl et Fukushima nous ont rappelé avec force à quel point le nucléaire est un danger pour toute vie sur Terre, la réflexion philosophique sur le nucléaire ? militaire et " civil " ? reste totalement en deçà des enjeux réels. Ce livre nous invite à comprendre enfin que le nucléaire n'est pas un choix technologique, mais un choix idéologique et capitalistique ; et qu'il est plus que temps d'historiciser une question qui organise depuis soixante-dix ans le rapport au vivant de la société capitaliste.
Résumé : En 1972, R. Silverberg imagine des voyages organisés pour assister à la fin du monde. Dans un avenir proche, des jeunes couples friands de divertissements en tous genres sont réunis à l'occasion d'une soirée entre ami·es. Au centre des discussions, une distraction inédite tout juste expérimentée par la plupart d'entre eux : les agences de voyages temporels proposent une nouvelle destination. Il est désormais possible d'aller assister, à bord d'un vaisseau, à la fin du monde. Tandis que les invité·es comparent, à l'aune de leur caractère spectaculaire, les paysages mortifères contemplés, de l'extérieur arrivent des nouvelles alarmantes (catastrophes naturelles, épidémies...) mais qu'ils semblent totalement ignorer. A l'heure où la notion d'effondrement fait florès tant dans l'industrie culturelle que dans les grands médias, Silverberg nous enjoint à nous arracher de notre position indolente de spectacteur·ices d'un effondrement qui ne relève plus de la fiction. Un cri d´alerte !