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LES CARNASSIERS
LAGORCE GUY
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246249610
Depuis Paul Morand et Montherlant, aucun romancier français ne s'était plongé dans le monde de la haute compétition. Dans {les Carnassiers}, en même temps qu'il renoue avec cette tradition de notre littérature, Guy Lagorce la fait exploser. Car tout a changé depuis les années 30 et en sport plus qu'ailleurs. A l'aimable notion de fair play s'est substituée celle d'une violence devenue folle. Le héros de cette histoire, Johnny Teagarden, a vingt-trois ans. Il va mener deux combats: l'un pour le titre de champion du monde de boxe (et vous n'oublierez jamais le fascinant récit du grand match), l'autre contre le milieu carnassier"qui le menace à travers la femme qu'il aime. {Les Carnassiers:} un roman dans lequel chaque mot"court à l'événement". Un roman écrit avec une force, une maîtrise et une économie rares, à travers une succession haletante de faits. Mais ces faits ne sont pas des anecdotes. Ils sont les révélateurs de personnages affrontés à la vie, à l'amour, à la mort. {Les Carnassiers} rappellent certains chefs-d'oeuvre de la littérature et du cinéma américains de l'après-guerre... Guy Lagorce s'inscrit dans la lignée de John Steinbeck, de James Cain, de John Huston, de Billy Wilder."
Mariages, divorces, violences du sport, folies du cinéma, rêves de la littérature, nuits blanches de rire, d'alcool et d'anxiété, guerres... Celle de 39-45 qui marque au fer des enfances jusqu'alors merveilleuses, celles de la décolonisation qui secouent et tétanisent des sensibilités... Que deviendra Monique, la petite juive qu'ont sauvée Antoine et Julien alors qu'ils étaient enfants ? Que deviendront ces existences - tendues et lumineuses -, balles traçantes dans la nuit ? Faudra-t-il qu'un jour Julien révèle le vrai visage d'Antoine ? Ou bien, par fidélité à l'amitié, choisira-t-il de mentir en sachant qu'il va payer cher ce mensonge ? Julien se pose la question qui hante tous ceux qui approchent la cinquantaine : faut-il rester dans "le Train du soir" qui va vers la sagesse et les renoncements ou brûler ce qu'il faut bien se résoudre à appeler "sa vie" dans une interminable fuite en avant ? Roman à suspense de trois êtres liés jusqu'à la tombe par un secret trop lourd, il est aussi celui d'une génération.
À travers treize récits d'une intensité étonnamment contenue, dans un style brillant, dompté - pas un pouce de graisse -, sur un ton alternant admirablement les rythmes et les souffles et qui entraîne le lecteur dans sa course, Guy Lagorce nous ouvre les portes d'enfers et de royaumes qui nous étaient inconnus. Le sport (mais faut-il vraiment dire "le sport", ou la lutte, ou la guerre, ou l'épreuve et l'ordalie, ou - ô Nietzsche ! - le surhumain ?) est vécu d'abord avec l'exigence extrême des aventures intérieures. Lagorce y est. Ses héros y sont. Lecteurs, nous y sommes : il ne s'agit plus d'être des voyeurs mais, hommes ou femmes, les reîtres fous de cette guerre. Les initiés, en treize épreuves, en treize nouvelles, au Mystère. Alors, une question se pose : pourquoi, chez Lagorce, cette folie de l'effort et du défi, de la victoire et de la volonté ? Réponse évidente lorsqu'on referme son livre : parce que ses héros, sur les stades, les rings et autres lieux d'infinie douleur et de joie sauvage, paient encore comptant, en notre siècle qui renonce, leur quête de l'impossible. Toujours, jusqu'à l'aube incertaine, ils continuent, les dents serrées, de lutter avec l'Ange.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...