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OEUVRES. Tome 2, Du gouvernement de Dieu, Edition bilingue français-latin
Lagarrigue Georges
CERF
67,00 €
Épuisé
EAN :9782204036696
Salvien, prêtre de Marseille au Ve siècle, est connu surtout pour son traité " Du gouvernement de Dieu ", écrit vers le milieu du siècle. Il y questionne, du point de vue de la providence divine, le sens de l'histoire biblique et des événements de son temps, un peu comme le fit Augustin dans la " Cité de Dieu " peu auparavant. Plus que ce dernier, il dénonce la conduite de ses contemporains, dont la foi est chancelante et le genre de vie condamnable. Il y voit la cause principale du malheur des temps, qu'il considère comme une punition divine. Les grands de ce monde ne sont pas épargnés : la critique sociale est vive, les injustices et exactions de toutes sortes, y compris fiscales, sont vigoureusement dénoncées. La description des maux inspire des pages saisissantes, notamment sur les invasions barbares, fléau qui n'empêche pas un regard critique sur la romanité parfois plus cruelle encore. Autant qu'un traité de théologie, l'oeuvre de Salvien est un document historique et le témoignage d'un pasteur exigeant au franc-parler étonnant.
Bien que les lettres de Salvien soient adressées à des amis et parents, elles ne visent pas à nous renseigner sur la personne ou la vie de l'épistolier il est plutôt question de montrer au lecteur chrétien comme il est beau d'écrire dans les occasions délicates. Dans son traité "Ad Ecclesiam" , Salvien se propose de dénoncer l'ampleur et la gravité de l'avarice chez les chrétiens. L'ouvrage se veut d'abord une condamnation, puis aussi une exhortation.
Combien d'hommes dans un homme ? Antoine est comédien. Sa vie, il la brûle avec les femmes, sur les planches, dans la haute mer des grands textes. Seule l'intensité l'intéresse. Jusqu'au jour de trop où, plongé dans le coma, une vague noire menace de l'engloutir. Renaître est un risque, Antoine le sait. Lentement, son existence reprend, mais sur une ligne de crête aussi fragile que dangereuse. A quoi s'expose-t-il dans le jeu de l'amour et du hasard, à quoi s'expose-t-il s'il ne joue pas, s'il ne joue plus ? Porté par une écriture bouillonnante, d'une liberté rare, La Nuit recomposée nous plonge dans la vie d'un homme de théâtre, à la fois roi et clochard.
Quand une convocation pour être « Jurés d’assises » bouleverse la vie des trois protagonistes qui ne se connaissaient pas avant le procès... A travers un roman choral puissant, l’autrice offre un récit poignant, aborde des thématiques actuelles, soulève des questions pertinentes et pousse à la réflexion sur les dures réalités de la vie. Une histoire empreinte d’humanité et de résilience.
De Saint-Denis, on connaît la basilique abritant la nécropole des rois de France, le Stade de France, le musée d'Art et d'Histoire, la Maison d'éducation de la Légion d'honneur et d'autres trésors du patrimoine... Mais, au-delà des pierres et des clichés sur la banlieue, comment prendre le pouls de cette ville, vibrer avec elle, l'aimer entre rires, exils, larmes et passions? Ce livre invite à découvrir une promenade dans Saint-Denis au fil des portraits de quarante de ses habitants. Ils sont archéologue, gardien d'immeuble, avocat, boulanger, étudiant, ajusteur, sans papiers, enseignant, cuisinier, artiste, bistrotier, libraire, etc. Dionysiens de longue date ou arrivés plus récemment de différents endroits de la planète, ils dévoilent leur ville en se racontant.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.