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Corambé. Identité et fiction de soi chez George Sand
Laforgue Pierre
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252034491
Non pas George Sand, mais "George Sand", avec des guillemets. Car George Sand n'existe pas, ou n'existe plus, seul importe le personnage de fiction que désigne son pseudonyme. Personnage de fiction, c'est-à-dire, invention d'écriture. L'hypothèse sur laquelle repose cet essai est que toute l'entreprise sandienne est une exploration de ce je à l'identité singulière qui ne cesse d'hésiter entre masculin et féminin, et qui a nom "George Sand". Cette entreprise qui consiste à mettre en oeuvre un Moi-texte se résume en un mythe, celui de Corambé, à la fois personnage de roman et figure idéale du Roman lui-même. Quête de l'identité et fiction de soi se conjuguent en Corambé, et c'est à envisager ses différents avatars que s'emploie cet ouvrage. Sont donc lus dans cette optique Lélia, Mauprat, Consuelo, Gabriel, La Petite Fadette, les Lettres d'un voyageur et Histoire de ma vie, ainsi que quelques autres textes. L'ensemble se distribue en trois parties: Fiction et roman de soi, L'écriture du Je, Identité et différence des sexes Biographie de l'auteur Pierre Laforgue est professeur à l'université de Franche-Comté. Ses travaux portent sur le romantisme. Il a publié en particulier L'Eros romantique. Représentations de l'amour en 1830 (1998), Romanticoco. Fantaisie, chimère et mélancolie (1830-1860) (2000), L'?dipe romantique. Le jeune homme, le désir et l'histoire en 1830 (2002)
Balzac dans le texte" : ce titre volontairement très large invite prendre à la lettre le texte balzacien à la fois dans sa poétique et dans son historicité. L'ouvrage s'ouvre sur une étude qui a valeur programmatique, ""De Balzac". Identité; signature et fiction", où sont interrogées, à travers la question du pseudonyme, les relations que Balzac entretient à son propre texte. Il ne s'agit pas de traquer sa présence biographique dans l'imaginaire du texte, mais de comprendre comment la construction de l'identité de soi est de nature textuelle et comment, par retour, le texte a travaillé à inventer "Balzac", et comment, au bout du compte, cette invention, à travers diverses fictions, a contribué à l'élaboration de l'?uvre balzacienne. Les autres études se répartissent en trois parties, d'ordre génétique, sociocritique et sociogénétique. Ces trois approches, complémentaires entre elles, visent à mettre au jour, en s'attachant au grain de l'écriture, les rapports qui se tissent entre la réalité et le texte. De quelles manières, par exemple, se constituent un personnage (de Marsay), un roman (Un début dans la vie, L'Envers de l'histoire contemporaine); quels enjeux idéologiques et philosophiques peuvent être impliqués dans une poétique, celle de l'ironie notamment (La Peau de chagrin, Ursule Mirouët); quelles représentations métaphoriques et symboliques de l'histoire animent la textualité balzacienne (La Femme abandonnée, Le Contrat de mariage). Par-delà ces différentes monographies, c'est toute l'?uvre de Balzac qui est soumise au même principe de lecture, qui confronte l'historicité de l'écriture et celle de la première moitié du XIXe siècle.
Résumé : Ce ne devait être que l'histoire d'un homme condamné au bagne pour avoir volé un pain. Mais entre 1845, date qui figure en tête du manuscrit, et 1862, date de la publication du roman, l'histoire s'amplifie, gonfle, déborde, jusqu'à devenir une énorme machine aux innombrables intrigues. Et pourtant, tout se tient. Toutes les ficelles que Hugo s'emploie à dévider, il les réunit par un seul geste : interroger la misère, bien qu'elle échappe au discours, et lui donner un sens, bien qu'elle n'en ait pas. Le livre est un "chef-d'oeuvre", un "monument", l'expression du "génie" de son auteur ; mais l'écart entre le roman et nous est immense. Beaucoup de ses références ont cessé d'avoir pour nous la signification qu'elles avaient pour ses premiers lecteurs. Cette nouvelle édition se propose de restaurer les lisibilités perdues, en tenant compte de l'historicité de l'écriture. Travail tous azimuts, sur tous les plans : politique, sociocritique, économique, philosophique, poétique. Ce qui est en jeu, c'est de saisir la force symbolique de la fiction, de comprendre le texte, d'en retrouver le sens. En somme, de lire Les Misérables.
Jeanne est le roman d'une jeune bergère de La Marche, native de Toull, antique cité gauloise, puis romaine, qui est engagée comme servante à la petite ville voisine de Boussac. Trois hommes la désirent : Marsillat, un avocat en quête de bonnes fortunes paysannes, Guillaume de Boussac, un jeune aristocrate mélancolico-rêveur, sir Arthur, un riche Anglais au coeur noble. Ce dernier ne souhaite qu'une chose, épouser la jeune fille, mais elle se refuse obstinément au mariage au nom d'un voeu qu'elle a fait autrefois. L'histoire se termine tragique-ment par la mort de Jeanne, qui, pressée ignoblement par Marsillat, se précipite par une fenêtre pour lui échapper, et qui ne survit que fort peu à la commotion. Jeanne est "un coeur simple". A travers elle s'invente une figure héroïque et symbolique du peuple. Fade et pastoure, elle ouvre le monde à la poésie. Contre la prose décevante de la société contemporaine, Sand avec ce roman campagnard et socialiste atteste que "la mission de l'art est une mission de sentiment et d'amour".
Résumé : Dans la production littéraire de 1830 tout un ensemble de romans et de nouvelles mettent en scène des histoires d'amour singulières qui ont pour héros des castrats, des hermaphrodites, des homosexuels (et même un zoophile). Il ne s'agit pas de déviances et de perversions pathologiques dont l'intérêt ne serait qu'anecdotique ; ces textes ont bien plutôt valeur de symptôme historique, social et idéologique. D'une part, ils traduisent les dysfonctionnements de la nouvelle socialité qui a vu le jour à la faveur de la révolution de juillet et constituent une dénonciation de la société moderne, d'autre part, pour certains d'entre eux, ils proposent, sur le mode du mythe, l'idéal d'un amour absolu, échappant à toute norme. L'ouvrage est composé de deux parties. La première est synthétique est la perspective adoptée est d'inspiration sociocritique. Sont successivement abordés les rapports entre érotique et société au plan de l'imaginaire, la différence entre éros libertin et éros romantique autour de la notion de nature, la fonction du symbolique dans la littérature de 1830. Dans la seconde partie sont étudiés sous forme de monographies des textes des années 1827-1835, allant d'Armance à mademoiselle de Maupin, en passant par Fragoletta De Latouche, Aloys de Custine, Sarrasine, Une passion dans le désert, La Fille aux yeux d'or de Balzac et Claude gueux de Hugo. A l'occasion de chacune de ces études, c'est la textualité dans sa relation à l'histoire et à la Société qui est privilégiée.