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Lexique français-comorien (shingazidja)
Lafon Michel
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738411013
Victimes de l'attitude traditionnelle française de mépris envers les langues locales, les langues de l'archipel des Comores n'ont fait l'objet, pendant toute la période coloniale, d'aucune investigation et sont restées dans la pénombre ; ainsi le comorien, ensemble des parlers bantu de l'archipel, qui connaît aussi un dialecte malgache à Mayotte, a-t-il longtemps été pris pour une simple variante du swahili ; si son autonomie est à présent largement reconnue, ce n'est que depuis quelques années qu'il a rencontré l'intérêt des chercheurs ainsi que celui des autorités du pays, sensibles, là comme ailleurs, à son importance dans l'affect des populations et partant, dans tout projet viable de développement. Ce lexique français-shingazidja, variété du comorien de la Grande-Comore, rédigé avec toutes les garanties de rigueur, est ainsi le premier travail lexicographique sur ce parler de la période récente ; s'il s'adresse au public comorien qui ne dispose pas encore d'une aide à la traduction, alors même que le recours au français est la norme dans de nombreux domaines, en particulier à l'écrit, il ne néglige pas pour autant le voyageur qui, séjournant à la Grande-Comore, souhaiterait pouvoir mieux s'insérer dans la société locale, ni les chercheurs qui y trouveront des matériaux comparatifs, ainsi qu'une tentative élaborée de prise en compte, au niveau lexicologique, des spécificités d'une langue bantu.
Pierre Ménard n'est pas seulement le personnage d'une fiction de Jorge Luis Borges, un érudit nîmois qui aurait accompli la gageure d'écrire à l'identique, longtemps après les avoir oubliés, quelques chapitres de Don Quichotte. Ce fut aussi un proche de Gide et de Valéry, qui exerça une influence considérable et, à plus d'un titre, souterraine sur l'oeuvre de nombre de ses contemporains. Il contribua même, dans le secret de réunions nocturnes au Jardin des Plantes de Montpellier, à l'invention d'un écrivain capital du vingtième siècle. Sur cet homme discret, presque invisible, qui fut peut-être l'auteur le plus plagié, en tout cas le plus inspirateur de son temps et qui changea, à sa façon, le cours de la littérature, nous sommes heureux de livrer enfin le dossier inédit minutieusement constitué, il y a cinquante ans, par un de ses disciples. Biographie de l'auteur Michel Lafon a consacré de nombreux essais à la littérature argentine. Une vie de Pierre Ménard est son premier roman.
On entend souvent soutenir, de façon d'ailleurs contradictoire, que les langues africaines sont inaccessibles au commun des mortels sauf à y consacrer un effort considérable alors même qu'elles seraient peu sophistiquées : en réalité et pour autant que la comparaison soit légitime, on peut estimer que ces langues présentent un niveau d'élaboration comparable à celui des langues écrites, compte tenu bien entendu de l'oralité qui reste caractéristique de ces cultures et de la spécificité de chacune. Les difficultés d'apprentissage qu'on leur impute reflètent sans doute, davantage qu'une réalité objective, une attitude préconçue dont il est plus que temps de se libérer. Le shona, parlé dans presque tout le Zimbabwe ainsi qu'au Mozambique dans le corridor de Beira, se partage en différents dialectes ; toutefois, il s'est développé au Zimbabwe dès les années trente une variété standard à présent largement généralisée. Dans une situation qui n'est pas sans évoquer celle du swahili en Tanzanie, le shona fait ainsi l'objet depuis longtemps de l'attention soutenue des autorités politiques. Largement enseigné dans les écoles, le shona est aussi devenu le véhicule d'une littérature riche et originale. En réaction à un héritage d'attitudes souvent dépréciatives, il en vient à incarner une certaine authenticité africaine zimbabwéenne. Ces facteurs soulignent son importance sur la scène africaine et l'utilité de son apprentissage pour qui demeure au Zimbabwe. Dans ce premier ouvrage en français sur le shona du Zimbabwe, l'auteur nous propose opportunément une introduction vivante à la langue associant description grammaticale et manuel de conversation dans un cadre approprié aux francophones. Le livre inclut aussi des informations variées sur les Shonas, qui rendent compte de la richesse d'une culture et restituent au présent sa profondeur historique - le Zimbabwe est le pays des ruines de pierre du "Grand Zimbabwe" et il intervenait dans le commerce international de l'or sinon du temps de la reine de Saba du moins dès le Xè siècle avec les Swahili puis les Portugais. L'évocation du passé colonial de ce qui fut la Rhodésie, outre un rappel nécessaire, éclaire aussi de nombreuses attitudes sous-jacentes aux débats politiques et aux transformations sociales récentes et en cours. Cela fait de cet ouvrage, qui s'inscrit dans la politique de l'IFRA de diffusion d'informations sur les pays d'Afrique australe, le compagnon indispensable de tout résident ou voyageur au Zimbabwe qui entend voir et comprendre au-delà des apparences.
Résumé : Le coeur, la croix et l'inscription Jesus-Caritas, tels sont les maîtres mots de l'emblème écarlate du Petit Frère de Tamanrasset, béatifié le 13 novembre 2005. Chez frère Charles, le verbe aimer est conjugué sous toutes ses formes, charité vécue dans la fraternité. N'est-ce pas ce qui unifie la vie de celui qui, d'après l'abbé Huvelin "fait de la religion un amour"? Sa vie humble dans la prière auprès de ses frères musulmans, le silence qui l'entoure et le "saint travail des mains" crient l'Evangile dans la joie et la pauvreté. Très imprégné des textes et du mode de vie de Charles de Foucauld (1858-1916), l'auteur a choisi de prolonger, en s'impliquant personnellement, la prière et la méditation de son maître spirituel.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.