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Le droit à la paresse. Réfutation du droit au travail de 1848
LAFARGUE PAUL
CLIMATS
9,30 €
Épuisé
EAN :9782907563482
Et si j'entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse ? Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail. Et si Le Droit à la paresse était beaucoup plus qu'un pamphlet superbement écrit ? S'il contenait une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif ? Oui, la paresse est la mère de toutes les vertus, car elle est ce par quoi l'homme cherche à économiser ses forces, à surmonter ses déceptions. C'est elle qui lui fait inventer des organisations sociales, révolutionner des techniques, imaginer des cultures. Cela, toutes les idéologies de la performance, de la réussite individuelle ou du productivisme ne parviendront jamais à l'effacer.
Résumé : Nous sommes à un Congrès fictif du patronat. Les chefs de file de la bourgeoisie mondiale et leurs alliés cléricaux se sont réunis pour trouver une parade face à une menace : le mouvement ouvrier qui, bien que naissant, pourrait faire vaciller leur trône. Très vite s'impose la nécessité de doter le monde civilisé - pudique dénomination du capitalisme mondiale - d'une nouvelle religion capable de rétablir l'ordre. Ce sera celle du Capital. Ce petit texte se lit comme une parodie de la financiarisation du monde et des licenciements de crise. Nous l'avons enrichi des Souvenirs personnels sur Karl Marx, du même Paul Lafargue.
Résumé : "Les proscrits coudoient toutes les misères, disait le grand Florentin ; vrais Hugo avait plus d'intelligence que Dante. Avec un art que n'égala jamais Barnum, il fit de l'exil la plus retentissante des réclames. L'exil était l'enseigne criarde et aveuglante accrochée à sa boutique de librairie de Hauteville Flouse. Les rois ne l'avaient pensionné que d'une somme de 3 000 francs ; sa clientèle bourgeoise lui valait 50000 francs par an. Il n'avait pas perdu au change. Il trouva que l'Empire avait du bon : "Napoléon a fait ma fortune'', avouait-il dans un de ces rares moments où il déposait sa couronne d'épines."
Et si j'entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse? «Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail. Et si Le Droit à la paresse était beaucoup plus qu'un pamphlet superbement écrit? S'il contenait une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif? Oui, la paresse est la mère de toutes les vertus, car elle est ce par quoi l'homme cherche à économiser ses forces, à surmonter ses déceptions. C'est elle qui lui fait inventer des organisations sociales, révolutionner des techniques, imaginer des cultures. Cela, toutes les idéologies de la performance, de la réussite individuelle ou du productivisme ne parviendront jamais à l'effacer.
Le 28 juin 1914, à Sarajevo, l'archiduc François-Joseph, héritier de l'empire austro-hongrois, est assassiné. Cet évènement est le coup d'envoi du XXe siècle et de ses horreurs, et est aussi à l'origine de la création de la Yougoslavie. Et c'est avec la disparition de cette dernière, quatre-vingts ans plus tard, que se termine ce même siècle. Stanko Cerovic raconte la vie et la mort de son pays, si emblématique de ce temps de ténèbres, les passions et désillusions politiques, la participation de sa famille, celle de Milovan Djilas, le meilleur ennemi de Tito, aux grands événements qui façonnèrent l'Est du continent. Où est la source de la révolte dans l'homme? Obsédé par cette question, l'auteur revient sur les rebellions du siècle - le communisme, l'anticommunisme, la dissidence, leur échec, et leur sens, si elles en ont un. Cerovic le croit, et pense qu'elles méritent d'être expliquées, et parfois même justifiées malgré la terrible impasse à laquelle elles aboutirent toutes. Marchant sur les traces de l'homme révolté de Camus, il peut, à l'issue de cet itinéraire spirituel singulier, faire sienne la célèbre phrase d'Ulysse de Joyce: "L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de m'éveiller". Stanko Cerovic s'est mis à écrire dans le no man's land de l'exil parisien, non pour retrouver une patrie mais pour justifier sa propre survie. Il nous offre avec cette odyssée européenne singulière une philosophie de l'histoire, un récit épique, politique et intimiste à la fois. Biographie de l'auteur Stanko Cerovic est né au Monténégro en 1951 et vit et travaille à Paris depuis 1979. Il est l'auteur aux éditions Climats de deux ouvrages, dont un essai remarqué, Dans les griffes des humanistes, paru en 2001.
Résumé : Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa folie idéologique. Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la tyrannie du Bien a un prix. N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ? Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la Droite , que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de la Gauche . Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître. . . Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa enseigne à Montpellier. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tous publiés aux éditions Climats, parmi lesquels : Orwell, anarchiste tory (1995), L'Enseignement de. l'ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002, Champs-Flammarion, 2006), Orwell éducateur (2003).
L'idée que le plus grand danger réside dans les différentes formes d'intolérance, de nature ethnique, religieuse ou sexuelle fait aujourd'hui consensus. Mais doit-on forcément la partager? Le modèle de tolérance multiculturelle dominant est-il si innocent que cela? Il se pourrait bien, en fait, que se dissimule derrière ce principe d'indulgence un processus de dépolitisation généralisé, voire le glas de toute politique véritable, c'est-à-dire conçue comme production d'"universels concrets" aptes à donner un sens à notre agir. Le multiculturalisme dépolitisé est la nouvelle idéologie hégémonique du capitalisme global, partagée aussi bien par la droite que par la gauche. Il est donc nécessaire de réaffirmer l'importance de la passion politique, fondée sur la discorde.Slavoj Zizek émet ici l'idée qu'une forte dose d'intolérance est nécessaire pour élaborer une critique pertinente de l'ordre présent des choses. Il est indispensable d'attaquer les prises de position multiculturelles défendues habituellement avec zèle, et de plaider pour une nouvelle politisation de l'économie. La tolérance, il ne devrait même pas y avoir de maisons pour cela... Biographie de l'auteur Né en 1949, Slavoj Zizek est un incomparable analyste des aspects culturels et sociaux de la vie quotidienne dans les démocraties occidentales. Ont notamment été traduits en français de Slavoj Zizek La Subjectivité à venir (Climats, 2004 et Champs-Flammarion, 2006), Bienvenue dans le désert du réel (Flammarion, 2005) et Le Sujet qui fâche (Flammarion, 2007).